Chargée d'études commune de Mauges-sur-Loire (2023-2026)
- inventaire topographique, Mauges-sur-Loire
-
Maugin ArmelleMaugin ArmelleCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Photographe auprès du Conseil départemental de Maine-et-Loire.
- (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
- (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine
Dossier non géolocalisé
-
Aire d'étude et canton
Mauges-sur-Loire
-
Commune
Bourgneuf-en-Mauges
-
Lieu-dit
Saint-Denis du Theil
-
Cadastre
2024
D
36, 1234 et 1235
;
1827
D3
529
-
Précisions
nouvelle commune Mauges-sur-Loire
-
Dénominationsferme
-
AppellationsSaint-Denis du Theil
-
Parties constituantes non étudiéeschapelle, grange, toit à porcs, étable, puits
La plus ancienne mention du lieu-dit date de 1470 et concerne une condamnation judicaire contre Jean Turquanre, dit chapelain de la "chapelle du Tail". La fondation de cette chapelle est sûrement bien antérieure, il est difficile d'indiquer si la ferme s'est implantée simultanément ou a postériori de ce sanctuaire. Toutefois, dans une signification d'octobre 1647 la ferme est mentionnée "métairie" et dépendante de la chapelle, objet du jugement. C'est à cette période que le chapelain acquiert une pièce de terre nommée "le petit patis de l'humeau" "joignant d'un bout les terres de la métairie du Tail dépendante de la chapelle, et de l'autre côté la terre des hospitaliers de Bourgneuf" (1683). Un document de 1697 cite le fermier julien Aunillon s'occupant des terres du petit patis. Le tout dépendait au moins depuis le XVe siècle jusqu'à la Révolution de la seigneurie de la Rocheferrière.
Une expertise de la ferme réalisée en 1748, indique qu'elle possédait un logis de deux chambres basses et deux chambres hautes avec un grenier couvert de paille. Elle était exploitée par trois métayers : Louis, Pierre et René-Pierre Bidet. Elle figure sur la carte de Cassini du 4e quart du XVIIIe siècle, puis est vendue à la Révolution à R. Brouard de Sainte-Christine.
Au XIXe siècle, elle figure sur le plan cadastral de Saint-Laurent-de-la-Plaine de 1827 et de Bourgneuf de 1865 (D3 529). Cette dernière se composait d'un logis, d'une étable, d'une chapelle et de parties agricoles (grange, toit à porcs). Elle appartenait en 1832 à Alexandre Garreau, propriétaire du château du Plessis-Raymond, qui bâti un logis supplémentaire en 1856 (parcelle 1827 D 523) puis un second en 1873 d'après le registre des augmentions de la commune. C'est la famille Garreau qui entreprend sûrement les travaux de modernisation de la ferme en limite du XIXe et du XXe siècle. Le bâti est remanié (encadrement en briques industrielles), l'étable est complétée de granges à ses extrémités donnant un plan en U à l'ensemble, deux toits à porcs et une étable sont bâtis à l'est dans les alignements, ainsi qu'un fournil. Les logis sont agrandis vers l'est. De nombreux autres bâtiments agricoles viennent compléter le tout au XXe siècle (notamment des granges en tôle).
Le site est aujourd'hui en très mauvais état, certaines parties sont en ruines ou sous la végétation.
La chapelle
Elle se situait à l'intersection du chemin de Saint-Denis du Theil et de la Touche-Fleury, à l'ouest de la ferme (2024 D 1235 ; 1865 D 531). Nous ne connaissons pas la date de son établissement mais celle-ci est mentionnée dans les documents d'archives dès le XVe siècle. L'abbé Guinhut, dans son ouvrage, avance une fondation en 1508 par Foulques du Chêne et Jeanne de la Chesnaie, cependant Jean Turquanre est mentionné chapelain de la chapelle dès 1470 dans un acte juridique, il s'agit donc sûrement d'une reconstruction exécutée à cette période. Son nom provient du ruisseau du Saint-Denis, dont la source dite abondante se situait à proximité. Selon le témoignage de l'abbé, la chapelle visible au XIXe siècle avait dû être reconstruite au XVIIIe siècle, l'inscription la plus ancienne visible sur les murs datait de "1778 I. P." ; il décrit la chapelle en très mauvais état. Elle était de forme rectangulaire, de 5,20 m sur 4 m à l'intérieur. Sa façade principale se composait d'une ouverture en plein cintre surbaissé, surmontée d'une croix de pierre sur son pignon. Il mentionne un morceau de statue correspondant à la tête de saint Denis. La chapelle était à la présentation du diocèse d'Angers, affectée à des graduées (voir la liste des chapelains en annexe). En 1705, le temporel de la chapelle était de 375 livres, elle possédait la métairie du Teil, la pièce de terre du "petit patis" et plusieurs dimes de blé sur diverses paroisses. Aujourd'hui détruite.
