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Manoir de la Paysanterie, puis ferme

Dossier IA72001067 réalisé en 2007

Fiche

  • Ensemble depuis l'allée.
    Ensemble depuis l'allée.
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  • Parties constituantes

    • manoir
    • grange
    • colombier
    • étable à vaches
    • étable à chevaux
    • porcherie
    • logement
    • garage
    • hangar agricole
    • fenil
    • entrepôt agricole
    • cellier
    • fournil
    • puits

Á rapprocher de

La composition d'ensemble est celle décrite en 1735, les travaux de la 1ère moitié du XXe siècle, malgré la destruction des étables en L, n'ont globalement modifié ni l'emplacement ni la fonction des bâtiments. Il est donc possible de supposer que la cour était flanquée, aux deux angles sud et de chaque côté du portail, de bâtiments couverts de croupes : il en subsiste le colombier et l'atelier. Cette composition d'ensemble est probablement mise en place dans la seconde moitié du XVIIe siècle par Gédéon Morel, qui réunit en plusieurs étapes les bâtiments partagés depuis un siècle et demi entre différents propriétaires : l'aveu de la Paysanterie qu'il rend en 1682 à la seigneurie de la Valette (Peray) présente un manoir complet.

Néanmoins, le logis est celui décrit dès 1528. Il a sans doute été construit à la limite des XVe et XVIe siècles, peut-être pour Jullien Le Houx, et comportait jusqu'en 1939 un étage en surcroît construit pour partie en pan-de-bois, connu par une photographie et un tableau. La description de 1646 laisse penser que l'élévation principale du logis était avant cette date l'actuelle élévation sur le jardin, sur laquelle s'appuie la tour d'escalier, mais l'examen du bâtiment ne l'a pas confirmé. Des aménagements intérieurs, remaniés notamment dans la première moitié du XXe siècle, ne subsistent que l'escalier en vis et la cheminée de la chambre haute de l'aile en retour. La grande chambre haute du corps principal a pu abriter à la fin du XVIIe siècle un prêche protestant : une tribune en bois élevée, associée par la tradition orale à l'exercice du culte protestant, y est décrite en 1829 et en 1939, date de sa destruction. Or Anne-Marie Morel, femme de Louis d'Espaigne et héritière direct de Gédéon Morel, est attestée comme protestante en 1682 et la pièce, décrite alors comme chambre à cheminée, est ensuite désaffectée : elle n'est plus qu'un grenier en 1735.

La quasi totalité des parties agricoles est citée dès 1528 ou au moins dans la première moitié du XVIIe siècle, mais les élévations sur cour et les baies ont été unifiées entre 1921 et 1933. L'atelier et les écuries correspondent aux étables et pressoir en L décrits en 1528 (les élévations postérieures montrent plusieurs reprises de maçonnerie et deux hypothétiques meurtrières), les porcheries en prolongement sont construites avant 1735, l'écurie couverte en appentis est celle projetée en 1933. Le colombier date de la 2e moitié du XVIIe siècle (avant 1682), la grange, remaniée, conserve une ferme à contrefiches et une sous-faitière datant peut-être du XVIIe siècle. Le fournil attesté avant 1835 est remanié sans doute au milieu du XIXe siècle. Les parties agricoles construites entre 1921 et 1933 sont de conception moderne (étables vastes et aérées, quai de déchargement pour le magasin à engrais), le garage à toit en terrasse est construit après cette date (vers 1939 ?).

Destinationsferme
Parties constituantes non étudiéesmanoir, grange, colombier, étable à vaches, étable à chevaux, porcherie, logement, garage, hangar agricole, fenil, entrepôt agricole, cellier, fournil, puits
Dénominationsmanoir, ferme
Aire d'étude et cantonCommunauté de communes Maine 301 - Bonnétable
AdresseCommune : Jauzé
Lieu-dit : la Paysanterie
Cadastre : 1835 B 145-152 ; 1994 B 103-107, 110, 111

La terre et métairie, fief et seigneurie de la Paysanterie, est partagée en 1528 entre les héritiers de Jullien Le Houx. Sont mentionnés la grande maison à étage, la potence d'ycelle maison et bouge à appentis, ainsi qu'une grange, un fournil, des étables avec pressoir, une cour avec puits commun, une cour des latrines et un jardin. La maison avec chambre haute dénommée en 1601 le Celier pourrait correspondre à l'aile en retour du logis. Un escalier en vis est mentionné en 1646. À cette date le logis semble avoir été retourné, il est en effet précisé que le jardin, clos de murs, s'étend devant le logis et non à l'arrière comme dit dans les anciens partaiges. Outre les parties agricoles déjà citées sont mentionnées quatre étables, dont une à bœufs, un bâtiment de plan en L abritant 2 étables et le pressoir et situé derrière les porcheries construites en carrie, et la mare commune. Il est prévu d'adosser au mur-pignon du pressoir une cheminée avec four de 8 pieds carrés permettant de cuire 4 boisseaux de blé, mesure de Bonnétable, et de partager en deux la grange et la batterie qu'elle abrite. En 1660, les bâtiments sont toujours partagés entre différents propriétaires, le fournil et une étable construits en pan-de-bois et couverts de vieux bardeaux sont en ruines.

