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Equipements scolaires, de loisirs, administratifs, commerciaux et cultuels des Sablons

Dossier IA72058880 réalisé en 2017

Fiche

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Les observations sur les équipements des Sablons portent sur l'ensemble du quartier. Le choix de les analyser conjointement, bien qu'ils répondent à des usages différents, tient de la démarche urbanistique commune qui a mené à leur construction.

Répartition des types d'équipement, quartier des Sablons.Répartition des types d'équipement, quartier des Sablons.Sur les 434 édifices repérés, 46 sont des équipements. Bien que la part puisse paraître faible, leur importance n'en est pas moins grande tant ils servent à structurer le quartier et tant ils agissent de concert avec les logements, répondant aux attentes des nouveaux habitants des Sablons lors de la création du site. Typologie des édifices, quartier des Sablons.Typologie des édifices, quartier des Sablons.

Pierre Vago, architecte en chef de la ZUP, conçoit l'équipement comme créant le réseau du quartier. A l'ouest, l'entrée dans les Sablons est matérialisée par la piscine olympique et à l'est par la patinoire (disparue). Le centre commercial est central et sa physionomie en placette à portiques entouré de boutiques joue le rôle de nœud où convergent les deux voies principales créant ainsi une polarisation urbaine à l'échelle du quartier. De part et d'autre de ce centre commercial se développe le site pensé en deux unités au centre desquelles sont positionnées des équipements scolaires (Sablons I et Sablons III). Structure du quartier des Sablons. Structure du quartier des Sablons.

Les matériaux : construire rapidement

Le monopole du béton

La quasi-totalité des édifices est construite en béton selon le procédé TRACOBA, majoritaire aux Sablons (99% des édifices liés aux équipements), à l'exception du gymnase Pierre Rozière construit en bois et recouvert de shingle.Détail du shingle en façade du gymnase Pierre-RozièreDétail du shingle en façade du gymnase Pierre-Rozière Tous les bâtiments ont leur panneaux préfabriqués sur place par l'usine Heulin, sauf pour l'église Saint-Bernard des Sablons dont la construction diffère du reste du site du fait de son histoire. Les moulurations intérieures et extérieures en témoignent.Détail des moulurations extérieures, église Saint-Bernard des SablonsDétail des moulurations extérieures, église Saint-Bernard des Sablons

Certains édifices sont recouverts de carreaux de céramique. Il semblerait que la majorité des bâtiments ait eu ce type de parement à l'origine mais qu'il ait été parfois perdu. Un seul édifice est recouvert d'un parement de brique (Gymnase Alain-Fournier).

L'utilisation du panneau préfabriqué assure une rapidité d'exécution pour les équipements qui devaient pouvoir être fonctionnels rapidement. Ainsi, la construction de ces équipements concrétise la rhétorique que Pierre Vago développe dans son œuvre critique, soit "une solution correcte, logique et constructive à des nouveaux problèmes, répondant à de nouveaux besoins, réalisés par de nouveaux moyens techniques".

Variations des toitures

Malgré cette unité des procédés constructifs, les toitures des équipements montrent quelques variations. Les toits sont surtout plats en béton, mais 2 écoles sont couvertes de toits pyramidaux en ardoise, 2 autres sont couvertes de tôles à deux pans, et enfin 2 autres ont des toits plats en béton mais avec une corniche en tôle. Enfin, le gymnase Alain Fournier présente également une toiture originale avec des décrochements en verre et menuiseries aluminium. Cette liberté prise par les architectes d'opération pour les toitures des équipements, contrairement aux logements, pourrait s'expliquer par la faible hauteur de ces bâtiments. En effet, à l'exception de deux édifices à plusieurs étages (dont l'immeuble Lafitte), 55% d'entre eux sont construits en rez-de-chaussée et 44% ont un seul étage. Le principe de co-visibilité depuis les étages des tours pourrait donc avoir amené les architectes à envisager ses variations formelles. Vue de l'école Henri-Wallon depuis le toit de l'immeuble voisin.Vue de l'école Henri-Wallon depuis le toit de l'immeuble voisin.

Une architecture stéréotypée

Comme pour l'ensemble des ZUP, la conception des équipements avait pour volonté de susciter de la vie sociale et ont donc été établis en association étroite avec les logements.

Les équipements du quartier des Sablons se rattachent à des modèles architecturaux véhiculés notamment par les revues architecturales contemporaines (L'architecture Aujourd'hui, Techniques et architecture...) et dont les gabarits et les normes ont été dictés par les ministères correspondants. Ainsi, "l'école est devenu un bâtiment fonctionnel pourvu de vastes baies vitrées, bien orienté, accompagné de préaux donnant sur des terrains rectangulaires" (Joseph Abram) et les normes ministérielles imposent le couloir central, les classes rectangulaires etc.Préau de l'école Gérard-Philippe.Préau de l'école Gérard-Philippe. Façade nord de l'école des Sablonnières.Façade nord de l'école des Sablonnières.

