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Le village de Saint-Georges-du-Rosay.

Dossier IA72001583 réalisé en 2013

Fiche

Œuvres contenues

Dénominationsvillage
Aire d'étude et cantonCommunauté de communes Maine 301 - Bonnétable
HydrographiesLa Chéronne
AdresseCommune : Saint-Georges-du-Rosay
Cadastre : 1835 ; 2014
Précisions

Mentions anciennes.

Le village s'est installé avant le XIe siècle à proximité de la source de la rivière Chéronne, sur sa rive gauche et le long du chemin joignant les baronnies de Bonnétable et la Ferté-Bernard.

Y sont signalées quelques destructions pendant la guerre de Cent Ans (cf notice presbytère), puis la maison du tabellion, construite depuis peu en 1549 (étudiée), en 1563 le vieil étang dudit Saint-Georges (peut-être situé parcelle AB 282 à la limite sud-est du village), en 1579 le four à ban et vers 1625 le logis seigneurial de construction récente. La fortiffication du bourg mentionnée en 1615 renvoie à la mise en défense alors en voie d'achèvement de l'église et du cimetière. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle sont cités le lieu du Portail et les maisons du Porche (1, place de l'église) et de la Butte (1, rue de la Butte), les deux en rez-de-chaussée et la seconde avec cour close contenant des parties agricoles. Quelques marchands et plusieurs artisans sont également mentionnés dans ces mêmes dates.

Le village en 1835.

En 1835, le village, avec 275 habitants, rassemblait moins qu'un quart de la population communale. Il comptait 70 maisons et bâtiments, dont plusieurs auberges, situés autour de la place de l'église et à l'amorce des routes menant à Nogent-le-Bernard au Nord, Dehault à l'Est et La Bosse au Sud. Le nord de la place était occupé par le vaste presbytère (étudié) et l'ancienne cour seigneuriale (?) mitoyenne (étudiée).

Deux écarts nommés la Croix et la Gombondière jouxtaient le village à l'est et au sud. Le premier, mentionné dès le XVIe siècle, rassemblait une dizaine de maisons en 1835, dont la plupart vraisemblablement de construction récente (maisons 29 à 37 route de Dehault). Le second en comptait six, en plus de la ferme de La Mousse, sans doute confondue avec le manoir du même nom à Briosne-les-Sables dans une description de 1841 (mention d'une tour d'escalier et de murs de clôture). Les deux sont aujourd'hui inclus dans le village.

Au total, près des trois quarts des 68 édifices repérés dans les limites actuelles du village existaient en 1835, et au moins cinq conservent des éléments significatifs pouvant remonter au XVIe siècle (maison 2, place de l'église et 2 route de La Bosse ; maison 14, place de l'église ; hôtel de voyageurs 13, place de l'église ; maison 6, cour du Portail, à demi-croisées à chambranles chanfreinés et maison dite La Croix, 1, route de Saint-Aubin, à cheminée à consoles pyramidales ornées d'armoiries non identifiées). La présence d'un étage signale les maisons de notables ou les hôtels de voyageurs (maison 12 place de l'église, ancienne auberge du Grand Saint-Georges remaniée après incendie vers 1920).

Évolution après 1835.

Le village s'est globalement reconstruit sur lui-même après 1835 : au moins les deux tiers des édifices existants en 1835 furent remaniés significativement avant le milieu du XXe siècle. Sur cette même période, une vingtaine de nouveaux édifices furent construits ex-nihilo, principalement en dehors des limites anciennes : lotissement au milieu du XXe siècle des jardins séparant le village de l'écart de la Croix (maisons 7-19, route de Dehault) puis dans une moindre mesure à partir du 4e quart du XIXe siècle de la rive droite de La Chéronne, où n’existait qu'une seule maison.

Globalement, le nombre d'édifices à étage carré fut doublé (une petite dizaine en 1875, près de 20 aujourd'hui), souvent par surélévation d'un fonds ancien (maison 1, rue de La Butte, surélévation avant 1875), certains édifices réalignés (2, route de Dehault) plusieurs bâtiments en pans-de-bois reconstruit en maçonnerie enduite (maisons 29, 31 et 35, route de Dehault, décrites en bois vers 1875).

Dans le même temps, plusieurs maisons furent réunies pour n'en former qu'une seule. En 1906, 72 maisons étaient dénombrées et 66 en 1936, dont 12 déclarées vacantes.

Dans la 2e moitié du XXe et le 1er quart du XXIe siècle, le village fut augmenté essentiellement sur la rive droite (construction de maisons sur le bord sud de la rue de la Mairie, aménagement de la Place de la Bascule et création d'un lotissement en limite ouest du village).

Infrastructures et services publics.

L'école de garçons et de filles fondée en 1752 par M. de Rochambeau, curé et seigneur de la paroisse, fut supprimée en 1793 (non localisée). Il n'a été trouvé aucune explication au surnom de la dîme donné encore aujourd'hui à la grange située face au 10, route de La Bosse, la grange dimeresse du presbytère étant assurément identifiée (étudiée).

La place de l'église fut créée après le déplacement du cimetière en 1831. Les plans d'alignements des rues du village, traverses de voies de circulation secondaires, ne furent adoptés que vers 1875.

L'installation de services publics se fit principalement en réaffectant des édifices anciens : appropriations en école de garçons de la maison 12, route de Dehaut dans le 2e quart du XIXe siècle (fenêtres à chambranles de briques couvertes en plein-cintre), de la partie droite de l'immeuble 6 -8, place de l'église, en bureau de postes en 1912 et de l'édifice 5, Cour du Portail en salle polyvalente et cantine scolaire dans le 4e quart du XXe siècle. La bascule publique, installée en 1924 place de l'église, fut remplacée en 1969 par l'appareil dans son édicule situé Place de La Bascule.

Deux fabriques de poteries ont fonctionné dans le village, la première créée avant 1835 et fermée avant 1872 (25, route de Dehault) et la seconde active entre 1851 et 1861 à La Croix (maison 2, route de Saint-Aubin).

Période(s)Principale : Moyen Age, Temps modernes, Epoque contemporaine

Le repérage a porté sur l'ensemble du village, à l'exclusion des maisons et lotissements créés après le milieu du XXe siècle. 68 édifices ont été repérés, identifiés comme suit : 48 maisons, un immeuble à logements, un presbytère, neuf fermes, trois hôtels de voyageurs, deux édifices commerciaux, une église paroissiale, un presbytère, un lavoir et un ensemble d'édifices à cour commune. Sauf exceptions, les fonds de parcelles, les élévations postérieures et les intérieurs n'ont pas été vus.

De manière générale, les édifices sont construits parallèlement à la rue sur des fonds assez larges, à l'exception de certaines anciennes fermes établies généralement en limite du village ancien (ferme 8, rue de la Bosse) ou des édifices établis autour d'une cour parfois commune (2-4, route de Dehault, Cour du Portail).

Une vingtaine d'édifices ont un étage carré. Le gros œuvre est principalement en maçonnerie enduite. Le pan-de-bois semble peu présent (8 occurrences), mais est probablement masqué par les enduits ou conservé seulement dans les élévations postérieures (13, place de l'église). Les toits sont pour l'essentiel à longs pans et couverts de tuiles plates.

(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général - Hardy Julien