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Quartiers Saint-Martin et Bois-Hardy

Dossier IA44005200 réalisé en 2012

Fiche

Œuvres contenues

Dénominationsquartier
Aire d'étude et cantonBas-Chantenay - Nantes
AdresseCommune : Nantes
Adresse : rue de, Tréméac , rue de l', Abbaye , rue, Eugène-Leroux , rue des, Réformes , rue des, Alouettes , rue de, Bois-de-Barre , avenue des, Alouettes , rue de Pimodan
Précisionsanciennement commune de Chantenay

Un bourg rural

À la fin du XIIIe siècle, la commune de Chantenay regroupe quelques fermes et métairies autour de la chapelle Saint-Martin-de-Tours (cf. dossier : église Saint-Martin). Les voies de circulation des charrettes et des animaux s'établissent "sur les courbes de niveau" du coteau. Le chemin du Bourg (actuelle rue des Réformes) mène à l'est vers Nantes et le chemin du Plessis-Cellier (actuelle rue de l'Abbaye) à l'ouest vers le bourg de Saint-Herblain. Au cours des XVIIIe et XIXe siècles, le coteau face à la Loire se lotit de grandes demeures (cf. dossier : château de l'Abbaye) avec parfois un caractère rural (cf. dossier : maison et dépendances, 19-21 rue des Alouettes) et de résidences secondaires de notables nantais (cf. dossier : Maison des parents de Jules Verne). Des chemins ruraux descendent du coteau vers la Loire, comme le chemin du Bois-Hardy ou l'avenue des Alouettes (cf. dossier), bordé de modestes maisons. Frontière relative entre les zones occupées par les usines et celles destinées à l'habitat, la présence du chemin de fer en 1857 fait perdre peu à peu à ce bourg sa ruralité.

Le développement de l'habitat ouvrier

Au XIXe siècle, l'urbanisme du quartier évolue sous l'influence des lois de protection contre la pollution industrielle (1810) et des préoccupations hygiénistes. Trois zones d'habitat ouvriers sont créées : la Grenouillère, Roche-Maurice (cf. dossier : quartier Roche-Maurice) et le bourg de Saint-Martin (cf. dossier : maisons ouvrières, 9 rue du Bois de Barre, 21-25 rue de Pimodan, 35 rue des Alouettes). En 1903, à l'initiative du maire Paul Griveaud, une Société des Jardins Ouvriers de Chantenay est créée. En 1904, le règlement sanitaire communal contraint les futurs propriétaires à rédiger un permis de construire. La capacité des pièces de "séjour de nuit et de jour" est réglementée à 25 mètres carrés minimum. La surface des baies, la hauteur des maisons sont décidées en fonction de la largeur de la rue. L'alimentation en eau potable des maisons est obligatoire. Dans les années 1920-1930, les entreprises investissent le coteau pour y loger leurs ouvriers (cf. dossier : maisons Saint-Gobain, 45-63 rue de l'Abbaye, cité ouvrière Arthur Benoît). A côté de cet habitat ouvrier, se construisent quelques maisons de style balnéaire destinées à une population plus aisée peut-être cadres ou chef d'entreprises ; une attention particulière est portée sur les façades sur rue alors que la façade sur le jardin est traité sans décor (cf. dossier : maison 65 rue de l'Abbaye).

Le passage entre le cœur du bourg et les usines

Au début du XXe siècle, l'église Saint-Martin reconstruite en 1883 demeure le cœur du bourg avec ses commerces (cf. dossiers : Maison-commerce, 1 rue de l'Abbaye ; ilot de Tréméac). La rue Jules-Verne (actuelle rue Eugène-Leroux), qui relie les usines au bourg de Saint-Martin, devient une des rues les plus animées de Chantenay. Les habitants de ce quartier montent et descendent la rue plusieurs fois par jours au gré des heures d'embauche. Cet itinéraire de travail devient itinéraire de loisirs le dimanche, lorsque les Chantenaysiens embarquent à bord des "roquios" pour aller se promener à Trentemoult. La création du Port du Cordon-Bleu, dans le prolongement de la rue Jules Verne, après le comblement du canal de Chantenay, achevé en 1895, renforce encore cet axe.

La perte de vitalité du bourg

Déjà amorcé en 1903 avec le transfert de la mairie de la rue des Réformes au boulevard de l'égalité, le cœur de Chantenay va progressivement se déplacer vers la place Jean-Macé (cf. quartier Jean-Macé ).

Période(s)Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle

Les maisons situées au n°38, 40, 43 et 65 sont inscrites sur la liste du patrimoine nantais du plan local d'urbanisme.

Références documentaires

Bibliographie
  • PATILLON, Christophe, SOUCHET, Jean-Luc. Chantenay histoires illustrées d'une ville devenue quartier. Editions du Centre de Documentation du Mouvement Ouvrier et du Travail, Nantes, 1993.

  • PINSON, Daniel. L'Indépendance Confisquée d'une Ville Ouvrière, 1982. Editions arts-cultures-loisirs.

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