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Chantier naval Pouvreau (1er site), maison ; le Pont aux chèvres, 35 rue du Pont-aux-chèvres

Dossier IA85002317 inclus dans Chantier naval Pouvreau (2e site) ; le Pont aux chèvres, 2 rue du Canal et 3 rue du Sablon réalisé en 2019

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéescour
Dénominationsmaison, atelier de fabrication, usine de construction navale
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : Vix
Lieu-dit : Pont aux chèvres (le)
Adresse : 35 rue du
Pont-aux-chèvres
Cadastre : 1836 B 1343 ; 2019 AL 202

Quatre maisons différentes, propriétés de Pierre Pouponnet époux Geoffroy, François Bouhier, Pierre Dupain et Pierre Simonneau dit Janvier, apparaissent à cet emplacement sur le plan cadastral de 1836. La quatrième est en alignement sur la rue, les trois autres accolées à l'arrière. Ces dernières sont démolies dès 1861.

En 1880, Fabien Pouvreau (1835-1913), charron, et son épouse Madeleine Coussot, épicière, s'installent ici et font reconstruire la maison au bord de la rue, avec un atelier. Celui-ci est reconstruit dès 1894 dans le prolongement de la maison et permet alors à Fabien Pouvreau de développer son activité. Son fils, Emile Pouvreau (1862-1918) épouse en 1887 Augustine Genauzeau et poursuit l'activité de son père comme charron et forgeron. Ils sont rejoints vers 1910 par le fils d'Emile, également prénommé Emile (1888-1961) (surnommé "Mile Fabien" en référence aux prénoms de ses père et grand-père), qui épouse Ernestine Gantier en 1912. Fabien Pouvreau meurt en 1913 et son fils Emile en 1918, tandis qu'Emile fils, sous-lieutenant d'infanterie, est sur le front. Blessé, il est hospitalisé dans le Puy-de-Dôme et c'est, semble-t-il, à cette occasion qu'il rencontre un officier de marine qui le convainc de se lancer dans la construction de bateaux autres que les traditionnelles barques du Marais.

A son retour, Emile Pouvreau fils reprend donc l'atelier familial. Dans les années 1930, celui-ci prend de l'ampleur, devenant un véritable chantier naval. Un atelier annexe est créé à proximité (37 rue du Pont aux chèvres). En 1936, Emile Pouvreau fabrique son premier bateau de type "Plongeon" puis, en 1939, son premier de type "Requin", un monocoque pour régate, dessiné cinq ans plus tôt par le Danois Gunnar Steinback ; un bateau long de 9,6 mètres, fabriqué en acajou de Côte d'Ivoire (Grand Bassam), avec mât en spruce (épicéa d'Amérique du Nord, léger et souple). L'entreprise ne va cesser d'en fabriquer, 300 exemplaires (sur les 500 existants) jusqu'en 1974. A la fin des années 1930, le chantier Pouvreau, qui commence à bénéficier d'une certaine renommée, expose ses bateaux Requin au salon nautique de Paris.

A la fin de la Seconde Guerre mondiale et dans les années qui suivent la Libération, Emile Pouvreau participe activement à l'organisation, au profit des prisonniers de guerre, de fêtes nautiques et de courses de canots et hors-bords qui ont lieu au pont du Sablon, entre Vix, Maillé et Taugon. Pour ce faire, il apporte son concours au club moto-nautique du Sablon, fondé en octobre 1944 par Marcel Barrerie, Gilbert Bonce, Ulysse Pernot et Henri Rocheteau. Certains des canots participant aux courses sont fabriqués dans l'atelier Pouvreau. Le premier d'entre eux est réalisé en vue de la course du 6 juillet 1947 : baptisé "Sable d'Or" dès le mois de mai (parrain et pilote : Marcel Barrerie ; marraine : Mme Pernot), c'est un canot de type Crift-Craft, d'une puissante de 120 chevaux, capable d'atteindre une vitesse de 80 km/h. Dès 1946, 40 des 45 des hors-bords comptabilisés en France ont été construits dans l'atelier Pouvreau qui en a vendu aussi à l'étranger.

Le chantier reprend sa production après la guerre, notamment autour du type "Requin". Après la mort d'Emile Pouvreau en 1961, l'entreprise familiale est reprise par son fils Guy et son gendre Honoré Fillon, et est en grande partie délocalisée dans un nouveau bâtiment construit en 1964 de l'autre côté de la rue (2 rue du Canal).

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle, 2e quart 20e siècle
Dates1880, daté par source

La maison, placée en retrait par rapport à la voie, derrière une petite cour, est prolongée à gauche, vers l'ouest, par l'ancien atelier de charron puis de construction de bateaux. La maison est couverte d'un toit à croupes que souligne une corniche. La façade, marquée par un solin, présente quatre travées d'ouvertures, avec pleins de travées appareillés. Les baies possèdent chacune un appui saillant et un linteau à claveaux.

Murscalcaire moellon enduit
Toittuile creuse
Étages1 étage carré
Couvrements
Couverturestoit à longs pans croupe
TypologiesMaison attenante ; 4
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Vendée. 3 P 3392 à 3401, 3725 (complétés par les registres conservés en mairie). 1837-1971 : état de section et matrices des propriétés du cadastre de Vix.

  • Informations et documentation fournis par M. Pierre Barrerie, Vix, juillet 2019.

Documents figurés
  • Plan cadastral de Vix, 1836. (Archives départementales de la Vendée, 3 P 303).

Bibliographie
  • "On a baptisé à Vix "le Sable d'Or" et on y prépare la grande journée du 6 juillet", Ouest France, 19 mai 1947.

  • "Une réalisation invraisemblable. Gros bourg de 1600 habitants, Vix possède un des rares clubs de hors-bords de France", Ouest France, s. d. [avant le 6 juillet 1947].

  • "Vix n'est pas un port mais il abrite un chantier de construction navale", Ouest France, s. d. [vers le 5 juin 1957].

Multimedia
  • Archives départementales de la Vendée, 2 Ci 23. 1946-1948 : films tournés par André Laurent, photographe à Vix. 00 min 30 sec : communion solennelle à l'Ascension 1946. 01.50 : kermesse à Marans un 18 août. 02.25 : mariage de Jacqueline Jourdain, fille de Fernand Jourdain, président de la musique UMV, septembre 1946. 03.30 : fête nautique et course de hors-bords au pont du Sablon, 6 juillet 1947. 11.02 : célébration du 11 Novembre au monument aux morts en 1947.

Liens web

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