Dossier d’œuvre architecture IA49004003 | Réalisé par
Eon Marie-Anne (Enquêteur)
Eon Marie-Anne

Agent de pré-inventaire du canton de Saint-Florent-le-Vieil dans les années 70.

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Vozza Mathilde (Contributeur)
Vozza Mathilde

Chargée d'études commune de Mauges-sur-Loire (2018-2022)

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Cavaca Marie-Charlotte (Contributeur)
Cavaca Marie-Charlotte

Chargée d'études commune de Mauges-sur-Loire (2023-2026)

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  • inventaire topographique, Mauges-sur-Loire
Château du Plessis-Raymond
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
  • (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Mauges-sur-Loire
  • Commune Mauges-sur-Loire
  • Lieu-dit le Plessis Raimond
  • Cadastre 2025 C 229  ; 1827 C2 453
  • Précisions nouvelle commune  ; anciennement commune de Saint-Laurent-de-la-Plaine
  • Dénominations
    château
  • Appellations
    Plessis-Raymond
  • Parties constituantes non étudiées
    douves, ferme

Château médiéval (vestiges)

La seigneurie du Plessis-Raimond relevait au XVe siècle de la baronnie de Chalonnes, appartenant aux évêques d’Angers. Elle se composait en 1498 « d’une chapelle, d'une maison noble, avec foussés ou douves alentour, fuye [colombier], garenne à conils [lapins], bois taillis et marmenteaux et un vieil étang » selon l'aveu de François Blénouveau. Le château appartient ensuite à la famille Legay, seigneurie de la Fautrière (la Jumellière), -François Legay, écuyer, en 1561- avant d'être vendu par adjudication le 29 juillet 1599 pour la somme de 4 200 écus à Georges Louet (1540-1608), abbé de Toussaint, conseiller du Roy au parlement de Paris, notamment connu pour son Recueil de plusieurs arrêts notables du Parlement de Paris. Le domaine comprenait alors la métairie du Plessis Raymond, des Landes Chiron, du Châtelier ainsi qu'un bordage à Bourgneuf-en-Mauges et des propriétés à Chalonnes (domaine de l'Echelle des Ruaux entre autres). Le domaine reste dans la famille Louet jusqu'au milieu du XVIIe siècle puis est acquis en indivis par Cristophe et Jacques de Vallée, chevaliers, René de la Dufferie, chevalier, et Charles des Vaux, seigneur de Bois-Garnier, qui le vendent par acte passé devant Charon, notaire à Angers, le 26 janvier 1649 à René Moreau (-1680), notaire à Angers, pour la somme de 18 000 livres tournois. D'après l'abbé Guinhut, les archives mentionnent le château en ruine dans l'acte de vente de 1649. René Moreau enrichit nettement l'assise foncière du domaine, en acquérant les métairies du Gât, de la Lançonnière et du Chêne sur la paroisse entre 1651 et 1659. Toujours selon Guinhut, il semblerait que le château soit reconstruit à la fin de ce siècle par René Moreau ou sa fille Louise et son gendre Jean Gilles de la Grue résidant au château après 1680. François Gilles de la Bérardière et Anne Gilles de la Grue, petits-enfants de René Moreau, continuèrent d'enrichir le domaine avec l'acquisition de la métairie de la Gueneraie au seigneur du Pineau (acte du 26 février 1743, Deville notaire à Angers) et de divers immeubles situés dans les bourgs de Bourgneuf, Saint-Laurent-de-la-Plaine et Chalonnes. À leurs décès en 1761, le domaine est divisé en deux lots, d'un côté la propriété du château comprenant seulement les métairies du Plessis Raymond, des Landes Chiron et du Chêne ; et de l'autre les métairies du Gât, de la Lançonnière, du Châtelier, de la Gueneraie et les immeubles épars. Le lot comprenant les métairies et les immeubles alla aux enfants de Louise Gilles de la Grue, sœur des défunts, puis par successions à la famille du Boberil qui les vendit au détail vers 1830. Le lot composé du château alla à leur neveu Hercule-Victor Gilles, chevalier, seigneur de Fontenailles et de Louestault (Indre-et-Loire), résidant au château en 1782, puis successivement à Alexandre-Victor Gilles de Fontenailles et à sa fille, Charlotte-Victorine Gilles de Fontenailles, en 1812 qui le vendit à Jacques Alexandre Garreau par acte passé devant Pierre Rousseau, notaire à Chalonnes, le 28 octobre 1841. Le château est totalement incendié durant la Révolution, il n'apparaît plus sur le plan cadastral de 1827, seul l'emplacement des douves et des tourelles est matérialisé. Les servitudes à l'est sont quant à elles en partie épargnées. Dans l'acte de vente de 1841, le domaine de 136 hectares, est décrit composé d'un pied à terres, de réserves, de bois taillis et de deux métairies : les Landes Chiron et le Chêne. Déjà propriétaire de la métairie de Saint-Denis-du-Theil ainsi que de plusieurs fermes à Neuvy-en-Mauges, Jacques Garreau rassoit l'assise foncière du domaine du château en acquérant la Basse Nardière en 1847, le Ronceray en 1864 et Bellenoue Neuf en 1865. Ce dernier fait également rebâtir le château.