De même, les gymnases répondent à des typologies dressées par l'Etat. Bien qu'adaptés par les architectes locaux, ces modèles sont généralement rationalisés. Affiche pour le concours du gymnase Alain-Fournier.Affiche pour le concours du gymnase Alain-Fournier.

Aires d'étudesMans (Le)
Dénominationsgymnase, piscine, complexe sportif, immeuble de bureaux, hôtel de voyageurs, centre commercial, église paroissiale, école maternelle, école primaire, collège
AdresseCommune : Le Mans
Lieu-dit : les Sablons
Adresse : Cadastre : 2019 ER-ES-EK-EI-EH

Sur le plan-projet de Pierre Vago daté de 1962, la majorité des équipements est déjà positionnée. En 1963, les plans-références du Ministère de la Construction mentionnent six groupes scolaires, un lycée technique, sept maisons de jeunesse, un terrain multi-sport, sept centres médico-sociaux, un centre pour personnes âgées, un centre pour jeunes travailleurs, deux maisons de retraite, deux centres commerciaux, une patinoire, un cinéma et deux centres culturels.

Cette ambition est rapidement revue à la baisse pour des questions budgétaires et stratégiques, l'accent étant porté sur les logements dont la ville a un besoin pressant. Le premier équipement a être construit est la piscine des Sablons en 1965, suivie des groupes scolaires Sablons I et III en 1966 et du collège et gymnase Alain Founier en 1967, la même année que le centre commercial. Suite à ces réalisations dans les premières années d'existence de la ZUP, la construction spécifique d'équipements est ralentie pour reprendre activement à partir de 1974. Durant ce laps de temps, des bâtiments SCAN ont permis d'assurer un certain nombre de services (centre paroissial, écoles....).

Auteur(s)Auteur : Vago Pierre
Auteur : Savin Pierre
Pierre Savin (1909 - 1976

Certificat d'études pratiques industrielles en 1925.

Architecte de la ville du Mans à partir de 1960.


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Auteur : Burc Pierre
Pierre Burc

Architecte collaborateur d'Albert Favre à partir de 1967 puis plus tard associé à R. Périllat.

Notamment auteur de la mairie du XVIIe arrondissement de Paris et recommandé par le ministère de l’Éducation nationale pour la construction d'établissements scolaires.


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Auteur : Favre Albert
Albert Favre

Architecte collaborateur de Pierre Burc à partir de 1967 puis plus tard associé à R. Périllat.

Notamment auteur de la mairie du XVIIe arrondissement de Paris et recommandé par le ministère de l’Éducation nationale pour la construction d'établissements scolaires.


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Auteur : Roinné Claude
Auteur : Prebay Alain
Alain Prebay (1944 -

Alain Prebay passe par l'Ecole des Beaux-Arts puis devient architecte au Mans en 1968.


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Auteur : Ducellier Bernard
Auteur : Lohner Jean Paul Yvan
Jean Paul Yvan Lohner (1927 - 2012

Jean-Paul Yvan Lohner originaire de Rixheim commence a étudier l'architecture dans l'atelier de Gustave Stoskopf à l’École régionale d'architecture de Strasbourg. Diplôme en 1948 il part ensuite à Paris où il rejoint l'atelier de Marcel Gromort et Louis Arretche à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts. Diplômé le 15 juin 1961, il obtient un an plus tard le titre d'architecte ordinaire des bâtiments civils et palais nationaux. A ce titre il sera l'architecte de la restauration des Petites et Grandes écuries de Versailles de 1963 à 1972 et architecte en charge du Panthéon en 1965.


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Auteur : Cochin Pierre-Yves
Pierre-Yves Cochin (1926 -

Pierre-Yves Cochin né en 1926 intègre l'atelier d'otello Zavaroni à l'école nationale des Beaux-arts en 1945. Il en sort diplômé en 1960.

Il eu en charge, notamment, le plan d'urbanisme du 19e arrondissement de Paris et un certain nombre d'hôtel de voyageurs.


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Mursbéton parpaing de béton faïence
béton parpaing de béton enduit d'imitation
béton béton précontraint
Décompte des œuvresétudiées 8
repérées 46

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives nationales ; 19780328/24. Descriptif du plan-projet, ministère de la construction, 15 octobre 1962.

  • Archives municipales du Mans ; 115W7. Cahier des charges de la ZUP des Sablons, 11 février 1965.

  • Archives municipales du Mans ; 31 W 178. Enquête de l'office HLM pour la programmation des édifices scolaires aux Sablons, 20 mai 1965.

Documents figurés
  • Plan-projet de la ZUP des Sablons, Pierre Vago, 15 octobre 1962. (Archives nationales ; 19780328/24).

Périodiques
  • Archives départementales de la Sarthe. PER 927. Le Maine Libre. 1963-1982.

    8 novembre 1964
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général - Ferey Marie