En 1682, l'ensemble des bâtiments et la seigneurie sont rassemblés entre les mains d'un seul propriétaire, Gédéon Morel, écuyer, sieur de la Montagne. La maison seigneuriale est distribuée en salle, chambre à cheminée, cuisine avec four et laiterie, et trois chambres à l'étage. Aux parties agricoles déjà décrites s'ajoutent un colombier, une charreterie et deux écuries, le jardin s'étend derrière le logis et le pressoir-écuries.

Dès 1735 toutefois, la Paysanterie n'est plus qu'une importante métairie. La cour est à cette date délimitée par les bâtiments couverts de tuiles et de bardeaux. Elle est fermée à l'ouest par un grand portail à portes charretière et piétonne construit entre la grange et le colombier, dont le rez-de-chaussée sert de cellier. Dans le logis sont décrits un évier et une laiterie contre le pignon nord, un four construit en appentis dans le jardin, une annexe voûtée dénommée la prison (utilisée comme office en 1744). L'étage semble partiellement désaffecté : deux chambres hautes à cheminée et cabinets démolis sont comptées, la troisième, au-dessus de la grande chambre basse, n'est plus qu'un grenier. Le bâtiment en L déjà cité abrite les bergeries les écuries, le pressoir désaffecté, puis les porcheries appuyées à l'est contre le mur du jardin. Un second bâtiment de même plan abrite les étables à bœufs et à vaches. Le jardin contient un clos de chanvre. En 1744, l'une des croisées de la chambre haute du logis est à condamner, un logereau en bois avec couverture en paille non arrangée ni liée existe dans la cour. Entre et 1735 et 1835, l'édifice, qui appartient à Louis Marie Auvray, préfet de la Sarthe, semble n'avoir pas subi de grandes transformations.

De 1921 à 1939, les bâtiments sont transformés et l'exploitation modernisée pour Alphonse Dorison, fermier puis propriétaire en 1932, selon les préconisations d'un professeur d'agriculture rencontré en captivité en Allemagne. Les étables en L sont remplacées en 1921 par un nouveau bâtiment de 124 m², contenant de vastes étables doubles, à vaches, la chambre des commis et un fenil. Sont ensuite remaniés en 1932-1933 le premier bâtiment en L (remaniement des porcheries, du pressoir (?), converti en atelier, des écuries avec projet d'extension d'une écurie vers l'ouest), la grange (construction contre l'élévation sur cour d'une étable à veau et d'un magasin à engrais), le fournil (installation de chaudières pour l'alimentation du bétail et construction d'un poulailler) et le colombier (construction d'une étable, d'une remise et d'un garage). Toutes les élévations sur cour sont reprises, un hangar essenté de bois est construit le long de l'allée. En 1939, la restauration du logis marque la fin des travaux : le corps principal est surélevé pour transformer en étage carré l'étage en surcroît connu par deux représentations du 2e quart du XXe siècle, l'élévation antérieure est reconstruite. À cette date il dispose de cheminées dans toutes les pièces et de l'éclairage électrique grâce au générateur installé dans l'atelier. L'approvisionnement en eau des bâtiments comme l'évacuation des purins sont assurés par un réseau de canalisations souterraines. Les couvertures sont en tuiles, la pierre utilisée est extraite sur le domaine (à la Perrière en 1939), le sable provient d'Aulaines, la chaux, les briques et le ciment de Bonnétable.

Remploi provenant deCommune : 72,Saint-Aignan
Période(s)Principale : limite 15e siècle 16e siècle
Principale : 2e moitié 17e siècle
Principale : 1ère moitié 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Dates1921, daté par tradition orale
1933, porte la date
1936, daté par source
1939, daté par source
Auteur(s)Auteur : Imbert A. maçon attribution par source
Personnalité : Auvray Louis Marie
Louis Marie Auvray

1er préfet de la Sarthe


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propriétaire attribution par source

Les bâtiments ferment les quatre côtés d'une cour quadrangulaire. En fond de cour, le logis est construit en moellons de calcaire sans chaine en pierre de taille, avec toit à demi-croupes couvert de tuiles, sauf un petit campanile et la tour à toit polygonal qui sont couverts d'ardoises. De plan régulier en L, avec tourelle d'escalier dans l'angle, il possède un étage carré (remplaçant pour le corps principal un ancien étage en surcroît dont la charpente est conservée), et une élévation sur cour à travées. Une annexe en appentis s'appuie contre le pignon nord de l'aile sur cour, une seconde est placée contre l'élévation nord de l'aile en retour. Une demi-croisée en pierre de taille aujourd'hui bouchée est visible sur l'élévation sud de l'aile en retour.