Château actuel

Le château actuel est bâti entre 1862 et 1864 pour Jacques Garreau sur les plans de l'architecte angevin, Gustave Tendron (1817-1898), dont on lui attribue la construction du château dit Les Places (vers 1880, Daon, Mayenne) présentant une architecture tout à fait similaire. Il s'élève au centre de l'enceinte carrée bordée de douves, à l'emplacement du château primitif. Seules deux tourelles à toit campaniforme, de style XVIIIe siècle, subsistent du château primitif. Le château présentait initialement un plan rectangulaire de style néo-Louis XIII à trois travées ordonnancées. Il est agrandi d’un pavillon au sud en 1910 par l’architecte Alexandre Perdreau de la Possonnière (1851-1920), ce qui explique l'asymétrie de son plan actuel. Il est à noter qu'à cette période, la famille Garreau entreprend la modernisation des logis et parties agricoles de leurs fermes de Saint-Denis du Theil, des Landes Chiron, du Chêne ou encore de la Basse Nardière (voir notices fermes et maisons de Bourgneuf et de Saint-Laurent). Leurs armes figurent sur le vitrail de l’Apparition de la Vierge (Clamens, vers 1900) dans la chapelle Notre-Dame de Charité. 

  • Période(s)
    • Secondaire : 15e siècle, 2e moitié 17e siècle , daté par source
    • Principale : Temps modernes, 3e quart 19e siècle , daté par source, daté par travaux historiques
  • Dates
    • 1862, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Tendron Gustave
      Tendron Gustave

      Pierre-Jacques-Gustave Tendron (1817-1898) est un architecte angevin dont il lui est notamment attribué les plans du château du Plessis Raymond (1862, Saint-Laurent-de-la-Plaine, Maine-et-Loire) et du château dit Les Places (vers 1880, Daon, Mayenne) qui présentent une architecture tout à fait similaire de style néo-Louis XIII .

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      architecte attribution par source
    • Auteur :
      Perdreau Alexandre
      Perdreau Alexandre

      Alexandre Perdreau (1851-1920), dit de la Possonnière, est un architecte angevin. Il réalisa notamment l'aile sud du château du Plessis Raymond en 1910.

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      architecte attribution par source
    • Personnalité :
      Garreau Jacques Alexandre
      Garreau Jacques Alexandre

      Jacques Alexandre Garreau (1798-1878) est le fils de Jacques Alexandre Garreau (1763-1807), sénéchal de la baronnie de Blaison, et de Clotilde Chauveau (1765-1832). Il se marie avec Marie Louise Giraud du Plessis en 1834 et a deux enfants, dont un fils, Jacques Alexandre (1838-1927). Il achète le château du Plessis-Raymond (Saint-Laurent-de-la-Plaine), en ruine depuis la Révolution, en octobre 1841 devant le notaire Pierre Rousseau de Chalonnes-sur-Loire. C'est lui qui rebâti le château actuel sur les fondations de l'ancien manoir en 1862-1864. Il détient plusieurs métairies dont Saint-Denis-du-Theil et le Ronceray à Bourgneuf-en-Mauges, et Bellenoue Neuf, les Landes Chiron, le Chêne, et la Bassenardière à Saint-Laurent-de-la-Plaine. Il participe également à la modernisation de ses fermes.

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      commanditaire attribution par source

Le château se situe au nord-ouest de la commune, en lisière de Bourgneuf-en-Mauges. On y accède par deux ponts en pierre franchissant les douves sèches. De plan général rectangulaire, il se compose d'un corps principal rectangulaire, complété au sud d'une aile est-ouest de même plan. Il s'élève sur quatre niveaux : un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un étage de comble. Il est sans doute bâti en moellons de schistes gréseux pour le gros œuvre, parementé en briques, avec une couverture en ardoise. En façade principale, la travée centrale en léger avant-corps au décor en bossage est surmontée d’un fronton en arc brisé. À l'ouest, la travée centrale est en demi-lune à cinq pans et s’ouvre sur le parc (bow-window). Le tout est décoré d'ouvertures, de chaînes d'angles, de bandeaux et d'une corniche en pierre de taille de tuffeau.

  • Murs
    • moellon (incertitude)
    • brique et pierre (incertitude)
  • Toits
    ardoise
  • Plans
    plan rectangulaire régulier
  • Étages
    sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
    • toit à longs pans brisés croupe
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur : escalier en fer-à-cheval escalier en maçonnerie
  • État de conservation
    bon état
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée

Ce dossier de pré-inventaire, établi en 1972 par Marie-Anne Éon, a été mis à jour et enrichi par Mathilde Vozza en 2022 puis par Marie-Charlotte Cavaca en 2026 dans le cadre de l'inventaire topographique de la commune nouvelle de Mauges-sur-Loire.

Image non communicable
Image non communicable

Documents d'archives

  • Archives départementales de Maine-et-Loire ; 3 P 5 308. Matrices cadastrales. Registre des augmentations-diminutions de Saint-Laurent-de-la-Plaine.

Bibliographie

  • GUINHUT, Alfonse. Notice historique sur Saint-Laurent-de-la-Plaine. Angers : J. Siraudeau, 1909.

  • PORT Célestin. Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou. Edition H. Siraudeau et Cie, Angers, réed. 1996.

Date(s) d'enquête : 1972; Date(s) de rédaction : 2003, 2019, 2026
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
(c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine
(c) Commune de Mauges-sur-Loire
Eon Marie-Anne
Eon Marie-Anne

Agent de pré-inventaire du canton de Saint-Florent-le-Vieil dans les années 70.

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Vozza Mathilde
Vozza Mathilde

Chargée d'études commune de Mauges-sur-Loire (2018-2022)

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Cavaca Marie-Charlotte
Cavaca Marie-Charlotte

Chargée d'études commune de Mauges-sur-Loire (2023-2026)

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