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Présentation

 

Fondé en 1964 par André Malraux, ministre de la Culture, l’Inventaire général du patrimoine culturel a pour mission de « recenser, étudier et faire connaître » le patrimoine urbain, architectural, artistique et mobilier de la France. Cette compétence a été transférée aux Régions par la loi de 2004 sur les libertés et responsabilités locales.

Ainsi, depuis 2007, la Région des Pays de la Loire poursuit cette mission sur l’ensemble du territoire régional, en partenariat avec les communes et leurs groupements, les Départements, les Pays.

L’ensemble des études réalisées lors des opérations d’inventaire forme des dossiers généraux ou individuels sur les œuvres retenues (édifices ou objets mobiliers) largement documentés, qui comprennent des textes de synthèses, des notices historiques et descriptives, des photographies, des cartes et des plans, des sources. Des liens facilitent la navigation entre les dossiers.

Image du jour
Vue de la casemate n° 2.
Lumière sur

Historique

La cathédrale est attestée depuis le courant du IVe siècle. Elle ne conserve aucun élément apparent des campagnes antérieures au XIe siècle. La cathédrale d'Hubert de Vendôme est restaurée à la suite d'un incendie en 1032. Transept et choeur sont refaits dans la 2e moitié du XIe siècle. Plusieurs campagnes de fouilles, notamment en 1902, ont permis de restituer le plan de cet édifice : nef unique à "passages berrichons", transept saillant et choeur à déambulatoire. La charpente est restaurée en 1525 par André et Guillaume Cousin, charpentiers. Nouvelle réfection après l'incendie de 1533. Celui de 1831 endommagera encore la nef (1ère travée). Les restaurations, entre 1870 et 1900, sous la direction de l'architecte diocésain Gustave Raulin, concernent à nouveau les parties hautes (charpente de la nef, corniche, chéneaux, parapets) mais aussi les murs (pignons du transept, contreforts, baies).

Les flèches

Après sa reconstruction en 1525, la flèche sud est à nouveau réédifiée en 1533, à la suite d'un incendie, avec 4 m de hauteur en moins. Les deux flèches sont en mauvais état en 1818, car un devis de réfection est établi par l'architecte Louis François. Leur reconstruction après l'incendie de 1831 est due à l'architecte Mathurin Binet et au sculpteur Dantan aîné : flèche sud achevée en 1838, flèche nord en 1845. Elles sont encore restaurées entre 1910 et 1913. Puis en 1959-1960, la flèche sud fait une nouvelle fois l'objet d'une reconstruction. Nouvelle restauration en cours en 1994-1995.

Le clocher central

Remplaçant un clocher de charpente, le clocher central de Jean Delespine porte sur l'entablement du premier niveau ("galerie" des compagnons de saint Maurice) l'inscription suivante, peinte en majuscules gothiques : "da pacem domine in diebus nostris et dissipa getes q [gentes quae] bella volunt 1540". La reconstruction du dôme en 1831, par Mathurin Binet, diffère, en couverture, de la forme initiale rigoureusement sphérique.

Le clocher de croisée dit haranier

La flèche de charpente à la croisée du transept est prévue dès l'origine, puisqu'un oculus est ménagé dans la voûte, destiné au passage des cloches. Renversée en 1452, elle est rétablie en 1463 : le marché donne les noms de Perrinet Verrier et Pierre Cillart, charpentiers, Jean Herpin, plombier, et Pierre Marques, orfèvre. En 1562, la plomberie est arrachée par les Huguenots. La flèche disparaît en 1793 pour fournir de la matière première aux armées. Sa base subsiste encore dans les charpentes (d'après Louis de Farcy en 1902).

Porche d'entrée

Sa couverture est modifiée en 1744 : le toit à deux pentes est transformé en appentis. Sa destruction en 1807 est décidée par l'architecte Demarie. A la suite de fouilles en 1883, Louis de Farcy en propose une restitution. Un projet de reconstruction, sans suite, est proposé par l'architecte Duvêtre en 1849.

Travaux intérieurs

Le pavage du transept nord est refait en 1453 par Guillaume Robin, maçon. Celui du choeur, constitué de grandes dalles de pierre calcaire ornées de cabochons noirs en losange, par Desnoyers, maçon, en 1784. La balustrade en ferronnerie des galeries hautes intérieures est mise en place de 1782 à 1784, remplaçant des parapets. Le petit escalier à une volée droite d'accès à la bibliothèque, dans le transept sud, contre le mur ouest est conçu dans un style gothique en 1846 par Binet, en remplacement du précédent bâti par Guillaume Robin en 1455.

La sacristie

Elle est bordée à l'est par le mur d'enceinte de la fin du 3e siècle. Réfection de charpente et couverture en 1665. Petite porte ouvrant dans le transept sud aménagée en 1665, disparue depuis. Grande porte vers le choeur élargie en 1783. Surélevée d'un niveau par l'aménagement en 1809 d'une salle d'étude en partie haute pour les enfants de choeur. Cette salle sera détruite lors de la restauration des extérieurs de la cathédrale à la fin du XIXe (en l'occurence, dégagement des baies de la travée droite du choeur et du transept sud). Un projet de reconstruction de la sacristie, par Duvêtre en 1850, puis par Joly-Leterme en 1852, côté évêché au nord, est abandonné. La façade en schiste à un niveau et baie géminée, sur la place, de même que la couverture (appentis et croupe) datent du XIXe siècle.