Les bâtiments agricoles sont construits en moellons de calcaire, les élévations sur cour, particulièrement homogènes, possèdent des baies à chambranles de briques et en partie basse un enduit en ciment orné d'un décor géométrique gravé. À l'est et en prolongement du logis se trouvent les porcheries, puis l'atelier couvert de croupes dans l'angle sud-est, le cellier avec porte charretière couverte d'un arc surbaissé en briques et les étables à chevaux, la dernière à l'ouest couverte en appentis. Les étables à vaches avec logement des ouvriers et fenil possèdent un comble à surcroît à usage de fenil, l'élévation est à travées, les pignons sont couverts, la couverture en tuiles mécaniques. Le rez-de-chaussée du colombier abrite une étable, l'étage de comble est le colombier proprement dit, il est couvert de croupes et possède deux annexes en appentis (étable et garage). La grange est agrandie côté cour d'un magasin à engrais et d'une étable, le toit à longs pans est couvert partie de tuiles mécaniques (côté cour) et partie de tuiles plates. Le bâtiment porte les inscriptions fait par Imbert 1933 (intérieur de l'étable) et A. IMBERT Maçon à COURCEMONT 1936 (pignon ouest). Les poulaillers et clapiers adossés au pignon est de la grange sont construits en briques, le garage est couvert d'une terrasse en ciment, et près du puits le fournil possède des baies à chambranle en pierre de taille calcaire.

Les bâtiments d'exploitation actuels sont rejetés au nord de la cour, autour d'un hangar agricole construit en bois et couvert de tuiles plates.

Murscalcaire
torchis
brique
enduit
moellon sans chaîne en pierre de taille
pan de bois
Toittuile mécanique, tuile plate, ardoise, ciment en couverture (?)
Plansplan régulier en L
Étagesrez-de-chaussée, étage en surcroît, 1 étage carré, comble à surcroît, étage de comble
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturesterrasse
toit à longs pans
appentis
toit polygonal
noue
croupe
demi-croupe
pignon couvert
Escaliersescalier demi-hors-œuvre : escalier en vis sans jour en maçonnerie
Typologiesferme de type IV, le logis, ancien manoir, échappe à la typologie des maisons et logis de fermes
Statut de la propriétépropriété d'une personne privée

Annexes

  • Enquête agricole de 1929. Département de la Sarthe

    Monographie d'un domaine agricole de la région médiane du département : La Paysanterie à Jauzé. Par M. Metais, professeur d'agriculture, vers 1932-1933. 28 pages dactylographiées.

    Archives départementales de la Sarthe : 7 M 34. (Transcription synthétique)

    Le domaine. (Cf. Fig. 2 et 3)

    Le domaine de La Paysanterie est situé entièrement sur le territoire de la commune de Jauzé. La distance du centre de l'exploitation au bourg est de 0 Km 800.

    Superficies cultivées :

    Terres labourables : 13 Ha 55 a 69 ca

    Pairies naturelles : 35 Ha 96 a 42 ca

    Jardin : 18 a 42 ca

    Taillis : 1 Ha 63 a 50 ca

    Superficies non cultivées (propriétés bâties, cours, mares, chemins) : 52 a 38 ca

    Le domaine se compose de 4 parties, autrefois distinctes : La Paysanterie (30 ha 40 a 22 ca), Chauni (14 ha 22 a 21 ca), Le Taillis (1 ha 20 ca), La Perrière (6 ha 23 a 81 ca). Le plan cadastral comprend 52 parcelles, la superficie moyenne est donc de 0 ha 9973. Le plan actuel ne comprend plus, en exceptant le taillis, le jardin et les mares, par suite d'arrachages de haies, que 20 parcelles, soit 3 en terres labourables (surface moyenne des parcelles 4 ha 51 a 8) et 17 en prairies naturelles (surface moyenne des parcelles 2 ha 11 a 5 ca). La surface de la plus grande parcelle est de 10 ha 79 a 26 ca, et celle de la plus petite de 0 ha 09 a 79 ca.

    Les parcelles de La Paysanterie sont situées autour des bâtiments d'habitation et d'exploitation et sont toutes clôturées, soit de haies vives régulièrement taillées, soit par des ronces artificielles. Les parcelles de Chauni, situées à 2 hm 500 du centre de l'exploitation et celles de la Perrière, à 1 km, sont desservies par des chemins vicinaux ordinaires en bon état.

    Le relief est peu accentué. La Paysanterie se trouve sur le flanc ouest d'un léger vallon, Chauni et la Perrière sont situées sur le plateau de Jauzé. Les terres sont, dans l'ensemble, argilo-siliceuse, la proportion d'argile et de silice est très variable, avec un sous-sol imperméable. De grosses différences apparaissent donc dans la constitution physique d'un même champ. Les terres les plus mouillantes de l'exploitation et les terres les plus brûlantes en été ont été converties en prairies naturelles. La teneur des terres en azote, potasse et chaux peut être considérée comme satisfaisante. Par contre, l'insuffisance en acide phosphorique justifie les fortes fumures phosphatées utilisées par M. Dorison. Il n'existe pas actuellement de drainage, mais un plan a été établi par les services du Génie Rural.

