Le seul objet médiéval repéré dans l'église est une sculpture en bois représentant la Vierge à l'Enfant, qui, d'après le style de son exécution, peut être datée du XIVe siècle ; l'œuvre correspond peut-être à "l'image en relief de Notre-Dame qui est au haut de l'autel de ce nom", mentionnée en 1704.
En dehors de cet exemple, la plupart des éléments mobiliers présents dans l'église datent de la période moderne. C'est notamment le cas d'une statue de saint Sébastien dont le style correspond à celui d'une œuvre du XVIe siècle (?), et qui est peut-être "l'image en relief de saint Sébastien", associée à un autel dédié au même (disparu), mentionnée dans les comptes de fabrique en 1522. Ces derniers nous apprennent par ailleurs que l'architecte Mathurin Morin (qui a construit la chapelle latérale) livre également en 1560 le retable du grand autel ainsi que "le tabernacle en pyramide de pierre" (abritant actuellement les reliques de saint Fraimbault), tandis qu'il semble œuvrer à la restauration d'un groupe sculpté de saint Georges, "tant pour faire la queue du cheval de saint Georges, que pour faire la queue du dragon, que pour la peinture des dites choses". En 1577, est marchandé avec Mathieu Dyonise, "excellent sculpteur" au Mans, le groupe en relief de saint Georges, livré en 1598, alors exposé sur le retable du grand autel. Les parties restantes des vitraux des baies de la chapelle latérale semblent également dater du XVIe siècle. Plus tard, en 1627, le maître Sébastien Rosay entreprend la structure d'un contre-autel "devant l'image de la Vierge", sans doute pour l'autel dédié à Notre-Dame. Ce même autel reçoit en 1650-1660 une balustrade de bois à colonnes tournées, sortie de l'atelier de Jacques Jeussiaume (ou Jacques Benier ?), menuisier à Lucé. En 1663, messire Gilles le Forestier de Bonpart, seigneur de Saint-Georges, fait détruire le retable du grand autel (sur lequel on avait exposé le saint Georges) pour y faire élever à la place un nouvel autel "proportionné à cette belle figure". Entre 1675 et 1708, le curé Jean-Baptiste Champion fait quant à lui détruire un petit autel au bas du pilier du milieu de l'église, dédié à saint Julien, et tourner celui de Notre-Dame "qui incommodoit la vue".
Le témoignage de Marc Couëffé (1704) fondé sur des descriptions précises et des citations des comptes de fabrique nous renseigne également sur la mise en place de cloches au XVIIe siècle. Des marchés sont ainsi passés avec les maîtres fondeurs Ambroise Couret en 1628-1629 (petite cloche) et Antoine Vezot en 1645 (grosse cloche). L'observation qu'il en fait lui-même en 1704 nous apprend que la petite cloche porte l'inscription "Je suis nommée Jeanne par Jeanne de Harlay dame de Saint-Georges, de Clermonts, 1629", avec un décor d'écusson en ovale chargé de deux fuseaux, "de l'autre côté est un écusson aussi en ovale chargé d'une cloche, à l'entour de laquelle est écrit Mathurin T/Couret qui est le nom du fondeur". Sur la grosse cloche ces mots sont écrits : "l'an 1696, j'ay été bénite par M Jean Champion prêtre curé de St George de Laq-Coué, et nommée George par Mre Marc Coueffé, ancien et premier lieutenant de bourgeoisie au Château du Loir".
Les comptes de fabrique de 1635, retranscrits par Marc Couëffé, évoquent par ailleurs trois sculptures représentant le Christ, la Vierge et saint Jean par François Vallée, "qui peignit encore le tabernacle". De fait, un certain nombre de statues présentes dans l'église peuvent être datées du XVIIe siècle. C'est notamment le cas de la Vierge et du saint Jean en terre cuite polychromée (aujourd'hui dans l’abside) dont les postures indiquent qu'elles faisaient sans doute partie d'un groupe du calvaire, et qui peuvent être rapprochées de la sainte Barbe et de la sainte Marguerite, aujourd'hui exposées dans la nef. Le Christ en croix (exposé dans la nef), datable du XVIIe ou du XVIIIe siècle (?), faisait aussi peut-être partie de cet ensemble. Les deux évêques, l'un en bois, tenant une crosse, l'autre en terre cuite, au Sacré-Cœur (saint Augustin ?), datent sans doute aussi de cette période.
Plusieurs tableaux de chevalet sont également conservés dans l'église, la plupart également datés de l'époque moderne. On compte ainsi une Crucifixion avec le portrait de Michèle Huguet, veuve du sieur Richer, "dame de Saint-Sénard", accompagnée de son patron saint Michel, œuvre déjà décrite en 1704 et qui peut être datée de la fin du XVIe siècle. Un autre tableau représente une Assomption de la Vierge, œuvre qui semble dater du XVIIe siècle et qui correspond peut-être à une peinture "représentant l'assomption de Notre-Dame" mentionnée en 1704 par Marc Couëffé. Deux tableaux sont par ailleurs présents dans la tribune, à savoir : une Mise au tombeau (XVIIIe) et une Cène, qui correspond peut-être à celle mentionnée dans les comptes de fabrique et commandée en 1713.
La chaire à prêcher, la tribune, les stalles de chœur, les bancs et les fonts baptismaux peuvent être datés du XVIIIe siècle.
L'autel majeur actuel est installé en 1856, comme le précise la plaque de marbre au dos sur laquelle on peut lire qu'il a été donné par Madeleine Perron, comtesse de Montesquiou-Fezensac.
Le reste du mobilier date essentiellement de la deuxième moitié du XIXe siècle, notamment les statues en plâtre polychromée : Christ enfant au Sacré-Cœur, Enfant Jésus "de Prague", Saint Antoine de Padoue (Peaucelle-Coquet A. Pierre Leroux N°13 Paris), Saint Joseph et l'Enfant (idem), Vierge en prière, ainsi qu'un petit tableau représentant le Christ Salvator Mundi avec saint Michel et saint Hubert (don d'un habitant en 2018) et le Chemin de croix sur estampe (Turgis Jeune, Paris).
S'ajoute enfin une statue de Jeanne d'Arc polychromée du début du XXe siècle (Maison Raffl, Paris), ainsi que l'autel moderne en bois mis en place dans la deuxième moitié du XXe siècle.
Photographe du service Patrimoine de la Région Pays de la Loire.