L'église paroissiale de Saint-Georges-de-la-Couée est mentionnée dans les sources à partir du XIIIe siècle. Son existence pourrait cela dit être bien plus ancienne. Des fouilles archéologiques ont dans ce sens mis à jour les fondations d'un bâtiment en bois daté de la seconde moitié du Xe siècle, fondations qui, d'après leur orientation, pourraient être celles d'une première église. Les parties les plus anciennes de l'édifice actuel remontent quant à elles vraisemblablement au XIIe, époque à laquelle on peut situer la construction de la nef (qui a sans doute fait l'objet d'une surélévation et/ou d'un agrandissement à partir d'un édifice légèrement antérieur datable de la fin du XIe siècle), mais aussi du chœur et de ses piliers avec chapiteaux sculptés, peut-être destinés à recevoir un couvrement, ainsi que l'abside en cul-de-four. L'actuelle voûte du chœur ainsi que celle de l'abside semblent pour leur part dater du XVe siècle, comme le suggère le style des moulurations ainsi que la présence du blason de la famille de Clermont sur la clef de voûte, seigneurs de Saint-Georges entre 1386 et 1641.
Une importante campagne de travaux a ensuite lieu au milieu du XVIe siècle. Les comptes de fabrique, en partie retranscrits par Marc Couëffé dans son Martrologue de 1704, nous apprennent que la construction de la chapelle latérale (dédiée à Notre-Dame) commence le 14 avril 1540 ; le 29 avril 1543, les maçons achèvent d'en monter les murs jusqu'à l’entablement ; les piliers ainsi que les voûtes sont ensuite réalisés en 1558-1560 par Mathurin Morin, "excellent architecte". L'analyse architecturale indique que l'extension s'est sans doute faite en deux temps, le projet réalisé ne paraissant pas unitaire. Le raccordement de la chapelle aux autres parties de l'édifice a par ailleurs nécessité la transformation de certaines parties existantes de l'édifice. Dans ce sens, les comptes de fabrique nous apprennent que la charpente du chœur et de la chapelle est marchandée en 1543 à Jean Deligneau, maitre charpentier, qui réalise également la couverture de l'édifice (le paiement court jusqu'en 1576).
Quelques embellissements sont ensuite réalisés au début du XVIIe siècle : en 1616, un couvrement en bois de la nef est ainsi livré par le charpentier Pierre Bataille (le couvrement en question semble avoir ensuite été remplacé par un plafond plat). En 1625-1626, les deux maçons Leplain et David reprennent le pignon occidental de l'église.
L'édifice connaît ensuite quelques travaux de réparations et des transformations aux XIXe et XXe siècles. Un projet de construction d'une nouvelle sacristie adossée au sud de l'abside est approuvé en 1855. Les murs sont réalisés par le maître-maçon Joseph Brossier, la charpente par le charpentier-menuisier Julien Marie, la couverture en ardoises par le couvreur Beutte. Le pignon et les murs de l'église subissent également des réparations et embellissements en 1880 ; la charpente, le clocher et la couverture sont réparés dans les années 1891-1894. Le contrefort situé à l'angle nord-ouest de l'église est transformé en 1931 pour faciliter la circulation sur le chemin d’intérêt commun.
Dans le cadre d'un projet d'aménagement de la place entourant l'église, la sacristie accolée à l'abside est détruite en 2011.
Photographe du service Patrimoine de la Région Pays de la Loire.