    Les bâtiments (cf. Fig. 4 à 13)

    Les bâtiments sont disposés en carré, la surface couverte est de 1150 m². On y accède par une allée de 150 m de long débouchant sur la route de Jauzé à Sables. Les bâtiments sont construits avec de la pierre extraite sur le domaine ; le sable provient d'une carrière située à Aulaines, à 10 km. Les chaux, ciment et tuiles proviennent de Bonnétable. Tous les bâtiments sont couverts en tuiles. L'eau potable est fournie, en quantité toujours suffisante, par un puits muni d'une pompe. Les mares servent à l'abreuvement des animaux.

    Bâtiments d'habitation :

    De construction ancienne, ils ont leur façade principale à l'ouest. Surface couverte : 140 m². Toutes les pièces, éclairées à l´électricité, sont munies de cheminées. De la salle commune, la surveillance des étables et des écuries est très facile. Les servantes sont logées dans les chambres de la maison de l'exploitant. Les ouvriers ont leur chambre à l'extrémité de l'étable ; une fenêtre aménagée dans la cloison, un dispositif d´éclairage convenable, facilitent la surveillance des animaux pendant la nuit.

    Bâtiments d'exploitation :

    a) dans le prolongement des bâtiments d'habitation, un bâtiment de 160 m² avec 5 loges à porcs ;

    b) perpendiculairement au précédent, un bâtiment de 154 m² renfermant l´atelier de préparation des aliments avec le groupe électrogène et la batterie d'accus, la cave, les écuries pouvant loger 3 chevaux et 2 juments avec leurs poulains ;

    c) un bâtiment de 124 m² avec l'étable, la chambre des ouvriers, la remise pour les fourrages verts. L'étable peut loger 14 vaches laitières et les veaux de l'année ;

    d) un bâtiment de 47 m ² avec l'étable pour le taureau, l'étable pour les génisses, le garage de l'automobile ;

    e) une remise de 132 m² pour le logement du matériel de culture ;

    f) un bâtiment de 282 m² avec une grange, le magasin à engrais, la remise du petit matériel ;

    g) un poulailler de 40 m² ;

    h) un fournil de 48 m² abritant les chaudières et le cuiseur pour la préparation es aliments du bétail.

    Une canalisation partant d'un réservoir situé près de la pompe, distribue l'eau dans les bâtiments. Sur l'ensemble des bâtiments, de vastes greniers assurent le logement des récoltes.

    Milieu économique et social :

    Dans la commune et dans la région, on trouve surtout de petites exploitations : dans la commune, 4 fermes seulement ont une surface de 20 à 40 hectares, la surface moyenne des exploitations est de 5 à 10 hectares. Très peu ont de domestiques, parfois une servante. Les facilités de recrutement local de cette main d´œuvre sont suffisantes. Les salaires sont les suivants : garçons, 2500 à 3000 frs ; filles, 2000 à 2500 frs, quelquefois 2800 frs. Les domestiques entrent en service au premier avril et au premier mai.

    À La Paysanterie, les domestiques reçoivent outre le salaire fixe, les avantages suivants : 5 frs par animal vendu, 1 fr par vache étrangère à l'exploitation amenée au taureau, ainsi que toutes les récompenses en argent obtenues aux différents concours de tenue des fermes et notamment au concours annuel organisé par le Comice Agricole de Bonnétable.

    Associations agricoles : Comice agricole du canton de Bonnétable, Syndicat agricole de sélection de semences de pommes de terre de Bonnétable, Caisse locale de Crédit agricole de Bonnétable, Société locale d'assurance mutuelle agricole contre l'Incendie de Jauzé, Société locale d'assurance mutuelle agricole contre les accidents de Jauzé, Société locale de secours mutuels pour l'application des assurances sociales en agriculture.

    L'exploitant, sa famille et la main d’œuvre :

    M. Dorison exploitait à Lombron une ferme de 13 ha, de janvier 1919 au 1er novembre 1920. Il exploite La Paysanterie depuis le 1er novembre 1920, en qualité de fermier d'abord puis comme propriétaire depuis avril 1932. M. Dorison est président des mutuelles agricoles de sa commune et maire. Deux enfants : un garçon de 11 ans et une fille de 13 ans.

    Main d´œuvre permanente : 2 garçons, 2 filles. Main d´œuvre saisonnière : 50 journées en moyenne par an à des époques variables. Les domestiques ont chacun leur chambre particulière et mangent à la table du chef de l'exploitation.

    Outillage agricole

    A. machines et instruments d'extérieur de ferme :

    De travail au sol : 2 brabants, 1 extirpateur, 1 scarificateur, 2 herses, 1 buttoir, 1 rouleau.

    D'épandage des semences et des engrais : 1 semoir en ligne, 1 distributeur d'engrais.

    De traitement des plantes : 1 pulvérisateur à cheval, 1 pulvérisateur à dos.

    De récolte : 1 faucheuse, 1 faneuse, 1 râteau à cheval, 1 moisonneuse-lieuse, 2 arracheuses de pommes de terre.

