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Îlot 8, 59 à 109 rue du Général-De-Gaulle ; rue Pasteur ; rue du Faisan ; rue de l' Hôpital, Paimbœuf

Dossier IA44004595 réalisé en 2004

Fiche

Dénominationsîlot
Aire d'étude et cantonPaimbœuf (commune)
AdresseCommune : Paimbœuf
Adresse : 59 à 109 rue du, Général-De-Gaulle , rue, Pasteur , rue du, Faisan , rue de l'
Hôpital
Cadastre : 1810 184 ; 1999 A 2ème feuille 317 à 361; 896 ; 960, 961 ; 1036 1037 ; 1571 1572 ; 1593 1594 ; 2044

L'îlot 8 actuellement limité par la rue du Général-De-Gaulle, la rue Pasteur, la rue du Faisan et la rue de l'Hôpital est indissociable de l'îlot situé au nord en rive (6, 6bis), les parcelles ayant été arrentées à l'origine d'un seul tenant ; il est également inséparable des deux îlots situés au sud (9 et 10) entre la rue du Faisan et la rue Pierre-Jubau, les terrains ayant été divisés et parfois cédés aux acquéreurs des tous premiers lots au nord dans une continuité parcellaire. L'arrentement des terrains à bâtir commandé par la duchesse de Lesdiguières débute ici en 1684 pour s'achever une décennie plus tard. Les premières maisons sont construites à la fin du XVIIe siècle, de part et d'autre de la rue du Général-De-Gaulle, une ou deux maisons du côté du fleuve et une ou deux du côté de la terre en vis-à-vis, selon le nombre de lots mitoyens acquis. L'extrémité sud des parcelles du côté de l'actuelle rue du Faisan n'est pas, à l'origine, destinée à l'habitation mais, libre de construction, elle permet l'accès aux bâtiments secondaires (entrepôts, ateliers, celliers...) liés à l'activité des propriétaires. Des maisons y ont été élevées depuis la fin du XVIIIe siècle (ex : l'ancien hôtel de voyageurs, 26 rue du Faisan) ou au XIXe siècle (ex : 34, 36 rue du Faisan). La face longue des deux parcelles bordant, l'une la rue Pasteur, l'autre, la rue de l'Hôpital n'a pas davantage vocation à accueillir des logements. Il faut attendre l'alignement de la rue Pasteur (ancienne rue de la Corderie) pour voir s'implanter dans le deuxième quart du XIXe siècle (4-6 rue Pasteur) un immeuble à logements, un hôtel de voyageur et une maison, l'ensemble récemment détruit dans le dernier quart du XXe siècle pour permettre l'élargissement de la rue Pasteur. Le plan figuré de Paimbœuf (1749) présente, au milieu du XVIIIe siècle, un état de l'habitat au sud de la rue du Général-De-Gaulle : un alignement de maisons pour une grande part étroites, d'un étage et mitoyennes. La représentation des façades, alors composées majoritairement d'une porte et d'une fenêtre à l'étage renvoie davantage à la vague de construction ayant suivi l'arrentement des terrains à bâtir. La maison n° 73, sans comble à surcroît, pourrait actuellement en constituer un dernier témoignage. Le dessin de quelques maisons plus larges attire également l'attention : la maison dite Pousse (un ancien hôtel de voyageurs) actuellement n° 85 de la rue, plus loin vers l'est la maison associée à l'échelle indiquant, sur le plan, la largeur de la rue, actuellement n° 79 ou plus loin encore, la maison aujourd'hui adressée n° 71 (l'ancienne mairie ou la poste actuelle) très remaniée au siècle suivant. Les maisons reconstruites partiellement (surélévation) ou totalement dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, constitue la grande part des maisons élevées au sud de la rue du Général-De-Gaulle. Leur gabarit est régulier, un étage carré et un comble à surcroît ouvert sur la rue à l'exception de la maison n° 77 de deux étages carrés (1765) tout comme l'hôtel de voyageurs n° 26 rue du Faisan (autour de 1790). Les façades sont majoritairement composées de deux travées et d'une entrée latérale, la division ou l'association de parcelles pouvant réduire la façade à une travée unique (n° 67, 69) ou au contraire la faire passer de quatre à cinq travées (ex : n° 85, 97 ou 87-89, 95). Les interventions dans la première moitié du XIXe siècle sont de deux sortes : une modification des ouvertures sans modification des premiers gabarits remarquables par leur absence de comble ou d'étage en surcroît (n° 75 et la séquence comprise entre le n° 81 et 85) ou une reconstruction des façades sur la rue identifiables par quelques éléments décoratifs soulignant les ouvertures (larmiers, petites consoles) dont la maison n° 71 témoigne. D'important corps secondaires en appentis viennent également prolonger le corps existant (ex : n° 81, n° 109 rue du général-de-Gaulle). Le rythme des travées pourrait constituer un indice de datation des différentes interventions au XVIIIe siècle. Deux travées centrées (n° 77) signalent une intervention dans le troisième quart du siècle, des travées régulières (tant plein que vide) renvoient au dernier quart du XVIIIe siècle.

Période(s)Principale : limite 17e siècle 18e siècle
Principale : 19e siècle

Les parcelles perpendiculaires à la rue s'étirent entre 40 et 60 mètres de profondeur pour une largeur moyenne de six mètres. La construction d'un corps principal sur la rue et d'un corps secondaire transversal en appentis ouvert sur l'allée ou la cour est une constante, les deux corps articulés par un escalier en charpente directement accessible de la cour. Le regroupement de plusieurs lots (jusqu'à 18 mètres de largeur de façade pour les maisons n° 71 et n° 95) ne change pas le plan. La variation réside dans le doublement du corps principal (à l'origine simple en profondeur), ce doublement générant un escalier dans œuvre (n° 97). Une exception pour l'ancien hôtel de voyageurs, 85 rue du Général-De-Gaulle, simple en profondeur ; l'escalier dans œuvre, en charpente, centré, était à l'origine directement accessible de l'allée charretière, à l'ouest et pour l'ancien hôtel de voyageurs, 26 rue du Faisan (élevé autour de 1790) dont l'escalier est dans œuvre.

(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général - Lelièvre Françoise
Françoise Lelièvre

Chercheur, Service Patrimoine, Région Pays de la Loire.


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