Dossier d’œuvre architecture IA72059658 | Réalisé par
  • inventaire topographique, Forêt de Bercé
Demeure seigneuriale puis boulangerie et hôtel de voyageurs, actuellement deux maisons, 15 et 17 rue de la Boule d'Or
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Syndicat de Pays de la Vallée du Loir
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Forêt de Bercé - Montval-sur-Loir
  • Commune Saint-Georges-de-la-Couée
  • Adresse 15 et 17 rue de la Boule d'Or
  • Cadastre 1834 A 271 ; 272  ; 2025 A 324 ; 325 ; 326
  • Dénominations
    demeure
  • Genre
    seigneurial
  • Destinations
    boulangerie, hôtel de voyageurs, maison
  • Parties constituantes non étudiées
    four à pain

La demeure seigneuriale de Saint-Georges-de-la-Couée trouve sans doute ses origines à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle, époque à laquelle on peut situer la construction du logis à étage, très probablement par la famille de Clermont, alors seigneurs de Saint-Georges. La physionomie du bâtiment et le style des fenêtres à croisées et du chambranle de la porte (la restauration du début des années 1990 restitue les dernières moulurations connues) sont en tout cas datables de cette période.

Au XVIe et au XVIIe siècle, l'édifice sert de résidence aux seigneurs de Saint-Georges comme partie d'un ensemble comprenant également un four banal, un moulin ainsi qu’un pigeonnier (situés au sud de l'église, dans la partie basse du village). Il est ainsi décrit en 1581 dans l'aveu de Thomas de Clermont, chevalier, seigneur de Saint-Georges, rendu pour sa ville, domaine et seigneurie de Saint-Georges aux barons de Lucé : "Ma maison seigneuriale dudit lieu de Saint Georges de Lacouée, comme elle se poursuit et comporte, avec la cour, issue, étables, jardins, clôtures et murailles, y compris trois place de maisons et jardins […]". De même, en 1641, dans l'aveu de Jeanne de Harlay, dame de Saint-Georges, veuve de messire Hardouin de Clermont : "Ma maison seigneuriale composée de quatre chambres à feu, dont l'une sert de cuisine, au côté d'icelle est la dépendance et l'autre est une salle basse, et au-dessus d'icelles sont deux hautes chambres, et au côté d'icelles est une garde-robe avec un cabinet, et grenier sur icelles. Item, la boulangerie, au côté de ladite cuisine, avec les écuries à mes chevaux tenant avec ma dite maison seigneuriale, plus une autre écurie étant au-dedans du circuit de ma cour, jardin, le tout en un tenant […]".

La demeure passe ensuite entre les mains des seigneurs de la Chesnuère, puis de Courtanvaux ; elle semble alors perdre sa fonction de logis seigneurial au profit du manoir de la Boirie, situé dans les hauteurs à l'est du bourg. L'édifice est sans doute vendu à la fin du XVIIIe siècle, avant 1791, date à laquelle il n'apparaît pas parmi les propriétés des Montesquiou, derniers seigneurs de Saint-Georges.

Le cadastre de 1834 nous montre le logis prolongé par une aile à l'est et par une autre en retour d'équerre au sud. À cette date, l'édifice appartient à des boulangers qui s'y succèdent ; l'un d'eux y fait construire une forge (1869) et une "maison" (1873). Le prolongement de l'aile en retour d'équerre (vers la route) survient sans doute à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe.

Dans la première moitié du XXe siècle, l'édifice abrite toujours une boulangerie dont le four est installé dans l'aile en retour d'équerre, au sud-ouest du logis ancien qui, pour sa part, abrite les locaux d'un hôtel de voyageurs dit "l'Hôtel de la Boule d'Or", ainsi qu'une salle de réception associée à des dépendances (pressoir à huile).

  • Période(s)
    • Principale : limite 15e siècle 16e siècle
    • Secondaire : 19e siècle
    • Secondaire : 1ère moitié 20e siècle

L'édifice est situé au cœur du village de Saint-Georges-de-la-Couée, au nord-est de l'église, en retrait de la rue de la Boule d'Or.

L'ensemble est composé d'un logis à étage, construit sur un niveau de sous-sol à usage de cellier, flanqué de deux corps en rez-de-chaussée dont l’un est disposé en retour d'équerre. Les principaux corps de bâtiments sont construits en moellons enduits ; le corps de logis possède une partie de ses chaînes en pierres de taille calcaires ; deux petites dépendances en extension sont élevées en briques belges. Les encadrements du logis à étage ainsi que ceux de l'aile droite sont en pierres de taille calcaires. La façade sur rue présente une travée de fenêtres à croisées ornées de moulurations ; la porte, déportée à gauche, est décorée d'un arc en accolade. Le haut de la façade est percé de plusieurs trous de boulin alignés sous la corniche en pierres de taille calcaires. Le logis possède une charpente à chevrons porteurs, ainsi qu'un pignon découvert à l'est. Les bâtiments sont dotés de toits à longs pans, couverts en ardoises.

Le logis conserve une cloison en pans de bois, ainsi qu'un escalier en vis en bois desservant le bâtiment de fond en combles (seule la partie supérieure est ancienne).

Le corps de bâtiment en retour d'équerre possède un vaste four à pain en briques dont la cloison est en partie éventrée.

  • Murs
    • pierre moellon enduit
    • brique maçonnerie
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    1 étage carré, en rez-de-chaussée, sous-sol
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit à longs pans croupe
  • Escaliers
    • escalier dans-œuvre : escalier en vis
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Éléments remarquables
    charpente en bois, escalier

Documents d'archives

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 282/12. Cadastre de Saint-Georges-de-la-Couée. État de section (tableau indicatif des propriétés foncières, de leurs contenances et de leurs revenus). 1835.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 282/13. Cadastre de Saint-Georges-de-la-Couée. Matrice des propriétés foncières. 1837-1913.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 1 E 855. Aveux rendus à la baronnie de Lucé par les seigneuries de Vaulx, des Étangs, de Saint-Georges-de-la-Couée (1498, 1641, vers 1784).

Bibliographie

  • Archives départementales de la Sarthe ; 11 J 31. Fiefs mouvants de la baronnie de Lucé. - Mémoire relatif à l’hommage dû par (blanc) de Montigny, seigneur de la Raturière, pour ce dernier fief (1527). Aveu rendu à Jeanne de Coesmes par Thomas de Clermont, baron du Rupt, pour sa seigneurie de Saint-Georges-de-la-Couée (1581).    

  • RAGUIN, Martin. La Vieille Dame, histoire de St-Georges-de-la-Couée, auto-édition, 2015.

Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
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