    De transport : 3 charrettes, 3 tombereaux, 1 voiture légère, 1 vachère, 1 voiture automobile.

    B. machines et instruments d'intérieur de ferme :

    De triage des semences : 1 trieur à grand travail.

    De préparation des aliments du bétail : 1 décrotteur à betteraves, 1 coupe-racines, 1 aplatisseur de grains, 1 concasseur, 1 hachepaille, 1 cuiseur.

    De laiterie, beurrerie et fromagerie : 1 écrémeuse centrifuge, 1 baratte, 1 malaxeur. Petit matériel pour la fabrication du fromage de ferme.

    De cidrerie : Moulin à pommes, pressoir, tonneaux.

    C. Moteurs :

    Groupe électrogène avec batterie d'accumulateurs fournissant un courant de 110 volts. L'éclairage électrique existe dans toute les pièces.

    Entreprise de production végétale, production animale et de transformation

    A. Entreprise de production végétale :

    a) Production pour la vente : blé et avoine pour la semence, pommes de terre vendues comme semence en grande partie.

    Le blé occupe une surface de 8 ha. Variétés cultivées : VILMORIN 23 (3 ha 1/2), HYBRIDE 40 (2 ha), TEVERSON (0 ha 50). Les surfaces occupées par chacune de ces 3 variétés diffèrent suivant la nature du sol dans les champs ensemencés en blé. Les rendements moyens obtenus sur l'exploitation sont de 40 quintaux de grain à l'hectare. En 1929, le rendement moyen s'est élevé à 50 quintaux.

    Les variétés de pommes de terres sont l'Institut de Beauvais et l'Early Rose. L'Early Rose est utilisée pour la consommation familiale. L'Institut de Beauvais est cultivée pour la production de semences sélectionnées et contrôlées sur le champ. Tous les tubercules de grosseur convenable sont vendus comme semence et il arrive fréquemment que M. Dorison achète des pommes de terre de consommation. Seules, les pommes de terre trop petites, tachées ou abimées à l'arrachage sont données aux porcs, le bénéfice réalisé par l'engraissement permet de couvrir les frais de l'achat de semences en provenance des syndicats de sélection de Bretagne. La plantation est effectuée à la bêche. Le rendement moyen en tubercules de grosseur convenable pour la semence et vendus comme tels est de 25000 kg à l'hectare.

    b) Production de pommes et poires à cidre pour les besoins de l'exploitation. La récolte permet une provision de cidre suffisante pour 2 années, le cidre est fabriqué par un entrepreneur à l'aide d'un pressoir mu par un moteur. Le marc est utilisé pour faire des composts.

    c) Production d'orge, d'avoine, de betteraves, de fourrage artificiel, de fourrages annuels et de fourrage naturel pour les besoins de l'exploitation.

    L'avoine et l'orge succèdent généralement au blé. Ce sont uniquement des variétés de printemps (avoine blanche Ligowe et orge à 2 rangs). Les rendements obtenus varient de 30 à 35 quintaux à l'hectare.

    La betterave fourragère demi-sucrière à collet vert est cultivée. Les rendements qui ne sont jamais inférieurs à 80000 kg atteignent fréquemment 100000 kg à l'hectare.

    La citrouille fourragère de Touraine ou gosse courge longue, très appréciée pour l´alimentation du bétail, est cultivée sur 50 ares environ. Elle est donnée crue et coupée en morceaux aux vaches laitières et le plus souvent cuite aux porcs.

    Fourrages verts : maïs-fourrage, variété Jaune des Landes, inclus dans la sole des plantes sarclées ; vesces de printemps, semées avec une très petite quantité d'avoine ; trèfle violet, tous les 8 ans seulement sur une même parcelle, toujours semé seul, sans mélange de ray-grass, presque toujours dans le blé, rarement dans l'avoine. Les semences sont achetées chaque année, garanties décuscutées. Aucune trace de cuscute n'a été constatée dans l'exploitation.

    Conservation des récoltes :

    Les betteraves sont conservées en silos établis dans les parties les plus saines des champs avoisinant les bâtiments. En raison du sous-sol imperméable, le silo est établi au niveau du sol et un fossé de ceinture entraîne les eaux.

    Les pommes de terre sont rentrées en grange et seulement recouvertes d'une épaisse couche de paille. Une première livraison a lieu fin novembre - début décembre (suivant les demandes reçues par le Syndicat de sélection de semences de pommes de terre de Bonnétable, chaque adhérent est invité à livrer un certain pourcentage de sa récolte), le reste est vendu soit au cours de l'hiver, soit au début du printemps.

    Les greniers sont suffisants pour assurer le logement des grains. Les blés vendus pour la semence sont livrés au marchand grainier 15 jours à 3 semaines après les battages.

