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Écart dit village de Sandun

Dossier IA44003901 réalisé en 2008

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Appellationsvillage de Sandun
Parties constituantes non étudiéesferme, croix de chemin, puits, four à pain, fournil
Dénominationsécart
Aire d'étude et cantonGuérande - Guérande
AdresseCommune : Guérande
Lieu-dit : Sandun
Cadastre : 1819 E1, F1 ; 2000 YD, YE

Les environs de Sandun ont fait l'objet d'une implantation humaine précoce. Si des vestiges remontant au Paléolithique moyen y ont été retrouvés, le site se caractérise surtout par un habitat fortifié, doté d'un triple fossé et d'une palissade, occupé en plusieurs phases successives au cours du Néolithique moyen. Son étendue estimée (environ 8 hectares) en fait l'un des sites les plus importants du littoral sud de la Bretagne. Le secteur comprend en outre une allée couverte et un menhir (voir notices). Non loin de là, à l'ouest, s'étend le tertre de Brétineau, ensemble monumental connu depuis le XIXe siècle, se composant d'une centaine de pierre de granite formant un trapèze de 71 m de longueur sur une largeur de 8 à 12 m. Le village de Sainct Dun est cité en 1540.

81 habitants résidaient à Sandun en 1856, répartis dans 20 ménages. L'activité du village était essentiellement tournée vers l'agriculture, 50 % des chefs de ménage étaient laboureurs. On compte également un journalier et un domestique. Plusieurs artisans sont également recensés à Sandun : trois tisserands, un forgeron et un couvreur.

Vers 1930, pour faire face aux nouveaux besoins en eau, le syndicat intercommunal des Eaux (regroupant La Baule, Pornichet, Le Pouliguen et Guérande) décide la construction d'un barrage au pied de la butte de Sandun, lieu où coulent de nombreuses noës. Commencé en 1933, la construction de l'ouvrage, long d'une centaine de mètres, pour 9 mètres de hauteur, s'achèveront vers 1935. L'ouvrage qui a connu une rénovation complète en 1993 retient 750 000 m3 d'eau sur 320 Ha de Kergourdin à Sandun. Il assure aujourd'hui 20 % de l'approvisionnement en eau de la presqu'île guérandaise.

12 ensembles agricoles ont été repéré (fermes ou rangées de fermes). 4 logis repérés sont datés par le registre des augmentations-diminutions. Le repérage dénombre également un dolmen, deux croix de chemin, deux puits et un abreuvoir, un four à pain (antérieur à 1819, détruit), un four à pain et un fournil postérieurs à 1819.

Période(s)Principale : Néolithique
Principale : Temps modernes
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

Le village s'est implanté au nord-est de la butte dite "de Sandun" (alt. 20 m), sur le versant nord d'un petit vallon abritant la noë dite du Pont. Le chemin de Saint-André-des-Eaux à Saint-Lyphard traverse l'écart et enjambe cette dernière au nord. L'habitat s'est développé principalement le long de chemins secondaires perpendiculaires à cette route, les rangées d'habitation orientant majoritairement leurs façades nord-sud.

Typologiestype 4

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de Loire-Atlantique. 2 M 15. Recensement de la population. 1851 et 1856.

  • Archives communales de Guérande. 1 G 19. Matrices cadastrales. Augmentations-diminutions. 1827-1882.

  • Archives communales de Guérande. 1 G 25. Matrices cadastrales. Augmentations-diminutions. 1883-1894.

Documents figurés
  • Cadastre ancien, 1818-1820 (Archives départementales de Loire-Atlantique ; 7 P 2492).

  • Archives départementales de Loire-Atlantique. Guérande E dépôt 8. Plan de l'Equibadeau et dehors. Plan terrier. Toisé et dessiné par V. Lhermite du Croisic, 1756.

Bibliographie
  • PINSON, Félix-Joseph. Dictionnaire des lieux habités du département de la Loire-Inférieure. Nantes : Guéraud et Cie, 1857.

  • QUILGARS, Henri. Dictionnaire topographique du département de la Loire-Inférieure comprenant les noms de lieux anciens et modernes. Nantes, 1906.

    p. 259.
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