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Laiterie-fromagerie (disparue), maison, entrepôt industriel, 4 rue de la Quincaillerie

Dossier IA85002229 réalisé en 2019

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiéeslogement patronal
Dénominationsmaison, entrepôt industriel, laiterie industrielle
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : Vix
Lieu-dit : Bourg
Adresse : 4 rue
de la Quincaillerie
Cadastre : 1836 C 1031, 1041 ; 2019 AI 319, 667

Le plan cadastral de 1836 place ici une maison, propriété de Jean Chaigneau (1781-1850), époux de Jeanne Meunier. Cette maison est transformée en dépendance en 1866 et démolie en 1886. La maison actuelle, bien qu'en partie reprise vers le milieu du XXe siècle, est construite en 1887 pour Julien Bretaud (1852-1909), marié à Marie Mériot. Julien Bretaud fait partie d'une famille originaire d'Archiac, en Charente-Maritime, comptant cinq fils : l'aîné reprit l'exploitation agricole familiale, deux autres furent jardiniers à Fontenay-le-Comte, tandis que Julien et Ernest s'établissaient à Vix, le premier comme laitier, le second comme bourrelier (au 41 rue Georges Clemenceau).

En ces années 1880, Julien Bretaud fonde là une laiterie-beurrerie-fromagerie industrielle dont les bâtiments, édifiés en 1889 et 1901, vont s'étendre au sud-est jusqu'à la rue de la Guilletrie. Julien Bretaud meurt prématurément en 1909. La propriété passe alors à son fils, Marceau Bretaud (1889-1966), lui-même industriel, futur maire de Fontenay-le-Comte et conseiller général, par ailleurs exploitant après la guerre 1914-1918 d'une porcherie industrielle au 8 rue du Pont-aux-chèvres. En 1919, il agrandit la fromagerie paternelle en achetant à Gustave Simonnet époux Bret, son voisin, une petite maison servant d'atelier de menuiserie (4 rue de la Guilletrie). L'année suivante, il acquiert une ferme située à l'entrée sud du bourg (40 rue de la Guilletrie) ainsi qu'une porcherie qui la jouxte. Les sous-produits de la laiterie seront utilisés pour l'alimentation des porcs.

Mais dès 1922, Marceau Bretaud se sépare de la laiterie-fromagerie paternelle et de ses annexes (sauf la maison patronale) en les vendant à un autre industriel, Armand Jean, directeur de laiterie, demeurant à Saint-Christophe-sur-Roc (Deux-Sèvres). L'acte de vente décrit "les bâtiments servant à la fabrication du beurre et du fromage et à l'exploitation de l'industrie", soit "un magasin servant de halloire et de séchoir à fromages et remise, deux salles au rez-de-chaussée, grenier, un petit terrain avec pompe et timbre au levant de ces bâtiments, prenant l'eau chez les vendeurs par un tuyautage" ; "un corps de bâtiment comprenant une écurie, un garage, une salle de laiterie avec quai à lait au midi et bureau, grenier, salle de chauffe nouvellement construite, avec un plancher en ciment supportant des bassins, une salle de cuisine et un toit à poule" ; enfin, au sud de la cour, "une remise à grains et à voiture, une chambre à camemberts, une chambre à crème, une chambre à emballage".

En 1925, la laiterie Jean traite 5000 litres de lait par jour. Un plan établi cette même année montre la répartition des bâtiments qui la composent : outre la maison patronale, la cour, à l'est, est encadrée au sud-ouest (comme aujourd'hui) par une remise et un magasin d'expéditions, et au nord-est (éléments disparus) par la beurrerie-fromagerie elle-même, avec caséinerie, machinerie, bureaux, quai couvert et remises. L'ensemble s'étend vers le sud-est jusqu'à la rue de la Guilletrie, incluant une ancienne maison et sa cour donnant 4 rue de la Guilletrie ; un caniveau évacuant les eaux résiduelles de la fromagerie traverse même cette cour pour aboutir rue de la Guilletrie.

Au recensement de 1926, la laiterie emploie et loge deux employés et leurs familles, Camille Grolleau et Turenne Pageaud. L'établissement périclite cependant cette même année. Le 1er août, Armand Jean vend les bâtiments à la société des Laiteries, fromageries, porcheries réunies, dite l'Union Porchère. Dès avant 1939, il semble que ses bâtiments industriels disparaissent. On ne conserve que la maison patronale et les anciens magasins au sud-ouest de la cour, depuis lors transformés, ainsi que la maison-atelier du 4 rue de la Guilletrie, revendue à part en 1928. L'endroit a un temps abrité une fabrique de limonade, tenue par Marcel Raison et liée au café situé à la Chaignée.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1887, daté par source

La maison est placée en alignement sur la voie, avec un atelier dans son prolongement. Sa façade présente trois travées d'ouvertures, réparties symétriquement autour de la porte centrale. Elle se distingue surtout par son décor en brique rouge qui, sur les jambages des ouvertures et les chaînes d'angles, alternent avec la pierre, le tout répondant à l'enduit blanc et à la couleur bleue des huisseries.

Murscalcaire moellon enduit
Toittuile mécanique
Étages1 étage carré
Couvrements
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans
TypologiesMaison attenante, 3
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Vendée, 5 M 324. 1840-1939 : dossiers d'établissements classés, commune de Vix.

  • Archives départementales de la Vendée. 3 P 3392 à 3401, 3725 (complétés par les registres conservés en mairie). 1837-1971 : état de section et matrices des propriétés du cadastre de Vix.

  • Archives départementales de la Vendée, 4 Q 14704. 1922, 28 août : acte de vente, devant Me Puiroux, notaire à Vix, d'une laiterie-fromagerie et de ses annexes par Marceau Bretaud à Armand Jean.

  • Collection particulière. 1928, 25 mai : acte de vente, devant Me Raymond Guérin, notaire au Poiré-sur-Velluire, d'une maison située à Vix, rue de la Guilletrie, par la société l'Union porchère à Henri Bénéteau.

  • Informations recueillies auprès de M. Jean-Pierre Robin, septembre 2019.

Documents figurés
  • Plan cadastral de Vix, 1836. (Archives départementales de la Vendée, 3 P 303).

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