Logo ={0} - Retour à l'accueil

Écart dit village de Quéniquen

Dossier IA44003737 réalisé en 2007

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Appellationsvillage de Quéniquen
Parties constituantes non étudiéesfournil, puits, fournil, abreuvoir
Dénominationsécart
Aire d'étude et cantonGuérande - Guérande
AdresseCommune : Guérande
Lieu-dit : Quéniquen
Cadastre : 1819 Q2 ; 2000 AW, AX, AY

Quenesquen est cité dès 1206 dans un acte par lequel André de Vitré et Éon de Pontchâteau se partagent la châtellenie de Guérande que le roi de France, Philippe Auguste, leur avait donnée pour leurs bons services. André reçoit Quéniquen et Larmor, toute la partie qui est au sud de la route de Guérande à Saint-Nazaire, sauf Saillé, et un tenement des bourgeois de Guérande. Éon est gratifié de ce qui est au nord de la route de Guérande à Saint-Nazaire, avec le bourg de Guérande et Saillé. On trouve ensuite dans les textes Qnechguen en 1395, Qunechquen en 1431, Quenequen en 1476, Queneven en 1479, Quenecven, en 1586, Quenquen en 1701.

Sous l'Ancien régime, Quéniquen est le centre d'une frairie importante regroupant, outre le village lui-même, les écarts de Kerignon, de Pradel et de Congor. Au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, les Dominicains de Guérande y possédaient plusieurs biens.

En 1851, le village est le troisième plus gros écart de Guérande. Il comporte alors 327 habitants répartis en 89 ménages. Les chefs de foyer sont à 64 % des paludiers (54 sur 89). On dénombre également : 4 sauniers, 9 employés des douanes, 1 aubergiste, 1 cultivateur, 2 fermiers, 1 fournier, 1 jardinier, 6 journaliers, 1 laboureur, 1 lingère, 1 mendiant, 2 propriétaires/rentiers et 3 religieuses.

Les logis les plus anciens datent de la fin du Moyen Age et du début de l’Époque Moderne (n° 4 et 6 chemin de la Fontaine-Neuve). Plusieurs maisons sont bien datées par des chronogrammes des XVIIe et XVIIIe siècles (1633, Impasse du Four ; 1636, n° 7 rue du Tenny ; 1656, n° 1 rue du Rocher ; 1715, n° 2 rue du Rocher). Quelques unes ont fait l'objet d'une reconstruction dans le courant du XIXe siècle (1832, n° 5 rue de la Croix ; 1863, n° 31 rue de Kérignon).

Période(s)Principale : Moyen Age
Principale : Temps modernes
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

Le village s'est implanté sur le versant sud du coteau (alt. 10 m, place de la Croix), le long d'une route (rue des Paludiers) descendant au marais. Les rangées d'habitations se sont développées majoritairement le long d'axes secondaires perpendiculaires à cette route, orientant leurs façades au sud. Les logis les plus anciens ont, de fait, tendance à se répartir au plus près de la rue des Paludiers.

Le centre du village est marqué par une croix de chemin implantée jadis au centre d'un petit placître, résultat de l'élargissement du carrefour formé par le croisement de la rue des Paludiers et de la rue de la Croix. Elle a été légèrement déplacée pour des raisons de circulation. A cet endroit, prenait place, aussi, jusqu'au début du XXe siècle, l'un des puits communs du village. Plus au nord, l'impasse du Four témoigne encore de l'emplacement de l'ancien fournil ayant laissé place, en 1874, à une construction neuve, impasse du Prémarie.

28 ensembles (maison ou rangées de maisons) ont été repérés. Seulement 3 d'entre eux sont postérieurs à 1819 et concernent le nord-est du village (12, 14, 16, 18 rue de Kerbézo). Le repérage dénombre également une croix de chemin (antérieur à 1819), trois puits communs, un abreuvoir commun, un fournil construit en 1874.

Typologiestype 1

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de Loire-Atlantique. H 297. Baux à ferme de maisons et de terres sises au village de Queniquen, en Guérande, 1597-1785.

  • Archives départementales de Loire-Atlantique. 2 M 15. Recensement de la population. 1851 et 1856.

Documents figurés
  • Fonds Stany-Gauthier (Archives départementales de Loire-Atlantique ; 30 J).

  • Cadastre ancien, 1818-1820 (Archives départementales de Loire-Atlantique ; 7 P 2492).

  • Carte postale (Archives privées de Michel Ganche).

Bibliographie
  • LA BORDERIE, Arthur de. Recueil d'actes inédits des ducs et princes de Bretagne (XIe, XIIe, XIIIe siècles). Rennes, 1888.

    p. 138-140.
  • PINSON, Félix-Joseph. Dictionnaire des lieux habités du département de la Loire-Inférieure. Nantes : Guéraud et Cie, 1857.

  • QUILGARS, Henri. Dictionnaire topographique du département de la Loire-Inférieure comprenant les noms de lieux anciens et modernes. Nantes, 1906.

    p. 231.
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Ville de Guérande - Durandière Ronan