Dossier d’œuvre architecture IA85001730 | Réalisé par
  • inventaire topographique, Commune de Luçon
Couvent de carmélites déchaussées, rue de l'Union-Chrétienne
Auteur
Copyright
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Luçon (commune) - Luçon
  • Commune Luçon
  • Adresse rue de l' Union-Chrétienne
  • Cadastre 1816 M 85-92  ; 1845 F 331-337  ; 2005 AP 238-239
  • Dénominations
    couvent
  • Genre
    de carmélites déchaussées
  • Parties constituantes non étudiées
    église, crypte, jardin

Le carmel de Luçon est une fondation du carmel de Nantes, en 1847, due à l'initiative de Monseigneur Baillès, évêque de Luçon. Le couvent a été édifié à partir de 1850 par deux architectes, le père jésuite Magloire Tournesac et son disciple Alfred Tessier. L'emplacement correspond à l'enclos de l'ancien couvent de l'Union chrétienne, vendu comme bien national à la Révolution et détruit peu après, à l'exception de deux bâtiments portant les dates 1730 et 1750. Auparavant, l'ensemble appartenait au curé de Luçon, Joseph Baudoin. Selon les archives du carmel, il passa un contrat de vente sous seing privé avec Mgr Baillès, le 7 janvier 1847 ; les matrices cadastrales signalent la mutation en 1848. Les nouveaux propriétaires sont en fait deux carmélites, la prieure Marie Angélique Anaïs Des Brosses et Françoise Rosalie Maisonneuve, ainsi que l'abbé Henri-Victor de Lespinay. En vue de la construction du couvent, un premier projet est esquissé par le père Tournesac vers 1850 ; il est annoté par la prieure, en religion soeur Marie de Saint-Pierre, comme ce sera le cas des documents ultérieurs. Dans l'ensemble, ces plans sont assez comparables à ceux qui seront exécutés. Le véritable projet, approuvé par l'évêque de Luçon, est signé par le père Tournesac et Alfred Tessier le 20 mai 1851. Un dernier état de ce projet suivra de peu. Les travaux - conduits par l'abbé Pierre Barillaud comme le montrent les annotations de certains plans - commenceront assez rapidement. Par les matrices cadastrales, nous savons que l'église est achevée en 1856 et que les bâtiments conventuels le sont en 1858. Par la suite, on note des travaux d'entretien et certains aménagements. En 1910, les galeries du cloître sont fermées. En 1996-1997, l'église est restaurée par l'architecte Boufflet : les voûtes en briques sont remplacées par des lambris de couvrement et le choeur des religieuses est pourvu de verrières par Les compagnons du Vitrail (Lozère). Pour rappeler cette campagne de travaux, les armes du Carmel, l'inscription Carmel de Luçon et les dates 1996-1997 sont portées sur la façade de l'église. En 1998, ce sont les bâtiments de 1730 et 1750 qui sont en grande partie refaits. Enfin, actuellement se poursuit une importante campagne de rénovation du carmel.

Le carmel est construit en moellons de calcaire, le plus souvent enduits. Les couvertures sont en ardoises, sauf celles des bâtiments les plus à l'ouest, qui sont en tuiles creuses ; la plupart des toits sont à longs pans. L'ensemble du couvent est de plan symétrique. Les bâtiments se répartissent autour de plusieurs cours. La cour nord est la cour d'entrée ; à l'est, s'élève l'église, à laquelle on accède par un escalier extérieur en pierre. Deux petites cours séparent la cour d'entrée de la grande cour sud, autour de laquelle s'élèvent les quatre bâtiments principaux, pourvus de galeries à arcades au rez-de-chaussée. Ces bâtiments ont un étage ; seul le bâtiment sud, donnant sur le jardin, possède un rez-de-chaussée surélevé, auquel on accède du jardin par un escalier droit en pierre. Quant aux escaliers intérieurs, ils sont en bois. L'église est surélevée, la nef se situant au niveau de l'étage des bâtiments conventuels ; elle est de plan allongé à une seule nef, le choeur des religieuses disposé perpendiculairement au choeur. Sous le choeur, se trouve une crypte non entérrée ; elle est voûtée d'arêtes, comme le couloir qui y mène. A l'origine, la nef et le choeur des religieuses étaient voûtés en berceau brisé, le choeur couvert de voûtes d'arêtes ; ces voûtes, qui étaient en brique, ont été remplacées par des lambris de couvrement ; seule, la voûte d'ogives de la chapelle Saint-Joseph a été conservée.

  • Murs
    • calcaire
    • enduit partiel
    • moellon
  • Toits
    ardoise, tuile creuse
  • Plans
    plan symétrique, plan allongé
  • Étages
    1 vaisseau, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré
  • Couvrements
    • voûte d'arêtes
    • voûte en berceau brisé
    • voûte d'ogives
    • lambris de couvrement
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit en pavillon
    • toit polygonal
    • noue
    • croupe polygonale
  • Escaliers
    • escalier hors-œuvre : en maçonnerie
    • escalier dans-œuvre : en charpente
  • État de conservation
    restauré
  • Statut de la propriété
    propriété privée