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Village de Rouperroux-le-Coquet

Dossier IA72001534 réalisé en 2012

Fiche

Œuvres contenues

Dénominationsvillage
Aire d'étude et cantonCommunauté de communes Maine 301 - Bonnétable
HydrographiesRuisseau de l'Etang-Neuf
AdresseCommune : Rouperroux-le-Coquet

Le village de Rouperroux s'est développé avant le milieu du Moyen Age sur la rive nord du ruisseau (ancienne limite seigneuriale ?), en auréoles concentriques à partir du franchissement du ruisseau de l'Etang-Neuf par la voie antique du Mans à Evreux. En 1747-1748, le village présente un bâti discontinu d'une trentaine d'édifices, dont une vingtaine, essentiellement paroissiaux et seigneuriaux, sont dispersés dans la première auréole autour de l'église paroissiale du XIe siècle (presbytère, manoir de La Cour composé de deux cours et d'une ancienne maison seigneuriale à étage, et manoir (?) de La Grande Maison à logis à étage en pans-de-bois). Les autres bâtiments sont le long de l'ancienne voie devenue route royale. Après cette date, le village est lentement régularisé jusqu'à devenir un village-rue, constitué majoritairement d'édifices mitoyens construits sur les alignements définis pour la traverse de la route. Entre le milieu du XVIIIe siècle et 1835, une dizaine de bâtiments nouveaux vient combler les vides sur des alignements déjà contraignants (cf. dossier maison 37, rue Pincipale). A cette dernière date, le village compte 39 maisons paraissant fort anciennes bâties des deux côtés de la route royale et 164 habitants. Un quart d'entre elles sont alignées sur la route, les autres sont à part égales en avancée ou en retrait, dont six construites perpendiculairement à la route. Après 1835, si le nombre de maisons reste globalement identique (treize maisons détruites, dont La Grande Cour et La Grande Maison, et douze construites ex-nihilo, la moitié par lotissement des terrains de La Grande Maison vers 1842), la majorité des maisons sur la route sont remaniées ou reconstruites sur les alignements définitivement fixés en 1837. Une seule maison reste en avancée. Ces travaux, essentiellement dans la deuxième moitié du XIXe siècle, font disparaître le pan-de-bois (vestige d'une maison transformée en remise au 46, rue Principale) et doubler le nombre de maisons à étage. Dans le même temps, les espaces publics sont aménagés : la route est équipée de caniveaux vers 1839 et de premiers trottoirs à partir de 1861, date à laquelle l'ancien cimetière, désaffecté en 1843, devient place publique. La mairie et les deux écoles publiques sont construites en 1879 sur la rive sud du ruisseau. Au nord, le village ne dépasse ses limites de 1835 qu'à la limite des XIXe et XXe siècles (construction des bâtiments agricoles de L'Orgerie et de la scierie mécanique). Dans la seconde moitié du XXe siècle, des lotissements pavillonnaires sont construits à l'entrée sud du village et le long des deux voies communales de Montéclair et vers Courcival.

Période(s)Principale : Moyen Age
Principale : Temps modernes
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

Le village de Rouperroux est composé d'une longue rue droite sur le tracé de la R.D. 301 et de deux rues secondaires récemment urbanisées le long des VC 402 dite route de Courcival et 102 dite de Montéclair. Les deux premières sont numérotées ensemble sous le nom de Rue Principale. Le repérage a porté sur l'ensemble du village sauf les lotissements pavillonnaires, soit quarante maisons dont trois ont été jugées trop remaniées (3 et 23-25, rue Principale). Sauf exception, les élévations postérieures et les intérieurs n'ont pas été vus. Sur les trente-sept maisons restantes, vingt-et-une sont alignées et parallèles à la rue, cinq sont en retrait, une en avancée, sept sont perpendiculaires à la rue et trois sont construites en fonds de parcelles. quinze sont en rez-de-chaussée, onze ont un comble à surcroît et onze un étage carré. La majorité est en maçonnerie enduite, une seule maison est (partiellement ?) en pan-de-bois (42, rue Principale) et une autre sur poteaux hourdés de briques (38, rue Principale, ancien atelier ?). Les toits sont à parts égales à longs pans ou à croupes, les couvertures majoritairement de tuiles plates (deux maisons seulement sont couvertes intégralement en ardoises, cinq autres ont une couverture mixte en tuiles plates et ardoises pour les arêtiers, deux maisons sont couvertes de tuiles mécaniques).