    Les prairies naturelles :

    Les prairies naturelles sont alternativement pâturées et fauchées, sans toutefois l'être dans un ordre immuable : l´exploitant tient surtout compte de l'état du sol au moment de la pousse de l'herbe. Toutes les prairies trop humides à cette époque sont conservées pour la fauche. De plus les prairies soumises à la pâture sont groupées de telle façon que les animaux aient toujours une mare à leur disposition. En moyenne 15 à 17 ha sont fauchés, afin d'obtenir de 75000 à 80000 kg de foin sec en première coupe. Le regain est toujours pâturé, sauf sur 1 ha. environ, pour avoir un peu de fourrage tendre pour les jeunes animaux.

    Par suite des fortes fumures phosphatées, les légumineuses (trèfle blanc, trèfle hybride, trèfle violet, minette) sont abondantes dans toutes les prairies, environ les 2/5 du peuplement à Chauni et la moitié à la Paysanterie. Parmi les graminées, dominent le ray-grass anglais, le dactyle, le pâturin, la crételle et dans les parties basses, la houque laineuse. La proportion de plantes diverses est presque négligeable ; quelques renoncules, leucanthèmes et centaurée jacée. Le rendement moyen en foin sec de première coupe est de 5000 kg à l'hectare.

    Jardin potager, fruitier et floral :

    Le jardin a une superficie de 18 ares et assure une production suffisante de légumes. A noter un carré d'asperge en plein rendement. Les arbres fruitiers sont plantés en bordure des carrés. Une pépinière de jeunes pommiers fournira les arbres de plein vent nécessaires pour le remplacement des sujets qui disparaîtront et pour la création prochaine d'un nouveau verger. Le jardin potager-fruitier est agrémenté de fleurs annuelles et de rosiers plantés en massifs et sur les plates-bandes de la grande allée centrale longitudinale.

    Arbres fruitiers :

    On compte sur l'exploitation 500 pommiers à cidre et 20 poiriers. Tous ces arbres sont âgés et ont été plantés il y a une cinquantaine d'années. Deux près-vergers comptent 30 et 60 pommiers, le reste des arbres est en rangées dans les terres de culture (vestige des anciennes plantations en bordures des haies, arrachées depuis pour réunir les parcelles). Les poiriers étaient plantés dans les haies même et une trentaine ont été arrachés lors de leur suppression.

    Parmi les principales variétés de pommes à cidre, il faut citer : Calotte, Doux Normandie, Fréquin tardif, Petit fréquin, Fréquin vert, Fréquin parapluie, Marin Onfroy. Parmi les variétés à deux fins : De Jaune ou Reinette du Mans, Petite Reinette grise.

    Fumures :

    Emploi de superphosphate, sylvinite, sylvinite riche, chaux, sulfate d'ammoniaque (pommes de terre, prairies naturelles, avoine), fumier (pommes de terres et jardin potager, jamais pour le blé). Acide sulfurique pour la destruction des mauvaises herbes, chlorure de potassium pour le jardin, scories pour les prairies naturelles, sulfate d'ammoniaque pour l'avoine, Huile d´anthracène pour les arbres fruitiers.

    B. Entreprise animale :

    a) Espèce chevaline :

    1 jument non poulinière, 1 pouliche de 2 ans, 2 chevaux hongres. Tous les chevaux sont uniquement utilisés pour les travaux de la ferme. L'absence de juments poulinières se justifie par l'insuffisance des bâtiments, une écurie neuve devant être construite au cours de l'année 1934, une jument poulinière sera achetée. M. Dorison achète, dans les années où les prix sont peu élevés 2 ou 3 poulains de race percheronne. L'un des poulains est conservé en vue de son utilisation sur l'exploitation et les autres sont vendus dans la région comme chevaux de trait. Nourriture des chevaux : en été, foin à volonté, pâturage pendant la nuit, avoine ; en hiver, foin à volonté, betteraves hachées, avoines.

    b) Espèce bovine :

    L'étable comprend 2 taureaux, 12 à 14 vaches à lait, 14 veaux de l'année, 4 à 6 veaux achetés à l'âge de 8 jours, 30 génisses et bouvillons de plus d'un an. (Troupeau au 1er novembre 1932 : 1 taureau de 30 mois, 1 taureau de 1 an, 14 vaches laitières, 20 veaux de l'année, 30 génisses et bouvillons de plus d'un an. Parmi les 20 veaux de l'année, 6 ont été achetés à l'âge de 8 jours).

    Le troupeau est exploité à la fois pour la production des jeunes et la production du lait. La sélection est très nettement orientée vers le type normand : 4 vaches et les 2 taureaux sont inscrits au Hard-Book. Très peu de génisses nées sur la ferme sont élevées en vue du remplacement des vaches de réforme, des génisses sont régulièrement achetées en Normandie à l'âge de 15 à 18 mois, ainsi que les taureaux. Tous ces jeunes animaux sont issus de parents inscrits et le plus souvent de vaches à production laitière contrôlée.

    Production du lait :

    Pas de vente de lait en nature. 900 à 1000 kg de beurre son fabriqués annuellement, le lait écrémé nourrit les veaux d'élevage.

