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Maison, 11 rue du Général-De-Gaulle ; 10 rue Pierre-Jubau, Paimbœuf

Dossier IA44004574 réalisé en 2004

Fiche

Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonPaimbœuf (commune)
AdresseCommune : Paimbœuf
Adresse : 11 rue du, Général-De-Gaulle , 10 rue
Pierre-Jubau
Cadastre : 1810 196 ; 1999 A 2ème feuille 276

La parcelle, d'une largeur de près de sept mètres, comprise à l'origine entre la Loire et l'actuelle rue Pierre-Jubau a été arrentée par la duchesse de Lesdiguières en novembre 1693 à un arquebusier Abraham Bertaud. La maison reconstruite en 1752 par Marc Moreau, forgeron, a remplacé une petite maison construite à la fin du XVIIe siècle dont les murs peu épais et liés avec de la terre ne permettaient pas la surélévation prévue initialement, comme en témoigne le marché passé le 18 août 1750 avec les propriétaires des maisons voisines pour la construction de nouveaux murs mitoyens (texte annexé). L'ouverture du chantier en 1750 suivait l'acquisition par le même propriétaire de la maison Berg op Zoom (n° 28 quai Chassagne) en 1746. Au sud de la maison jusqu'à l'actuelle rue Pierre-Jubau, cinq pièces qualifiées de petites maisons construites avant 1764 appartenaient aux membres de la même famille Julien Videment (capitaine de navire) et Françoise Moreau. Ne restent de ces pièces couvertes en appentis, adossées au mur mitoyen à l'est et ouvertes sur l'allée reliant les deux rues, que les vestiges de cheminées. Au sud des cinq pièces a été élevée avant 1791 la maison d'un étage carré actuellement adressée n° 10 rue Pierre-Jubau. L'ensemble adressé n° 11 rue du Général-De-Gaulle a été récemment divisé en cinq logements.

Période(s)Principale : milieu 18e siècle
Dates1752, porte la date

La maison est composée de deux corps de bâtiment simple en profondeur de plan en L articulés par un escalier en charpente accessible de l'allée ou de la cour, le corps secondaire couvert en appentis. Si la géométrie de la parcelle n'a eu aucune incidence sur le plan du corps principal aligné sur la rue, elle s'avère contraignante pour la construction du corps secondaire, le corps de l'escalier devant amortir la liaison entre les deux corps de bâtiment. L'ouverture de l'angle vers le sud-ouest permet ici la pénétration de la lumière dans l'allée étroite reliant à l'origine les deux rues du nord au sud. La façade sur la rue est composée de deux travées centrées, l'entrée latérale isolée n'étant pas retenue dans le décompte des travées. La distribution est restée proche de celle déclarée en 1785 malgré le changement de destination de la pièce ouvrant sur la rue ; accessible de la rue et de l'allée, elle servait à l'origine de magasin de commerce (boutique). Chaque étage du corps principal est divisé entre les deux baies par une cloison perpendiculaire au mur de façade ; les deux pièces ainsi créées sont chacune accessibles depuis l'escalier par une lourde porte palière. Le corps secondaire comprend deux pièces en enfilade séparées par une cloison en planches. Les cheminées en tuffeau dont ne subsiste aujourd'hui qu'un trumeau au second étage du corps principal étaient présentes dans toutes les pièces sur le modèle de celle existant encore au n° 46 de la même rue.

Mursgneiss moellon
granite moellon
brique
tuffeau pierre de taille
Toittuile mécanique, ardoise, ciment amiante en couverture
Plansplan régulier en L
Étages2 étages carrés
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
appentis
Escaliersescalier hors-œuvre : escalier tournant à retours sans jour en charpente
Techniquesferronnerie
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • AD Loire-Atlantique. 4 E 51/17 : Etude de Me Marot. Reconstruction de la maison n° 11 rue Général-De-Gaulle ; accord passé avec les voisins à l'est pour la reconstruction du mur mitoyen. 18 aout 1750.

