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Prieuré, actuellement maisons (2), 4 rue Max-Cochard ; 1 rue Frédéric-Chevalier

Dossier IA72001112 réalisé en 2010

Fiche

Á rapprocher de

VocablesSaint-Vincent
Destinationsmaison
Parties constituantes non étudiéeslogement, communs, pigeonnier, vivier
Dénominationsprieuré
Aire d'étude et cantonForêt de Bercé - Le Grand-Lucé
AdresseCommune : Saint-Vincent-du-Lorouër
Adresse : 4 rue, Max-Cochard , 1 rue
Frédéric-Chevalier
Cadastre : 1834 A3 1042 ; 1996 A3 981 et 991

Le prieuré de Saint-Vincent-du-Lorouër a été fondé au milieu du XIe siècle par Gervais, évêque de Château-du-Loir, seigneur de Lucé. Il dépendait de l'abbaye bénédictine de Saint-Vincent du Mans (l'une des plus importantes abbayes bénédictines de la Sarthe) jusqu'à la Révolution, tout comme le prieuré de Thoiré. Salch relève une mention du prieuré de Saint-Vincent-du-Lorouër en 1245. En 1792, le prieuré est vendu comme bien national. Il était alors composé du logis et de dix autres bâtiments de service, tels la grange et les écuries. Ses possessions rurales étaient nombreuses avant la Révolution à Saint-Vincent-du-Lorouër (moulin de la Bulardière, la Galonnière, le Bas et le Haut Courtigault, le bordage des Noës, la Goupillière, la Cormerie, la Bertinière, la Goretière, la Ratelière) et à Saint-Pierre-du-Lorouër (métairies de la Papillonnière, de la Guilberdière, de Bois-Neuf, bordage de Beigneux).

Période(s)Principale : 13e siècle
Principale : 17e siècle

Le prieuré a été construit à côté de l'église, en retour d'équerre. C'est une haute et grande maison avec entresol et un étage qui présente des dispositions originales correspondant à des fonctions différentes. Le rez-de-chaussée voûté et partiellement enterré à une extrémité était divisé à l'origine entre une grande salle à cheminée sur mur goutterot et de petits celliers divisant l'espace horizontalement et verticalement. La grande salle est voûtée en berceau alors que cellier de l'entresol placé à l'autre extrémité l'est en arc brisé. Ce dernier dispose d'une petite baie d'aération. Ces éléments font pencher pour une datation antérieure au XIIIe siècle. Il semble qu'au XVIIe la grande salle fut réduite pour l'installation d'un escalier tournant à retour avec jour en bois. Cet escalier desservait des chambres placées au-dessus des voûtes. Dans le même temps ou par la suite, trois chambres sont construites en appentis sur la face postérieure. Ces transformations font évoluer le bâtiment d'une fonction d'engrangement à celle d'une habitation. Le fond du jardin est limité par un vivier appelé aussi douve. Il peut s'agir de la garenne d'eau mentionnée dans le cartulaire de Saint-Vincent : en 1265, Guillaume de Courcillon, chevalier, reconnaît qu'il avait cédé en toute propriété à l'abbaye de Saint-Vincent une garenne d'eau située au-dessous du prieuré de Saint-Vincent-du-Lorouër, depuis l'endroit où était autrefois le moulin de Malrepast jusqu'au pont de la Léproserie.

Murscalcaire
enduit
moellon
pierre de taille
Toitardoise
Plansplan allongé
Étagesentresol, 1 étage carré, comble à surcroît
Couvrementsvoûte en berceau
voûte en berceau brisé
Couverturestoit à longs pans
croupe
Escaliersescalier dans-œuvre : escalier tournant à retours avec jour en charpente

États conservationsbon état
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Bibliographie
  • ALOUIS, Victor. Lucé et ses environs jusqu'au milieu du XIXe siècle. Mamers : Fleury et Dangin, 1881.

    p. 192.
Périodiques
  • SALCH, Charles-Laurent. Donjons et manoirs du XIIe au XVe siècle en Maine oriental (Sarthe), Châteaux-forts d'Europe, 2006, n° 37-38 .

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