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Maison dite Le Vicariat

Dossier IA72001056 inclus dans Village de Courcival réalisé en 2008

Fiche

Il semble bien d'après les sources que la structure en pan-de-bois du logis actuel soit le remontage d'un logis plus ancien : la levée des chevrons de la Petite Saulaie peut correspondre à l'étape de démontage, le faible nombre de pièces de charpente énumérées évoque des réparations plutôt qu'une construction neuve, et même la provenance des moellons laisse entrevoir la récupération des murs solins de la construction ancienne. L'examen du logis, très restauré, n'a toutefois pas permis de démontrer la réutilisation.

La cave construite en 1728-29 peut correspondre à la courte aile en retour ou à l'appentis du pignon nord, les deux sont attestés en 1791. L'aile en retour est prolongée après 1835 en deux campagnes successives, le cabinet et une partie du logis servant alors de café. L'ensemble, en partie ruiné, est restauré dans le dernier tiers du XXe siècle et les communs intégrés au logis. Les initiales IF accompagnant la date portée ne renvoient ni au curé ni au vicaire alors en fonction, peut-être à ce Fillon dont le métier n'est pas précisé dans les comptes de fabrique.

Appellationsdit le Vicariat
Destinationsmaison
Parties constituantes non étudiéesremise
Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonCommunauté de communes Maine 301 - Bonnétable
AdresseCommune : Courcival
Adresse : R.D. 143
Cadastre : 1835 B 343, 344 ; 1993 B 226, 227, 339

D'après un acte non daté mais postérieur à 1637, les bâtiments du logement du vicaire, situés au lieu de la Saulaie à la Rue Dorée, sont démontés et utilisés pour édifier une maison sur un terrain pris dans l'un des angles du cimetière.

Les comptes de fabrique pour les années 1724-1729 comptabilisent plusieurs dépenses pour l'édification de la maison du vicaire en 1728-29. Les matérieux de charpente sont fournis par le seigneur de Courcival (3 chenôts abattus dans le bois des Maréchaux, 2 pièces de charpentes, 2 contrevents, 2 estaches, 3 colombes, 1 éguille, 50 pieds de chevrons et la charpente employée pour la cave). La brique, la tuille et une partie de la chaux sont fournies par Gauvain, tuilier à Nogent-le-Bernard, le moellon est acheminé depuis la Rue Dorée.

Un certain Fillon est payé près de 45 sous pour avoir faict lever les chevrons de la Petite Saulaie. L'essentiel de la charpente de la nouvelle maison, réalisée par Christophle Sergent pour 90 L, est achevé avant aout 1728, des bardeaux sont acheminés sur le site dès mai. Les Dolibeaux, torchisseurs, comptent 46 journées sur le chantier vers mai 1729, et sont payés 28 L. Ils réalisent en outre le plancher de la cave. Jean Bourguoin, menuisier, facture portes, croisées et placards en octobre 1729 pour 18 L environ, alors que dès janvier Payen de la Minerie, vitrier (probablement installé à Montfort-le-Gesnois), intervient sur la maison pour 13 livres. Les intérieurs sont enduits et les dehors blanchis. Les derniers travaux consistent à clore la cour et le jardin, lequel dépend depuis peu de la fabrique et a été pris sur une terre dépendant de la cure : des palis soutenus par des poteaux sont réalisés par Sergent, ainsi qu'une muraille sur le jardin, une huisserie de porte pour la cour est réalisée.

Vendue comme Bien national en 1791 au sieur Joubert, la maison du Vicariat se compose alors d'une chambre à feu, chambre à côté, cabinet, cellier, grenier sur le tout, cour au-devant et jardin. Les plans et expertise réalisés en 1808-1809 précisent que les deux pièces sont à feu, le cellier adossé au pignon nord est couvert d'une croupe, le cabinet appuyé contre l'élévation postérieure est accessible depuis la chambre. Il est envisagé d'y loger le curé, la maison jugée en très mauvais état devant alors être agrandie de deux pièces voire reconstruite. Le plan cadastral de 1835 figure une annexe construite contre le cellier et une seconde dans la cour. Le cabinet en appui sur le mur du cimetière est prolongé après 1835, l'ensemble abritant pendant la première moitié du XXe siècle encore un café-épicerie.

Période(s)Principale : 2e quart 18e siècle
Secondaire : 19e siècle
Dates1728, porte la date, daté par source
Auteur(s)Auteur : Sergent Christophle charpentier attribution par source
Auteur : Dolibeaux maçon attribution par source

Les bâtiments jouxtent le côté nord du cimetière dont ils forment partiellement la clôture. Le logis se compose d'un corps principal de plan massé construit en pan-de-bois et d'un corps secondaire en retour sur l'élévation postérieure, construit en moellons sans chaîne en pierre de taille en plusieurs campagnes et partiellement à usage de communs. Un cellier en moellons sans chaîne en pierre de taille est adossé au pignon nord du logis. Le corps principal est couvert de croupes, le corps secondaire de longs pans, le cellier d'un appentis. Les souches de cheminée du corps principal sont en briques chantignoles et ornées d'une mitre, celle du pignon sud porte l'inscription I.F. / 1728. Une remise essentée de planches est construite dans la cour.

Mursessentage de planches
pan de bois
moellon sans chaîne en pierre de taille
Toittuile plate
Étagesen rez-de-chaussée
Couverturestoit à longs pans
appentis
croupe
Typologieslogis double
États conservationsbon état
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Sarthe. 4 E 60/248. Étude de Jean Moriceau, notaire à Bonnétable. Comptes de la fabrique de l'église paroissiale de Courcival pour les années 1724-1728.

  • Archives départementales de la Sarthe. 18 J 477. Collection P. Cordonnier : dossier Courcival.

  • Archives départementales de la Sarthe. 4 O 149. Courcival. Projet de donation de l'église et du presbytère. 1807-1811 (avec plans de 1808-1809).

Documents figurés
  • Plan cadastral révisé en 1932 mis à jour en 1993, section B2 (Direction générale des impôts - cadastre).

  • Église paroissiale Saint-Brice. Dessin à l'encre sur papier, environ 20 x 15 cm, s.d. (accompagne un rapport signé Dugué et daté de 1808). (Archives départementales de la Sarthe ; 4 O 149).

  • Église paroissiale Saint-Brice. Dessin à l'encre sur papier, rehaussé d'aquarelle, environ 20 x 15 cm, s.d. (accompagne un rapport signé Dugué et daté de 1809). (Archives départementales de la Sarthe ; 4 O 149).

  • Plan cadastral de la commune de Courcival, 1835 (Archives départementales de la Sarthe ; PC/103).

    section B2.
Bibliographie
  • GIRAULT, Charles. Les biens d’Église dans la Sarthe à la fin du XVIIIe siècle. Laval : Goupil, 1953.

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