Annexes

  • Données historiques complémentaires sur la scierie mécanique Provost Frères, établie 1, rue Principale.

    La scierie mécanique Provost Frères existe en 1901, date à laquelle elle compte trois ouvriers. La construction d'un hangar industriel avec abri pour la machine à vapeur est déclarée en 1904. L'exploitation de la scierie est autorisée par arrêté préfectoral du 30 novembre 1909, il est alors fait mention d'une machine à vapeur de la Société Weyher et Richemond, à Pantin, déclarée le 31 août 1907, remplaçant une première machine Merlin et Cie à Vierzon, déclarée le 26 janvier 1901. En 1911, la scierie est composé d'un chantier, du hangar industriel et du bâtiment de la machine à vapeur. 6 à 8 ouvriers, pour la plupart membre de la famille Provost, sont recensés jusque vers 1936. D'après les témoignages oraux, la scierie ferme vers 1970. L'essentiel des bâtiments a été détruit ou remanié après cette date.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Sarthe ; 5 M 223. ÉTABLISSEMENTS INSALUBRES ET DANGEREUX. Scieries mécaniques et menuiseries. Rouperroux-le-Coquet. 1909-1923.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 2 Mi 289/59. Listes nominatives de la commune de Rouperroux-le-Coquet. 1906 - 1936.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 2 Mi 289/134. Listes nominatives de la commune de Rouperroux-le-Coquet. An IV - 1901.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 2 O 261/8. DOSSIERS D'ADMINISTRATION COMMUNALE. Commune de Rouperoux-le-Coquet. Cimetière (avec plans de 1904). 1807-1938.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 O 1329. CHEMINS VICINAUX. Dossier Rouperroux-le-Coquet. 1836-1938.

    avec plans d'alignement de la VC 402
  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 263/12. Eta de section (tableau indicatif des propriétés foncières, de leurs contenances et de leurs revenus). 1842.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 263/13. Matrice des propriétés foncières. 1843-1913.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 263/15. Matrice des propriétés bâties 1882-1911.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 263/16. Matrice des propriétés bâties 1911-1933.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 2 S 172. ROUTE NATIONALE 138 BIS DU MANS A MORTAGNE. ROUPERROUX-LE-COQUET. Dossiers généraux. Travaux : construction d'aqueducs et de rigoles pavées. 1837-1841.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 2 S 192. ROUTE NATIONALE 138 BIS DU MANS A MORTAGNE. ROUPERROUX-LE-COQUET. Règlement des alignements dans la traverse et celle du village du Gué-Mançais An XII-1940.

Documents figurés
  • Plan d'une partie de la route de Paris au Mans et Angers... 1747-48. (Archives départementales de la Sarthe ; C additif 142).

  • Plan cadastral de la commune de Rouperroux. 1835. (Archives départementales de la Sarthe ; PC 263/2 à 10).

  • ROUTE NATIONALE 138 BIS DU MANS A MORTAGNE. ROUPERROUX-LE-COQUET. Plan des alignements. 1837-1889. (Archives départementales de la Sarthe ; 2 S 716).

  • Archives municipales de Rouperroux-le-Coquet. Fonds de reproduction (photocopies) de cartes postales et photographies anciennes de la scierie Provost.

Bibliographie
  • PESCHE, Julien-Rémy. Dictionnaire topographique, historique et statistique de la Sarthe, suivi d'une biographie et d'une bibliographie. Tome IV. Le Mans : Monnoyer ; Paris : Bachelier, 1836.

    p. 681 à 685
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