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Moulin à farine dit Masse de Tréveday, ou Moulin Brûlé

Dossier IA44004166 réalisé en 2007

Fiche

Dossiers de synthèse

Appellationsmasse de Tréveday, Moulin Brulé
Dénominationsmoulin à farine
Aire d'étude et cantonGuérande - Guérande
AdresseCommune : Guérande
Lieu-dit : Tréveday
Cadastre : 1819 I2 1060 ; 2000 XA 352
Précisions

La masse de Tréveday est le vestige d'un moulin turquois qui dépendait du manoir du même nom, tout proche ; si ce type de moulin reste en usage au moins jusqu'au XVIIe siècle dans la région nantaise, comme l'atteste celui que représente le peintre hollandais Lambert Doomer sur un tableau exécuté en 1645, leur période d'activité principale paraît être le Moyen Âge ainsi que le laisse penser les nombreuses mentions de masses de moulins à l'état de ruine rencontrées dans les archives concernant Guérande et sa région. Cette tour est donc probablement datable de la fin du Moyen Âge, pour le moins. Elle est figurée sur le cadastre de 1819, mais la matrice ne mentionne pas l'existence d'un moulin : il était donc abandonné à cette date. Le toponyme porté sur le plan à coté du cercle matérialisant l'édifice, « le moulin Brûlé », semble indiquer que la cessation de son activité est due à un incendie.

Période(s)Principale : Fin du Moyen Age

La tour, ou masse, de Tréveday haute actuellement de 4,75 mètres, est bâtie en gros moellons équarris posés en assises grossièrement horizontales dont les joints sont usés mais dont le mortier de fourrure, d'une excellente qualité, a permis la bonne conservation du gros œuvre pendant au moins six siècles. De forme tronconique, cette tour repose sur assise débordante formant une semelle et une bonne assise à l'édifice ; elle s'ouvre vers nord-est par une porte de 0,86 m de large donnant accès à un bref couloir (0,90 m) menant à une cavité circulaire d'1,52 m de diamètre. Cette cavité forme une cheminée centrale qui débouche à la partie supérieure de l'édifice. Au niveau du sol de la tour, un conduit horizontal, de section quasi carrée (0,75 à 0,78 m de côté), perpendiculaire au couloir, traverse diamétralement la masse. Ce conduit a pu contenir originellement une grosse poutre dont la face supérieure était munie d'une crapaudine en métal disposée exactement au centre géométrique de la tour ; elle recevait la pointe en métal du pivot en bois qui était disposé verticalement dans la cheminée centrale et portait la cage du moulin qui se trouvait juste au-dessus de la tour. Cependant, lors de sa visite des lieux en 1869, le Dr. Joseph Foulon-Ménard indique y avoir observé une pierre cubique dont l'une des faces était creusée de manière à recevoir une plaque métallique, une crapaudine certainement, qui devait recevoir la pointe du pivot. Ce mode de support existait dans certaines tours de moulins turquois qui ne comportaient pas de couloir diamétral puisque la présence de ce dernier se justifiait seulement dans le cas de l'utilisation d'une poutre horizontale comme point d'appui du pivot. On peut donc conclure que la tour de Tréveday a probablement connu successivement ces deux systèmes de support du pivot. Dans la cage en bois du moulin se trouvait l'arbre moteur, le rouet, la lanterne et les meules. L'échelle qui permettait d'y accéder servait également à la faire virer pour mettre les ailes au vent. Un moulin de ce type, de la région nantaise, a été représenté en 1645 par le peintre hollandais Lambert Doomer.

Mursgranite
moellon sans chaîne en pierre de taille
Énergiesénergie éolienne
Typologiesmoulin à vent turquois
État de conservationvestiges

Cette tourelle est exceptionnelle au plan régional et national, car les vestiges de moulins turquois (type de moulin médiéval) conservés sont rares et n'avaient pas été identifiés ni étudiés par les historiens des techniques jusque dans les années 1970-19

Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Bibliographie
  • FOULON-MÉNARD, Joseph. Territoire de Guérande : télégraphie gallo-romaine. Tours de Tréveday (en Escoublac) et de Saint-Donatien (près Nantes). Bulletin de la Société archéologique de Nantes et du département de la Loire-Inférieure, 3e trimestre, 1869.

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