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Cathédrale Notre-Dame de l'Assomption, place Leclerc

Retable baldaquin du maître-autel

Dossier IM85000369 réalisé en 2007

Fiche

Dénominationsretable
Aire d'étude et cantonLuçon (commune) - Luçon
AdresseCommune : Luçon
Adresse : place Leclerc
Emplacement dans l'édificechœur

Comme l'ensemble du maître-autel dont il fait partie, le retable baldaquin date environ de 1770, date portée sur le maître-autel. Nous n'y avons pas relevé de signature, mais tout laisse penser qu'il a été exécuté par le sculpteur angevin d'origine allemande, Sébastien Leysner (1728-1781), auteur présumé de l'ensemble du mobilier du choeur, réalisé à l'initiative de Mgr Jacquemet Gaultier d'Ancyse, évêque de Luçon de 1759 à 1775. Voir le dossier IM85000366 : Ensemble du maître-autel, pour l'attribution à Leysner et la génèse des travaux. Après la Révolution, le baldaquin est en médiocre état ; en 1814, le peintre, sculpteur et doreur niortais Fleury est chargé de le repeindre, de le redorer et de le remettre à neuf. Vers le milieu du siècle, dans le cadre des projets de réamènagement du chœur, on envisage de supprimer le retable ; le projet élaboré en 1846 sera vite abandonné pour des raisons financières, suite à l'écroulement partiel de la flèche l'année suivante. A partir de 1908, on s'intéresse de nouveau au problème. Cette même année, l'architecte diocésain Balleyguier propose de déplacer le groupe de l'Assomption et de supprimer le baldaquin. Puis, en 1929 et 1935, à la demande de Mgr Garnier, l'architecte en chef Brun présente des projets comportant la suppression du dais du baldaquin et le déplacement des deux colonnes contre le mur du chevet, donnant ainsi au retable un plan rectiligne et non plus semi-circulaire ; fort heureusement, la Commission supérieure des Monuments historiques s'opposa fortement à cette solution et l'on n'envisagea plus sérieusement, par la suite, la suppression du baldaquin. Le baldaquin a été restauré par l'atelier Perrault en 1992.

Période(s)Principale : 3e quart 18e siècle
Dates1770
Auteur(s)Auteur : Leysner Sébastien sculpteur

Le retable est de plan semi-circulaire. Il se compose d'un soubassement orné d'un bas-relief, supportant deux colonnes et deux pilastres corniers dont l'entablement est coiffé d'un dais. La partie centrale s'organise autour d'une niche contenant un groupe sculpté et surmontée d'une gloire. Les colonnes corinthiennes et les pilastres corniers sont en marbre violet, les panneaux du soubassement en marbres noir et violet. Le soubassement est en calcaire, ainsi que le fond du retable - c'est-à-dire la niche où se trouve le groupe sculpté, les panneaux latéraux ornés de trophées et la partie centrale de l'entablement. Les parties latérales de l'entablement, les chapiteaux, la gloire et le dais du baldaquin sont en bois.

Catégoriesmarbrerie, menuiserie, sculpture
Structuresplan, semi-circulaire colonne, 2 pilastre, 2 à niche
Matériauxmarbre, violet, noir taillé
calcaire, taillé, mouluré, décor en relief, peint, doré
bois, taillé, mouluré, décor en relief, peint, doré
Précision dimensions

h = 1600

IconographiesTrinité: triangle, angelot, rayons lumineux
Saint-Esprit: colombe
couronne, sceptre, globe, main de justice, ordre de la Toison d'Or, ordre du Saint-Esprit, monogramme, objet du culte, instrument de musique: serpent, tambourin, soleil, lune, étoile, couronne: laurier, couronne: rose, lys, palme
trophée: Bible, les Tables de la loi, le serpent d'airain, l'arche d'alliance, encensoir, bouclier, enseigne militaire, lance, feu, angelot, pampre, blé
Précision représentations

La partie centrale de l'entablement est ornée du triangle divin dans une gloire peuplée d'angelots. La colombe du Saint-Esprit figure au sommet du dais. La frise de l'entablement est ornée, de face et au revers, d'emblèmes royaux et de pouvoir (couronne, sceptre, globe, main de justice, ordre de la Toison d'Or, ordre du Saint-Esprit), du soleil, de la lune, d'étoiles, du monogramme de la Vierge, d'instruments de musique (serpent, tambourin), d'objets du culte, de roses, de lys et de palmes. Les panneaux latéraux en retrait sont ornés de trophées religieux, avec la Bible, les Tables de la loi, le serpent d'airain et l'arche d'alliance, auxquels s'ajoutent quelques armes, des pampres et du blé.

État de conservationœuvre restaurée
manque
Précision état de conservation

L'œuvre a été restaurée. Il manque quelques éléments du décor en bois doré de l'entablement.

Statut de la propriétépropriété de l'Etat
Intérêt de l'œuvreÀ signaler
Protectionsclassé au titre objet, 1908/12/05

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives de l'évêché de Luçon. Registre des délibérations du Conseil de fabrique : Le 2 janvier 1814, le Conseil envisage les réparations à faire au baldaquin du maître-autel (et à trois autels secondaires), c'est-à-dire les repeindre, les redorer et les rétablir à neuf ; pour le baldaquin, ces travaux sont d'autant plus nécessaires que l'on est sur le point d'installer le nouveau tabernacle du maître-autel.

  • Archives de l'évêché de Luçon. Registre des délibérations du Conseil de fabrique : Le 10 janvier 1814, on charge Fleury fils, peintre, sculpteur et doreur à Niort, de restaurer le baldaquin du maître-autel (et trois autels secondaires) pour la somme de 2600 francs ; 600 francs lui sont payés comptant pour acheter l'or fin et moulu.

  • Archives nationales ; F 19, 7725. Texte du 10 décembre 1846, concernant le projet de réaménagement du chœur, notamment en supprimant le retable.

  • Archives de l'évêché de Luçon ; 9 L 6. Registre du Conseil curial (1907-1976) : Le 15 juin 1908, l'architecte diocésain Balleyguier propose de réaménager le chœur de la cathédrale, notamment de supprimer le baldaquin et de déplacer le groupe sculpté de l'Assomption.

  • Archives de l'évêché de Luçon ; P 13. Lettre de Mgr Garnier à Brun, architecte en chef des M.H., en 1929, concernant les modifications qu'il souhaite apporter au chœur de la cathédrale : déplacement de l'autel, suppression du gradin et du tabernacle en bois doré, ainsi que du baldaquin.

  • Médiathèque de l'architecture et du patrimoine ; dossier 81/85/12. Correspondance et rapports concernant les projets d'aménagement du chœur par Brun, architecte en chef des M.H. : Suppression du baldaquin en 1929, suppression du dais du baldaquin et déplacement des deux colonnes contre le mur du chevet, en 1935 ; la Commission des Monuments Historiques s'y oppose nettement.

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