Logo ={0} - Retour à l'accueil

Motte (détruite) et ferme de la Pivardière, actuellement maison et poterie

Dossier IA72001060 réalisé en 2008

Fiche

Destinationsmaison, poterie
Dénominationsmotte, ferme
Aire d'étude et cantonCommunauté de communes Maine 301 - Bonnétable
AdresseCommune : Courcival
Lieu-dit : la Pivardière
Cadastre : 1835 B 48-64, 70-72 ; 1993 B 26, 27, 286, 287, 289-292, 360, 362, 364-365, 372-379

Le plan cadastral de 1835 figure une motte (parcelle 50) entourée de fossés (B 48 et49) partiellement réutilisés en chemin, associée sur son flanc ouest à deux parcelles trapézoïdales (B 60, 62 à 64) dont le tracé est perturbé au sud par l'implantation de la ferme. Celle-ci comprend 6 bâtiments, dont un logis à plan en L situé au pied de la motte et deux autres maisons, répartis autour d'une cour rectangulaire partagée entre 3 propriétaires. La construction d'une maison est déclarée en 1854, une autre démolie en 1912, le logis à plan en L est déclaré détruit en 1913.

En l'absence de données historiques sur la motte de la Pivardière, il faut se borner à remarquer sa position particulière, face aux deux mottes du château de Peray sur la rive droite de l'Orne saosnoise (canton de Marolles-les-Braults), et à la jonction des limites communales de Courcival, Rouperroux et Saint-Cosme-en-Vairais. S'agit-il du site du Plessis du Val, seigneurie aux mains des Baigneux plusieurs fois mentionnée aux XVe et XVIe siècle et non localisée ?

Le logis de la ferme, construit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle ou premier tiers du XIXe siècle, est vraisemblablement un ancien logis double ayant perdu l'une de ses portes sur la cour (traces entre les deux baies à encadrement de pierre de taille ?). Les parties agricoles sont très remaniées, une grange en pan-de-bois détruite dans le dernier quart du XXe siècle prolongeait les étables.

Période(s)Principale : Moyen Age
Principale : limite 18e siècle 19e siècle
Principale : 19e siècle
Secondaire : 3e quart 20e siècle

Le site est situé directement au pied de la colline de Chaumont. La motte est très largement arasée, ne subsiste des fossés qu'une partie convertie en mare, et l'ensemble intégré à la cour de ferme accessible depuis un nouveau chemin à l'ouest. Le logis, ancien logis double avec comble à surcroît, prolongé d'une pièce vers l'est, est construit en moellons enduits et couvert de longs pans. L'élévation sur cour présente deux ouvertures à encadrement en pierre de taille couvertes d'une plate bande délardée et une baie à encadrement en bois, la pièce ajoutée une baie à encadrement en pierre de taille avec une feuillure. Contre le pignon ouest s'appuie le four à pain couvert d'un appentis, à l'est une remise essentée de planches. Les anciennes étables, dont une à surcroît, et les porcheries, construites partie en moellons sans chaîne en pierre de taille et partie en pan-de-bois, ont été remaniées en atelier de potier et en logement.

Mursterre
bois
torchis
essentage de planches
enduit
moellon sans chaîne en pierre de taille
pan de bois
Toittuile plate
Étagesen rez-de-chaussée, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
appentis
Typologiesmotte, ferme de type III avec logis long
États conservationsinégal suivant les parties
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Sarthe. 3 P 103/11. État des sections de Courcival. 1835.

  • Archives départementales de la Sarthe. 3 P 103/12. Matrice des propriétés foncières. 1838-1913.

  • Archives départementales de la Sarthe. 3 P 103/15. Matrice des propriétés bâties, 1911-1931.

Documents figurés
  • Plan cadastral révisé en 1932 mis à jour en 1993, section B1 (Direction générale des impôts - cadastre).

  • Plan cadastral de la commune de Courcival, 1835 (Archives départementales de la Sarthe ; PC/103).

    section B1.
  • Extrait du plan cadastral de 1835, section B1, avec indications de la toponymie (Archives départementales de la Sarthe ; PC\103\006).

Bibliographie
  • Notices généalogiques sur la famille Stellaye de Baigneux de Courcival et ses alliances. Première partie. Généalogie. Mamers, Fleury et Dangin, 1883.

(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Pays du Perche sarthois - Hardy Julien