Dossier d’œuvre architecture IA72059351 | Réalisé par
  • inventaire topographique, Forêt de Bercé
Montreuil-le-Henri : présentation du village
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Syndicat de Pays de la Vallée du Loir
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Forêt de Bercé - Montval-sur-Loir
  • Commune Montreuil-le-Henri

Peut-être implanté à l'emplacement d'une des "mansions" (domaine agricole) de la villa de Tresson, le village de Montreuil-le-Henri se développe vraisemblablement à partir des XIIe-XIIIe siècles autour de sa première église paroissiale et de son cimetière, bordé à l'est par l'édifice défensif du château médiéval, profitant de la situation dominante sur le vallon du Vaux.

En 1829, le village compte 178 habitants.

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, la physionomie du village évolue, notamment du fait des réalignements et des requalifications de la voirie. La route de Saint-Vincent fait ainsi l'objet d'un réalignement en 1860. En 1867, la rue du Parc (actuelle rue de Lucé) est classée en chemin vicinal et fait alors l'objet d'un réalignement, tandis que la rue du Miroir (partie haute de l'actuelle rue du Court-S'il-Pleut) est prolongée, une nouvelle voie rectiligne étant ouverte en direction de l'Écoute-Grenouille (actuelle rue du Court-S'il-Pleut) d'après des plans établis en 1866, ce qui a amené la destruction partielle ou totale de plusieurs bâtiments.

La place Sainte-Anne est réaménagée dans son état actuel dans les années 1990.

  • Période(s)
    • Principale : Moyen Age
    • Principale : 19e siècle
    • Principale : 20e siècle

Implanté sur une petite éminence dominant le vallon du Vaux (à l'est) et le plateau ouvert en direction du Grand-Lucé (à l'ouest), le village de Montreuil-le-Henri présente une structure dense et agglomérée, organisée en étoile autour d'un carrefour où se croisent les voies principales et les voies secondaires le long desquelles les bâtiments sont alignés en front de rue. La mairie, l'église et d’anciennes boutiques entourent la place centrale, bordée à l'est par l’enclos du château, éléments qui forment ensemble le cœur du village.

En dehors de quelques rares exemples de bâtiments élevés en pierres de taille calcaires (4 et 5 place Sainte-Anne), la plupart sont construits en moellons enduits. Un certain nombre présente par ailleurs des soubassements ainsi que des chambranles en ciment, parfois légèrement rustiqués. La couverture en ardoises est prédominante.

La grande majorité des maisons est construite en rez-de-chaussée, parfois légèrement surélevé afin d'accueillir un cellier semi-enterré auquel on accède par une petite porte basse donnant sur la rue. Les édifices construits autour du carrefour central ou aux entrées du village se distinguent par leur étage et leur toit à croupes.

Les décors se limitent à des corniches, parfois en pierres de taille calcaires, le plus souvent en briques ou en ciment. Ces mêmes matériaux sont aussi employés en chaînes d’angle et en encadrements.

Outre les maisons, le village compte également plusieurs anciennes boutiques, magasins et ateliers reconvertis en habitation, ainsi que cinq fermes plus ou moins insérées dans sa trame, la cour de l'une d’elles donnant directement sur la rue de Lucé.

Documents d'archives

  • Archives départementales de la Sarthe ; PC/212/009. Plan cadastral de Montreuil-le-Henri. Section C1 du bourg. 1834.

Bibliographie

  • PESCHE, Julien-Rémy. Dictionnaire topographique, historique et statistique de la Sarthe, Le Mans, 1829.

Documents figurés

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 O 2672. Montreuil-le-Henri - Voirie urbaine. 1816-1936.

Date(s) d'enquête : 2024; Date(s) de rédaction : 2025
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