La chapelle Sainte-Anne, puis du Christ

Son pignon occidental est masqué par l'aménagement du calvaire de 1751. Des fresques du XVe siècle, sont badigeonnées en 1783. En 1807 est aménagé un étage de comble avec longs pans brisés, encore en place, pour loger la soufflerie de l'orgue. Une restauration intérieure a lieu vers 1821, sous l'évêque Montault. Puis une nouvelle restauration en 1905, par l'architecte de l'Etat, Hardion. Les armes de l'évêque Hardouin de Bueil, sur l'une des clefs de voûte, rappelleraient que ce dernier était le bienfaiteur du chanoine Hugues Fresneau, maître d'ouvrage de cette chapelle.

La chapelle Saint-Jean

Ses deux travées voûtées d'ogives sont encore en place. Les armes de la famille de Chateaubriant, sur l'une des clefs de voûte, pourraient renvoyer à un bienfaiteur (non identifié) du fondateur de la chapelle, Jean Haucepié, trésorier de l'église, qui - dans un testament de 1386 - projette de construire une chapelle, ne pouvant être que celle-ci, d'après L. de Farcy. Il n'est cependant pas exclu que la chapelle soit construite dans la 1ère moitié du XVIe siècle : un certain François de Chateaubriant est doyen de Saint-Maurice en 1516 et meurt en 1535. Un Jean de Chateaubriant est chanoine en 1531. Avec les remaniements de 1770, la grande baie sur le cloître, figurée par Ballain, est remplacée par de petites fenêtres. Le niveau supérieur sert actuellement de salle du chapitre.

Chapelle de Job ou Notre-Dame du Cloître

Construite dans les années 1430 en bordure nord de la cour du cloître sur le flanc sud de la nef, à l'ouest de chapelle Saint-Jean, elle disparaît vers 1812 avec la majeure partie du cloître.

Chapelle paroissiale dite chapelle Notre-Dame-de-Pitié

De la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe, datent les deux travées orientales voûtées d'ogives du vaisseau central, une troisième travée à l'ouest ayant été tronquée à la fin du XVIIIe, puis transformée en plafond après l'incendie de 1831, et à nouveau voûtée après 1944. Les quatre travées du vaisseau nord, plus étroit, sont contemporaines du vaisseau principal. En 1428, ajout d'une travée à l'ouest du vaisseau principal. En 1483, grande baie remplaçant la baie géminée du mur oriental, elle-même refaite au XVIIe. En 1500, nouvelle extension à l'ouest du vaisseau principal par "une voûte", pour un porche probablement. Cette dernière partie est connue par Gaignières (1699) et Ballain (1716). En 1548-1552, construction de deux travées au sud, voûtées d'ogives, par Nicolas Viriot : il n'en subsiste que la travée est, celle de l'ouest disparaissant à la fin du XVIIIe. Ces travées sud vont former une seconde nef avec les extensions suivantes : en 1596, une travée vers est (en place), en 1622, une travée vers ouest (disparue). Les démolitions de la fin du XVIIIe emportent les deux travées ouest de chaque nef, entraînant la création d'une nouvelle façade. L'architecte Louis François effectue des travaux intérieurs en 1806 (dont la porte en oeil-de-boeuf de la petite sacristie) en même tempsqu'il construit la maison-placard qui flanque la façade sud de la chapelle paroissiale (disparition à cette date des contreforts sud), avec pavillon au-dessus de la porte du cloître (cf. dessin de Benoist). Construction d'un petit clocher en 1818, encore en place. Projet de reconstruction complète en style gothique du XIIIe par Joly-Leterme en 1852, abandonné. Restaurations après les bombardements de 1944 : réfection complète de la charpente et de la couverture, réparation des voûtes. Forme initiale des couvertures : contradiction entre les dessins de Gaignières et Ballain : deux pignons occidentaux d'après le premier, un seul toit à deux longs pans, avec appentis et faux-pignons pour le vaisseau sud, d'après le second (probablement plus juste). Le toit, à deux longs pans asymétriques, n'est pas antérieur à la fin du XVIIIe siècle. Des vestiges du pignon initial du vaisseau principal et de la baie géminée du XIIe sont encore visibles extérieurement sur le chevet plat. Les monogrammes restaurés à la clef de voûte des travées sud de 1552 ne correspondent pas exactement à la description qui en est faite en 1868 par Barbier de Montault : V renversé, G et 4 croiseté ; C, D et 4 croiseté.

Le cloître (et bâtiments conventuels)

Sa démolition partielle, en 1792, est effectuée pour l'aménagement de la place Saint-Maurice (dont le chapitre qui flanquait la face sud du transept, le réfectoire situé dans l'aile sud...). En 1812, une nouvelle aile sud et un portail sur la place, par l'architecte François, referme la cour. Celui-ci fait disparaître alors l'aile ouest - subsistante - du cloître, contre la chapelle paroissiale. L'aile sur la place et le portail sont démolis en 1899 pour dégager la cathédrale.Le parvis et la chapelle du PlacitreLe parvis ou placitre existe au XIIIe siècle, en tant que cimetière. Réaménagé au XVe, avec mur d'enceinte et portail, qui disparaissent peu après la chapelle du Placitre, elle-même construite en 1469 et détruite en 1682. La limite du parvis est alors formée par des bornes de pierre (représentées sur les dessins de Gaignières en 1699 et Ballain en 1716). La chapelle du Placitre était située dans l'enceinte du parvis, près du portail de ce dernier et face à la porte de la cathédrale.

Façade occidentale