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Courcival : présentation de la commune

Dossier IA72001044 réalisé en 2008
Aires d'étudesCanton de Bonnétable
AdresseCommune : Courcival

Le territoire communal était traversé sur sa frange sud-ouest par le grand chemin médiéval de Montfort à Peray, non figuré sur la carte de la paroisse levée en 1791, mais présent sur le plan cadastral de 1829. Il franchit l'Orne saosnoise aux Ponts de Peray partiellement situés sur la commune de Courcival. Les autres chemins joignant les paroisses limitrophes, sont décrits comme mauvais et impraticables sur la carte de 1791, notamment ceux franchissant l'Orne saosnoise, dont le caractère marécageux des rives est fortement appuyé. Le chemin de Grande Communication n° 7 d'Alençon à Vouvray-sur-Huisne (actuelle R.D. 19) ouvert vers 1840, reprend largement le tracé du chemin de Montfort à Peray.

Ce territoire communal est globalement celui de l'ancienne paroisse. L'église paroissiale est mentionnée à la limite des XIe et XIIe siècles, elle est à la présentation de l'évêque du Mans. La terre seigneuriale de Courcivart ou de curia civardi est également mentionnée à la limite des XIe et XIIe siècles. Elle est détenue à partir du XVe siècle par la famille Baigneux de Courcival, qui, entre le milieu du XVe siècle et le premier quart du XVIe siècle, réunit entre ses mains plusieurs autres fiefs de la paroisse (Le Plessis du Val, non localisé, Venis, La Renoncière, la Mihorie et la Gauderie). Le domaine et la seigneurie de l'abbaye de Tironneau (Saint-Aignan) s'étendent partiellement sur la paroisse.

La paroisse est touchée dans la seconde moitié du XVIe siècle par les Guerres de Religion : la chapelle de la Maladrerie, près des Ponts de Peray, est ruinée, l'église est fortifiée.

La paroisse compte 84 feux en 1689, 66 en 1764, soit 341 habitants. La commune, qui appartient de 1790 à 1801 au canton de Nogent-le-Bernard, compte 450 habitants en 1805 (22 propriétaires dont un rentier), 24 journaliers ou manœuvres et 60 domestiques. Le maximum de 529 habitants est atteint en 1829. La population passe sous la barre des 400 habitants vers 1855, sous celle des 300 vers 1885, et compte moins de 200 habitants vers 1960. 84 habitants sont recensés en 2006.

Le sol, considéré comme passablement fertile produit en 1829 surtout froment et orge, trèfle et chanvre, légumes et cidre. Sont élevés chevaux, bovins, moutons, beaucoup de chèvres mais peu de porcs. En 1835 les 873 ha comptabilisés par le cadastre sont pour plus de la moitié en labours (25 charrues recensées en 1805, 15 seulement en 1829), 37 % en prés, pâtures ou herbages. Les Bois de Tyronneau rassemblent la moitié des 40 ha de bois taillis ou de futaie. En 2000 les 470 ha de terres agricoles sont répartis presque également entre terres labourables et herbages, 5 exploitations agricoles sont recensées.

2 moulins à blé d'origine médiévale (Venis et le Petit Moulin) sont en activité jusque dans le premier quart du XXe siècle, celui de Venis converti en usine électrique en 1926. 4 tisserands travaillant à la commande sont comptés en 1829, une forge de maréchal-ferrant existe à la Croix de 1865 à 1926.

En 1829, Pesche dénombre dans son dictionnaire 2 ou 3 maisons dans le bourg, 15 fermes, une trentaine de bordages et un hameau à Touillé. Le cadastre en 1835 comptabilise 79 édifices. 21 sont détruits entre 1835 et 1900, 19 agrandis ou reconstruits, mais seulement 8 créés a novo. 20 édifices disparaissent au XXe siècle (essentiellement avant 1933) contre deux créations et 4 reconstructions ou remaniements.

Dates portées :

1728 (Le Vicariat), 1852 (La Forge), 1863 (La Gauderie), 1871 (La Renoncière), 1876 (Les Bois), 1877 (La Mihorie), 1914 (La Renoncière), 1948 (Les Êtres Moulées), 1951 (La Tisonnerie), 1978 (La Renoncière).

Architectes recensés :

Nourry-Blotin (architecte d'arrondissement, restauration du presbytère, 1856) ; Ernest Pieau (architecte d'arrondissement, construction de la mairie-école, 1863) ; Prosper Lemesle (architecte, restauration de l'église, 1869) ; Rodier (inspecteur des travaux diocésains, restauration de l'église, 1871) ; Boeswilward (architecte diocésain, restauration de l'église, 1871) ; Legendre (agent-voyer cantonal, construction du préau de l'école, 1911).

