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Edito

Région Pays de la Loire - Service du patrimoine

Une compétence régionale

Fondé en 1964 par André Malraux, ministre de la Culture, l’Inventaire général du patrimoine culturel a pour mission de « recenser, étudier et faire connaître » le patrimoine urbain, architectural, artistique et mobilier de la France. Cette compétence a été transférée aux Régions par la loi de 2004 sur les libertés et responsabilités locales.

Ainsi, depuis 2007, la Région des Pays de la Loire poursuit cette mission sur l’ensemble du territoire régional, en partenariat avec les communes et leurs groupements, les Départements, les Pays.

Des ressources sur le patrimoine régional

L’ensemble des études réalisées lors des opérations d’inventaire forme des dossiers généraux ou individuels sur les œuvres retenues (édifices ou objets mobiliers) largement documentés, qui comprennent des textes de synthèses, des notices historiques et descriptives, des photographies, des cartes et des plans, des sources. Des liens facilitent la navigation entre les dossiers.

Sur cette page, vous pouvez accéder à ces dossiers par terrain ou thématique d’étude (lien ci-dessus) ou par requête dans le moteur de recherche.

Bonne découverte !

Pour en savoir plus : http://www.patrimoine.paysdelaloire.fr/linventaire/

 

Lumière sur

Ensemble des fermes du domaine du château de Courcival

Certaines des fermes citées en 1798 conservent des bâtiments remontant parfois au Moyen Age (logis des Bommeries, XVe siècle), plus souvent à l'époque moderne (logis de La Grande Senaudière, étables et grange de La Gauderie). En particulier, les fermes du Domaine et de La Mandinière, inclues dans le périmètre du parc du château, sont peut-être contemporaines de sa création dans la première moitié du XVIIe siècle. En subsistent pour la première la composition d'ensemble, le logis et les étables, et pour la seconde le logis. La campagne de travaux du 3e quart du XIXe siècle concerne l'ensemble des fermes formant alors le domaine : toutes conservent en effet un ou plusieurs bâtiments de cette période (cf. annexe 1). Les logis sont rarement reconstruits (4 sur 11 fermes) mais sont parfois complétés d'un fournil ou d'une laiterie. À l'inverse, les parties agricoles sont presque toutes reconstruites (4 seulement existaient déjà en 1835). Parmi celles-ci, le groupe le plus intéressant est formé de 7 granges construites en pan-de-bois hourdé de torchis, plus exceptionnellement de briques creuses. La mise en œuvre du pan-de-bois se distingue des exemples anciens par la rationalisation de la structure et l'utilisation de bois de faible section. Elle correspond tout à fait aux colombage et torchis n'ayant pas plus de 18 à 20 centimètres d'épaisseur présentant néanmoins des garanties de solidité, de durée et de salubrité décrits en 1868. Ces granges sont couvertes de charpentes moisées et de toitures débordantes également décrites en 1868. Même si aucun modèle correspondant aux granges du domaine du château de Courcival n'a été retrouvé, l'utilisation du pan-de-bois pour la construction de parties agricoles est recommandée dans plusieurs traités de construction rurale édités dans la première moitié du XIXe siècle, notamment pour son faible coût et pour les facilités d'extension des bâtiments. La mention de la grange à herbe aux Lotties en 1864 suggère que certaines de ces granges sont en réalité des fenils. Associés aux grandes étables construites à La Mandinière au même moment, ces bâtiments montrent l'intérêt que porte à l'élevage le marquis de Courcival, comme nombre de grands propriétaires fonciers de son temps : en témoignent son article sur l'élevage des chevaux et les essais d'amélioration des races bovines et ovines qu'il mène aux Lotties (cf. annexe 2).

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