-
Période(s)
- Principale : 18e siècle, 19e siècle , daté par source
- Secondaire : Fin du Moyen Age , daté par source
-
Auteur(s)
-
Personnalité :
Garreau Jacques Alexandrepropriétaire attribution par sourceGarreau Jacques AlexandreCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Jacques Alexandre Garreau (1798-1878) est le fils de Jacques Alexandre Garreau (1763-1807), sénéchal de la baronnie de Blaison, et de Clotilde Chauveau (1765-1832). Il se marie avec Marie Louise Giraud du Plessis en 1834 et a deux enfants, dont un fils, Jacques Alexandre (1838-1927). Il achète le château du Plessis-Raymond (Saint-Laurent-de-la-Plaine), en ruine depuis la Révolution, en octobre 1841 devant le notaire Pierre Rousseau de Chalonnes-sur-Loire. C'est lui qui rebâti le château actuel sur les fondations de l'ancien manoir en 1862-1864. Il détient plusieurs métairies dont Saint-Denis-du-Theil et le Ronceray à Bourgneuf-en-Mauges, et Bellenoue Neuf, les Landes Chiron, le Chêne, et la Bassenardière à Saint-Laurent-de-la-Plaine. Il participe également à la modernisation de ses fermes.
-
Personnalité :
La ferme se situe au nord-ouest de la commune, à proximité de la route départementale n° 17 à la sortie du bourg. Malgré l'étalement du tissu urbain, elle demeure isolée.
L'organisation se scinde en deux parties de façon assez symétrique : au nord plutôt les parties agricoles et au sud les logis et communs (remise, fournil). Le corps de logis principal est de plan rectangulaire allongé, il est bâti en moellons enduits de schiste avec une couverture en ardoise. Ce dernier s'élève sur deux niveaux : un rez-de-chaussée surélevé et un comble à surcroît. Il fait face à une étable allongée flanquée de granges à ses extrêmités. La partie ouest des logis (et peut-être l'étable) semble la partie la plus ancienne de la ferme. Le tout est remanié au XIXe siècle avec des encadrements en briques industrielles ; certaines ouvertures sont visibles en pierre de taille de tuffeau avec linteau en bois. Le logis isolé à l'est date de la 2e moitié du XIXe siècle.
Les parties agricoles sont bâtis de façon similaire, à l'exception qu'elles possèdent des couvertures en tuile plate mécanique, tuile creuse, ardoise et tôle ondulée.
-
Murs
- moellon enduit
-
Toitsardoise
-
Plansplan rectangulaire régulier
-
Étagesrez-de-chaussée surélevé, comble à surcroît
-
Élévations extérieuresélévation à travées
-
Couvertures
- toit à longs pans pignon couvert
-
Escaliers
- escalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie
-
État de conservationenvahi par la végétation, mauvais état, menacé
-
Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
- (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
- (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine
- (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
- (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine
- (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
- (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine
- (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
- (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine
- (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
- (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine
- (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
- (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine
- (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
- (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine
- (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
- (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine
Documents d'archives
-
Archives départementales de Maine-et-Loire ; E 1216. Répertoire général des fiefs et seigneurie de la Rocheferrière, sur la paroisse du Pin-en-Mauges, et des fiefs et seigneuries de Launay-Gobin et de la Minière, sur les paroisses de Saint-Quentin, de Chaudron, de Beausse, de Jallais, de la Pommeraye, de Montrevault, de Bourgneuf, de Saint-Laurent-de-la-Plaine, du Fief-Sauvin, du Pin-en-Mauges (1755).
-
Archives départementales de Maine-et-Loire ; 3 P 5 41 2/3. Matrices cadastrales. Registre des augmentations-diminutions de Bourgneuf-en-Mauges.
Bibliographie
-
GUINHUT, A. Notice historique sur Saint-Laurent-de-la-Plaine. Angers : J. Siraudeau, 1909.
-
PORT, Célestin. Dictionnaire historique, géographique, et biographique de Maine-et-Loire, 3 volumes, Paris-Angers : 1874-1878 ; réédition revue et augmentée, 4 volumes, 1965-1996.
Chargée d'études commune de Mauges-sur-Loire (2018-2022)
Chargée d'études commune de Mauges-sur-Loire (2023-2026)
Chargée d'études commune de Mauges-sur-Loire (2018-2022)