La commune compte 894 hectares, bordés au nord et à l'est par l'Orne saosnoise et le ruisseau de Mortève, et traversés du Sud au Nord par le Tripoulin. Les terrains marneux et argilo-calcaire du dôme jurassique de Jauzé, occupant l'est et la frange ouest du terroir communal, affleurent sur le bord est de la faille occupée par le cours du Tripoulin, à une altitude de 84 m (église), pour descendre en pente douce au nord et au sud, à une altitude moyenne de 70 m. Ils sont recouverts au centre de la commune par des terrains argileux du crétacé, eux même recouverts localement par les alluvions marquant les cours anciens et actuels de l'Orne saosnoise ou du Tripoulin.

Le paysage est aujourd'hui largement marqué par la prairie, particulièrement au nord-ouest le long de l'Orne saosnoise. Quelques vestiges des bois de Tyronneau subsistent sur la frange ouest de la commune.

Le repérage a porté sur 47 édifices existants sur le plan cadastral à jour pour 1989, identifiés comme suit : 32 fermes, 11 maisons (dont 2 à Touillé et 2 maisons seigneuriales), 1 motte (également étudiée comme ferme) 1 château, 1 église paroissiale, 1 presbytère (ancienne maison seigneuriale), 1 mairie-école et 1 moulin. 8 édifices n'ont pas été repérés : 6 ont été considérés comme trop remaniés ou détruits, 2 études ont été refusées (La Chapelle et Les Lotties).

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Sarthe. 6 M 477. Topographie, population, état des citoyens, agriculture et industrie. Tableaux par commune. Canton de Bonnétable, An X (fragments), an XII-an XIII.

  • Archives départementales de la Sarthe. 3 P 103/11. État des sections de Courcival. 1835.

  • Archives départementales de la Sarthe. 3 P 103/12. Matrice des propriétés foncières. 1838-1913.

  • Archives départementales de la Sarthe. 3 P 103/14. Matrice des propriétés bâties, 1882-1911.

  • Archives départementales de la Sarthe. 3 P 103/15. Matrice des propriétés bâties, 1911-1931.

Documents figurés
  • Carte IGN 1818 O Bonnétable (IGN ; Licence n° 2008-CISO24-74 - SCAN 25 ®).

  • Carte topographique de la paroisse de Courcival avec la situation des clochers des paroisses limitrophes, levée par Jacques Joubert, arpenteur géomètre, 8 juin 1791 (Archives nationales ; N3 Sarthe 16).

  • Plan cadastral de la commune de Courcival, 1835 (Archives départementales de la Sarthe ; PC/103).

Bibliographie
  • BUREAU DE RECHERCHES GÉOLOGIQUES ET MINIÈRES. Carte géologique de la France à 1/50000. La Ferté-Bernard. Notice explicative. Réd. P. Juignet et A. Lebert. Orléans : éditions du BRGM, 1987.

  • Cartulaire de l'abbaye de Saint-Vincent du Mans, publié et annoté par l'abbé R. CHARLES et le vicomte S. MENJOT D'ELBENNE, Le Mans, 1886-1913.

  • GUYOT, R. Les industries préhistoriques de Courcival (Sarthe). Bulletin de la Société d´Agriculture, Sciences et Arts de la Sarthe, 1963-1964, T. LXIX.

  • GUYOT, R. Les industries préhistoriques de Tironeau (commune de Saint-Aignan, Sarthe). Bulletin de la Société d´Agriculture, Sciences et Arts de la Sarthe, 1963-1964, T. LXIX.

  • INSEE. Statistiques locales. Commune de Courcival. Dossier thématique. Accès internet : (consulté le 11 septembre 2009).

  • Notices généalogiques sur la famille Stellaye de Baigneux de Courcival et ses alliances. Première partie. Généalogie. Mamers, Fleury et Dangin, 1883.

  • PESCHE, Julien-Rémy. Dictionnaire topographique, historique et statistique de la Sarthe, suivi d'une biographie et d'une bibliographie. Tome II. Le Mans : Monnoyer ; Paris : Bachelier, 1829.

  • PLESSIX, René. Paroisses et communes de France. Dictionnaire d'histoire administrative et démographique. Sarthe. Sous la direction de J.-P. Baret. Paris, éditions du CNRS, 1983.

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