    8 vaches de l'étable sont soumises au contrôle laitier organisé par le Syndicat Départemental de Contrôle laitier et beurrier sous les auspices de l'Office Agricole Départemental. Tous ces contrôles sont actuellement en cours pour la première année. Outre ce contrôle mensuel, les quantités journalières de lait fournies par chaque vache sont inscrites sur un carnet par Madame Dorison. En fin de lactation, les quantités journalières totalisées sont reportées sur la fiche individuelle de chaque vache.

    Le lait destiné à la fabrication du beurre est tamisé et écrémé aussitôt après la traite. La laiterie, bien installée, comporte une écrémeuse centrifuge, une baratte et un malaxeur actionnés par un petit moteur électrique. La crème est conservée dans des pots de grès vernissé munis à la partie inférieure d'un trou permettant la vidange du petit lait. Le beurre est fabriqué une fois par semaine en vue de la vente au marché de Bonnétable le mardi ou de Mamers le lundi. En été, la crème est refroidie avec de la glace achetée à Bonnétable, la baratte est lavée à l'eau fraiche et enfin le barratage et le malaxage sont faits la nuit aux époques les plus chaudes.

    Les vaches laitières :

    Elles vivent en été au pâturage où les mares fournissent l'eau de boisson, et sont rentrées à l'étable matin et soir pour la traite (3 traites pour les grandes laitières). Elles sont nourries de foin, citrouilles, navets, betteraves, balles de blé, tisane d'orges, son et pommes de terre crues hachées pour les grandes laitières.

    Production et élevage des jeunes :

    Pas de vente de veaux de boucherie. Achat de veaux de 8 jours pour l'élevage, de préférence des génisses. Les animaux élevés sont vendus à l'âge de 2 à 3 ans pour les bœufs de boucherie suivant les cours de la viande, à 2 ans à 2 ans et demi pour les génisses.

    À l'étable, une plaque placée sur le mur devant chaque animal indique son nom et éventuellement son numéro d'immatriculation au Hard-Book Normand, puis la date approximative du vêlage, qui a toujours lieu à l'étable.

    Nourriture : tous les veaux sont élevés au baquet, sauf ceux qui sont faibles et ceux nés de femelles primipares. L'alimentation des veaux est rigoureusement surveillée par Mme Dorison. En fonction de l´âge : lait entier de la mère, puis lait écrémé, tisane d'orge et son, puis betteraves hachées et fourrages verts. Les veaux sont conduits au pré à l'âge de 6 mois, même en hiver, mais couchent à l'étable. À partir de 12 à 15 mois, les veaux vivent seulement sur l'herbage, dans les près les plus éloignés du centre de l'exploitation, jusqu'à l'époque où les bœufs pourront être livrés à la boucherie et où les génisses seront vendues, dans la région, généralement amouillantes. Les génisses devant être conservées et provenant, soit de l'exploitation, soit d'achat en Normandie, sont rentrées à l'étable peu avant le vêlage.

    En raison des excellentes conditions d'hygiène et d'alimentation dans lesquelles vit le bétail, et par suite de la vaccination des veaux dès la naissance contre la septicémie et de la ligature et la désinfection du nombril, aucune maladie ni aucun accident ne sont à signaler depuis 12 ans que M. Dorison exploite la Paysanterie.

    Les taureaux :

    Le jeune taureau reste dans les près d'élevage avec les génisses, le taureau de service reste constamment à l'étable. La taureau de la Paysanterie saillit annuellement 80 à 100 vaches. Le prix de la saillie est de 20 francs, plus 1 fr pour le personnel de la ferme. Le taureau est réformé entre 3 et 4 ans. Nourriture : betteraves hachées, orge, foin ou fourrages verts suivant la saison, tisane d'orge.

    c) Espèce ovine : pas de moutons.

    d) Espèce porcine :

    La porcherie comprend : 1 truie, race de Bayeux, 10 à 12 porcs d'élevage. La première portée est généralement gardée entièrement et, si les petits ont été suffisamment nombreux la 2e portée est vendue en totalité. Les porcs sont engraissés avec du lait et les pommes de terre invendues, et des grains cuits (orge et la petite quantité de seigle récoltée dans les parcelles cultivées en vue de la production de la paille à liens). En outre, en été, les feuilles d'ormeaux sont données aux jeunes et, à l'automne, des citrouilles crues ou cuites stimulent l'appétit.

    e) Basse-cour :

    Les poules sont des Bresses noires surtout exploitées en vue de la production des œufs. Elles sont baguées vers 3 ou 4 mois (la couleur des bagues diffère selon les années) et réformées ainsi facilement après 2 années de ponte.

    Au clapier, les lapins argentés et blancs, élevés presque uniquement lorsque la fourrure présentait une certaine valeur, ont fait place aux lapins gris, géant normand, plus gros producteurs de viande.

    Il est vendu annuellement une moyenne de 100 poules et poulets, 50 lapins, 200 à 220 œufs. La quantité d´œufs consommés sur la ferme est plus grande que la quantité vendue.

