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Rangée de maisons, 2, 4, 6, 8, 10 rue du Four

Dossier IA44004124 réalisé en 2008

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Précision dénominationrangée
Appellationsmaison de la Cave, maison de la Compagnie des Indes, Ti Ar Holen
Parties constituantes non étudiéestoit à porcs, puits
Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonGuérande - Guérande
AdresseCommune : Guérande
Lieu-dit : Saillé
Adresse : 2, 4, 6, 8, 10 rue du
Four
Cadastre : 1820 L2 996 à 998, 1006, 1007 ; 2000 AP 328, 330, 1248, 1315, 1316

Rangée d'habitations composée de 5 logis en 1820. Le 1er logis (n° 2 rue du Four) figure sur le cadastre ancien mais a été très remanié dans le courant du XXe siècle.

Les n° 4, 6 et 8 rue du Four ne constituaient à l'origine qu'un seul et unique logis, probablement noble. Malgré la date 1603 inscrite sur la lucarne du n° 4 rue du Four, relative à un acte notarié et inscrite par l'un des propriétaires au cours d'une campagne de restauration dans les années 1960, l'ensemble date plus probablement du XVIe siècle comme semblent le suggérer le style des ouvertures, les pignons à crossettes sculptées et la factures des cheminées. L'aménagement du niveau de comble semble être plus tardif (XVIIIe siècle ?). Ce logis, traditionnellement nommé la « Maison de la Compagnie des Indes », aurait pu être divisé dès avant le XVIIIe siècle. Le n° 6 rue du Four a été très remanié dans les années 1960 (reprise des ouvertures en béton, lucarnes, corniche).

Le dernier logis n° 10 rue du Four se singularise par la présence d'une cave et d'un rez-de-chaussée surélevé. Il pourrait avoir été construit dans le courant du XVIIe siècle, avant 1683. À cette date en effet, Suzanne Le Fauhé, veuve de Pierre Laragon, afferme à Pierre Le Saige, escuyer, seigneur de Maisonneuve pour trois années un logis couvert d'ardoises vulgairement appelé la Maison de la Cave consistant en une salle basse, chambre et grenier au dessus avec un petit apentif donnant sur la rue.

Les deux toits à porcs en appentis sur la façade nord des n° 10 et n° 8 sont antérieurs à 1820. Le cadastre ancien signale toutefois que l'appentis du n° 8 appartient au logis n° 17 rue du Four, situé de l'autre côté de la rue.

Période(s)Principale : 16e siècle
Principale : 1er quart 17e siècle , (?)
Principale : 18e siècle , (?)
Principale : milieu 20e siècle
Dates1603, porte la date, daté par tradition orale

Les n° 4, 6 et 8 rue du Four ne constituaient à l'origine qu'un seul et unique logis, peut-être constitué au rez-de-chaussée d'une grande salle à l'est (actuels n° 6 et 8 rue du Four) et d'une cuisine à l'ouest (n° 4 rue du Four). L'accès à la salle se fait directement depuis la rue par une porte couverte d'un arc en anse-de-panier. Cette dernière est équipée, sur le pignon ouest, d'une cheminée à faux manteau dont la hotte est portée par des consoles moulurées. Les tableaux latéraux, de part et d'autre du contre-cœur, sont sculptés de chanfreins se terminant par des congés ornés de têtes humaines (n° 8 rue du Four). Le mur de séparation entre les n° 8 et n° 6 rue du Four est vraisemblablement plus tardif et procède de la division du logis. En revanche, le n° 6 rue du Four conserve, à l'est, une porte couverte d'un linteau sculpté d'une accolade qui pourrait être la porte, ouvrant à l'origine, depuis la salle sur la cuisine (actuel n° 4 rue du Four). Ce dernier logis conserve en effet les vestiges d'une cheminée au décor visiblement plus sobre que celle de la salle.

Il ne reste actuellement plus aucune trace du système de distribution de l'étage. Celui-ci accueillait visiblement des chambres, ajourées de fenêtres à coussièges aux allèges moulurées (n° 4 rue du Four). Le n° 8 rue du Four conserve les vestiges d'une cheminée dont la hotte repose sur des piédroits formés par une colonne engagée surmontée d'une pyramide inversée. L'ensemble du logis est couvert d'un toit à longs pans. Les rampants des pignons décorés d'une boule au sommet, sont assisés en sifflet. Les crossettes, côté rue, sont sculptées de figures zoomorphes (dragon et lion).

Le n° 10 rue du Four s'élève sur quatre niveaux : une cave semi-enterrée, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un comble à surcroît. Il se composait à l'origine d'une salle basse équipée sur le pignon est d'une cheminée à faux-manteau et d'une salle haute chauffée par une cheminée à piédroits. On accédait probablement à l'origine à la pièce haute par une vis intérieure en bois, située dans l'angle nord-ouest du logis. La cage était éclairée sur la façade nord par deux petits jours. La présence de l'étage carré et le soin apporté au décor des cheminées, notamment à celle de la salle haute, témoignent vraisemblablement d'une construction destinée à un propriétaire aisé.

Mursgranite
enduit
moellon
Toitardoise
Plansplan rectangulaire régulier
Étagessous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
pignon découvert
États conservationsremanié
Techniquessculpture
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de Loire-Atlantique. 4 E 62/1. De Brain (notaire). Ferme de la Maison de la Cave. 18 juin 1683.

Documents figurés
  • Cadastre ancien, 1818-1820 (Archives départementales de Loire-Atlantique ; 7 P 2492).

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