    L'an mil sept cent cinquante le dix huit août après midi devant nous notaires du marquisat de la Guerche a Paimboeuf soussignés ont comparu en personne le sieur Elie Emé Raingeard M° boulanger et demoiselle Jeanne Bouriau sa femme et le sieur Elie Raingeard leur père et beau-père pour les autoriser attendu leur minorité demeurant ensemble au bas Paimbeuf grande rue paroisse de sainte-Opportune d´une part et le sieur Marc Moreau M° forgeron demeurant aussi au bas Paimboeuf grande rue paroissse de sainte-Opportune d´autre part lesquels nous ont rapporté unanimement que le dit sieur Moreau veut faire rebâtir une petite maison quil a proche et joignant celle des dits sieur et demoiselle Raingeard vers le soleil levant et de l´autre côté vers le couchant joignant celle de Lembert et la Seguineau sa femme et de pierre Seguineau leur frère et la voulant faire élever a plusieurs étages ils ont ensemble vu et examiné le pignon de la dite maison sur lequel il veut faire un exhaussement mais ayant aperçu que ledit pignon est bâti a terre et dune médiocre épaisseur même quelqu'autre defectuosité qui le rende incapable de supporter l'édifice dudir sieur Moreau. Ils ont convenu de ce qui suit savoir que ledit sieur Moreau fera demolir et rebâtir ledit pignon dans toute sa hauteur et largeur a chaux et sable et à deux pieds d'épaisseur pour cela d'employer ses mêmes pierres qui sont a faire le pignon actuel et de fournir le surplus pour le parfaire jusqu´à sa hauteur actuelle pour cella lesdits sieur et demoiselle Raingeard s'obligent jointement et solidairement () pour le tout () au bénéfice de division et d'exécution et de payer audit sieur Moreau la moitié de la reédification dudit pignon à dire d'expert dont ils commenceront aimablement et sans frais un de chaque coté comme aussi est convenu que ledit sieur Moreau fera faire audit pignon du côté des cheminées desdits sieur et demoiselle Raingeard un contre feux ou ouverture qui prendra depuis le bas jusquau haut tant dudit pignon que de l´exhaussement quil y fera faire, même chose il fera faire les deux cheminées une dans le bas et lautre dans le haut de la maison diceux Raingeard et femme a chaux sable tufeau et briques et fera conduire le tuyau a la même hauteur des cheminées quil fera faire pour lui dans la nouvelle batisse, lesquelles cheminées seront au milieu dudit pignon et dans le contre feu ou ouverture quil y fera et en dernier lieu il fera mettre aux deux cotés dudit pignon et du côté d'iceux Raingeard et femme et depuis le bas jusqu´au haut de pierre d´attente fin de faciliter et lier audit pignon la batisse et exhaussement de la maison desdits Sieur et demoiselle Raingeard lorsqu´il la voudront faire élever et se servir dudit exhaussement à ce moyen lesdits sieur et demoiselle Raingeard sobligent les mêmes voies solidairement que devant renonceant au bénéfice de division et () de payer audit sieur Moreau ce qui lui pourra être dû pour raison de ce que devant suivant l´usement de Nantes auquel usement les parties ont déclaré et rapporté pour le règlement de ce qui devra être payé pour ensuite le faire estimer et toiser par les mêmes experts qu'ils choisiront pour estimer le dit pignon ; tout ce que devant a été ainsi voulu consenti stipulé et accepté par les parties qui ont promis de l'exécuter, garder et accomplir sous l'obligation et hypothèque de tous et chacun leur biens meubles et immeubles présents et futurs et soumetant à cette juridiction pour l'exécution du tout, fait et passé et consenti à Paimboeuf maison et demeure des sieurs et demoiselle Raingeard sous les seings des parties les dits jour et an que devant.

    Signé Anne Bouriaux Ellie Emé Raingeard Elie Raingeard, Marc Moreau, Baullin notaire royal, Marot notaire.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Rolle rentier de Mesdemoiselles Grou pour les rentes qui leur sont dues sur les maisons de Painbeuf. Arrentement le 13 novembre1693 fait à Abraham Bertaud, arquebusier, 21 pieds de terre à prendre en largeur dans la pièce des Embrasures. [1772].

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 1 E 757
  • Etude de Me Marot. Reconstruction de la maison n° 11 rue du Général-De-Gaulle par Marc Moreau, Me forgeron ; accord passé avec les voisins à l'est pour la reconstruction du mur mitoyen. 18 août 1750 (annexe 1).

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E 51/17
  • Etude de Me Baullin. Attournance par Julien Videment et Françoise Moreau sa femme, sur cinq petites maisons basses faisant face à la rue Neuve (actuelle rue Pierre-Jubau) bornées au nord par la maison de Marc Moreau, à l'est par celle de François Porcher (anciennement Raingeard) et du couchant aux héritiers Lembert. 18 octobre 1764.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E 1/4
  • Etude de Me Trastour. Aveu rendu au marquisat de la Guerche par Michelle Grou sur une rente due par les héritiers de Julien Videment et ceux de Pierre Marc Moreau sur deux maisons en vis-à-vis de chaque côté de la grande rue. Article 127. 15 février 1780.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E 90/42
  • Registre de la contribution foncière. Section du haut Paimbœuf. Art. 83. Propriétaire : Videment femme Porlodec à Nantes. Nature de la propriété : cinq chambres basses et caveau, chambre basse et chambre haute sur la rue Neuve (actuelle rue Pierre-Jubau). 19 mai 1791.

    Archives communales, Paimbœuf
  • Etude de Me Trastour. Aveu rendu au marquis de Bruc par Anne Renée Coisnelleau veuve de Marc Pierre Moreau. Article 1 : une maison ayant une chambre basse servant de boutique, allée privative au couchant, deux chambres au-dessus séparées par une cloison, une chambre et un cabinet au second étage, grenier au-dessus, au midi des dites chambres un escalier, au midi de l'escalier trois celiers, deux chambres au-dessus au premier étage séparées par une cloison, deux chambres au second étage séparées par une cloison et grenier au-dessus. 6 septembre 1785.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E E 90/44
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général - Lelièvre Françoise
Françoise Lelièvre

Chercheur, Service Patrimoine, Région Pays de la Loire.


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