    Denrées et produits achetés pour la nourriture des animaux

    Les divers produits récoltés sur la ferme suffisent à assurer une parfaite alimentation du bétail. Pas d'achats de tourteaux ou de farines, seulement du son lorsque les cours sont au plus bas. Une grosse réserve de fourrages secs existe toujours sur l'exploitation, ce qui permet dans les années de disette fourragère de vendre du foin à très haut prix ou d'acheter en supplément du bétail dont les cours ont fortement baissé. Inversement, lorsque les prix des foins sont bas, des achats permettent d'augmenter la réserve provenant de l'exploitation, et ceci en vue d'une utilisation ultérieure.

    La tisane d'orge, préparée préparée chaque jour en faisant bouillir 15 litres d'orge aplatie dans 200 litres d'eau, est rafraichissante, digestive et ne pousse pas à la graisse. Le son assèche la bouche du veau et le met dans l'impossibilité de se lécher ou de lécher ses voisins.

    Fumier et purin

    Le fumier est enlevé complètement tous les jours aussi bien sous les bovins que sous les chevaux et stocké sur une plate-forme cimentée de 80 m² complétée par une fosse à purin de 3000 litres munie d'une pompe. Des composts sont faits avec les marcs de pommes.

    Les résultats

    M. Dorison est convaincu que "la comptabilité, oeil ouvert sur la bonne marche d'une l'exploitation, est indispensable et que, seule, elle peut donner à l'agriculteur cette assurance dans les entreprises dont font preuve les plus expérimentés". Les registres de comptabilité de la Paysanterie comprennent un agenda de poche, un livre de caisse, un livre de bétail et de basse-cour. Sur l'agenda de poche, tous les travaux effectués sont indiqués par jour. Y sont également inscrites toutes les opérations, recettes ou dépenses. De son côté, Madame Dorison note soigneusement tous ses achats ainsi que les sommes qu'elles encaisse. Pour les dépenses importantes, résultant soit d'achat de matériel, soit de réparation aux bâtiments ou de constructions neuves, les factures sont conservées. Toutes les opérations relatives au bétail (achat et vente d'animaux, vente de beurre) et à la basse-cour sont reportées sur le livre du bétail. Chaque animal a sa page sur laquelle sont inscrits : date de naissance ou âge approximatif, numéro au Hard-Book Normand s'il y a lieu, prix d'achat, prix obtenus dans les concours, la production de lait journalière pour les vaches laitières, la date et le prix de vente pour les veaux, le motif de réforme.

    Les récompenses obtenues

    Concours d'exploitations rurales organisé par la Société des Agriculteurs de la Sarthe, catégorie grande culture : 1926 : 4e prix. 1932 : 1er prix.

    Concours National de la culture du blé 1929 : 1er prix.

    Comice agricole de Bonnétable :

    Concours de tenue de ferme : 2e prix en 1926, 1er prix en 1930.

    Concours annuel du Comice : nombreux prix pour le bétail.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Sarthe. 7 M 34. Enquête agricole de 1929. Département de la Sarthe. Monographie d´un domaine agricole de la région médiane du département en terre silico-argileuse, par M. METAIS, professeur d´agriculture. (s.d., vers 1933).

  • Archives départementales de la Sarthe. 3 P 151/8. État des sections du cadastre de Jauzé. 1837.

  • Archives privées La Paysanterie. Aveu du fief de la Paysanterie rendu par Gédeon Morel. 3 janvier 1682.

  • Archives privées La Paysanterie. Aveu du fief de la Paysanterie rendu par Julien Hain. 23 juillet 1601.

  • Archives privées La Paysanterie. Détail des biens sis paroisse de Jauzé appartenant à madame de Verneil. 3 décembre 1735.

  • Archives privées La Paysanterie. Extrait des partages de la terre et métairie, fief et seigneurie de la Paysanterie. 13 novembre 1528.

  • Archives privées La Paysanterie. Lots et partages des biens de Jean et Jacques les Hains. 23 novembre 1646.

  • Archives privées La Paysanterie. Montrée d'un fournil et d'une étable au lieu de la Paysanterie. 30 avril 1660.

  • Archives privées La Paysanterie. Montrée et visite de la métairie de la Paysanterie. 9 et 10 décembre 1744.

Documents figurés
  • Plan cadastral révisé en 1933 mis à jour en 1994, section B2 (Direction générale des impôts - cadastre).

  • Enquête agricole de 1929. Département de la Sarthe, plan à l'encre, monographie d´un domaine agricole de la région médiane du département en terre silico-argileuse, manuscrit par Métais, s.d. (vers 1933) (Archives départementales de la Sarthe ; 7 M 34).

  • Photographie ancienne, vers 1923 (Collection particulière ; La Paysanterie à Jauzé).

  • Sans titre, huile sur toile, 50 x 30 cm, s.d.

Bibliographie
  • PESCHE, Julien-Rémy. Dictionnaire topographique, historique et statistique de la Sarthe, suivi d'une biographie et d'une bibliographie. 6 tomes. Le Mans : Monnoyer ; Paris : Bachelier, 1829-1842.

    T. II. p. 553-555.
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