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Écart dit village de Careil

Dossier IA44003815 réalisé en 2008

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Appellationsvillage de Careil
Parties constituantes non étudiéeschâteau, chapelle, croix de chemin, puits, fournil, maison
Dénominationsécart
Aire d'étude et cantonGuérande - Guérande
AdresseCommune : Guérande
Lieu-dit : Careil
Cadastre : 1819 I2 ; 2000 BP

Le village de Careil, dépendant en partie de la seigneurie du même nom, est attesté au moins depuis le Moyen Âge, mais des structures fossoyées observées au nord-ouest du village (lieu-dit Le Quiaisan), pourraient attester d'une occupation plus précoce du lieu. Le village s'est développé au sud-ouest du château. Le four banal de la seigneurie s'y trouvait encore sous l'Ancien Régime ainsi que, d'après Guillotin de Corson, l'auditoire, la prison, le carcan et, à quelque distance, les fourches patibulaires à quatre piliers. La seigneurie de Careil, élevée en châtellenie par Charles IX en 1571, possédait en effet les droits de basse, moyenne et haute justice. La haute justice de Careil comprenait six grands baillages : Careil, Marsaint, Mérionnec, Tréveday, Bissin et Penchâteau. Dans le 1er quart du XVIe siècle, les évêques de Nantes possédaient une grange à Careil. Sous l'Ancien Régime, le village de Careil était le chef-lieu d'une frairie dont dépendaient les villages de La Thébaudais, Beslon, Mouzac, l'Hôtel-Seignac, Connerie, Kerigodo et Kerbrénezé. La chapelle Saint-Just, bien que sous le patronage et la présentation du seigneur de Careil, en était la chapelle « frairienne » (voir dossier). Comme pour les autres écarts du coteau, le développement de Careil est intimement lié à l'exploitation du sel dont l'essor du commerce aux XVIIe et XVIIIe siècles se traduit dans l'architecture des maisons du village. Jusqu'au XIXe siècle, la culture, notamment celle de la vigne était l'autre activité principale des habitants. En 1851, le village comptait 161 habitants répartis en 44 ménages. Les chefs de foyer occupaient à 36 % des professions liées au travail du sel (16 occurrences), les autres occupaient les professions de journaliers (7), laboureurs (3), vignerons (2), employés des douanes (9), meunier (1), artisan (1), commerçant (1), autres (4).

Période(s)Principale : Moyen Age
Principale : Temps modernes
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

L'implantation du bâti de l'écart ne semble s'être concentrée ni autour de la chapelle, ni autour du château, ce qui pourrait suggérer une implantation de l'écart antérieure à ces deux édifices. Les rangées d'habitations s'organisent majoritairement de part et d'autre de la route, parallèlement à celle-ci, orientant leurs façades au nord et au sud.

11 rangées de maisons ont été repérées dont 10 sont déjà signalées sur le cadastre de 1819. Le recensement dénombre également une maison postérieure à cette date, la chapelle Saint-Just, le château, le moulin de Careil, deux croix monumentales, un puits commun, un four banal, attesté par les sources mais détruit, un blockhaus.

Typologiestype 1

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de Loire-Atlantique. 2 M 15. Recensement de la population. 1851 et 1856.

Documents figurés
  • Cadastre ancien, 1818-1820 (Archives départementales de Loire-Atlantique ; 7 P 2492).

Bibliographie
  • GALLICÉ, Alain. Les régaires de l'évêque de Nantes, au début du XVIe siècle (1500-1506). Étude de compte. Bulletin de la Société archéologique de Nantes et du département de la Loire-Inférieure, 1993, 129, p. 19-68 ; 1994, 130, p. 31-53.

  • GUILLOTIN DE CORSON, Amédée. Les grandes seigneuries de Haute-Bretagne comprises dans le territoire actuel du département de la Loire-Inférieure. Bulletin de la société archéologique de Nantes et du département de la Loire-Inférieure, 1896, t. 36.

    p. 172-176.
  • PINSON, Félix-Joseph. Dictionnaire des lieux habités du département de la Loire-Inférieure. Nantes : Guéraud et Cie, 1857.

  • PROVOST, Michel. La Loire-Atlantique. Carte archéologique de la Gaule. Paris : Académie des Inscriptions et Belles Lettres, 1988.

    p. 119.
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