Dossier IM85000814 | Réalisé par
Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur en chef du patrimoine au Département de la Vendée depuis 2017.

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Présentation des objets mobiliers de l'église de Damvix, Eglise paroissiale Saint-Guy de Damvix
Auteur
Fourny Pierre-Bernard
Fourny Pierre-Bernard

Photographe, Service Patrimoine, Région Pays de la Loire.

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Copyright
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Vallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin

En dehors de quelques mentions dans les visites pastorales des XVIIe et XVIIIe siècles, l'on sait peu de choses du mobilier de l'église de Damvix à cette époque. Le 12 novembre 1696 par exemple, on note un confessionnal en bon état, des fonts baptismaux "à clore", des autels latéraux, le grand autel "en bon état", avec un tabernacle en bois peint, un ciboire, un calice et sa patène, un soleil sans pied, et un petit ciboire pour les malades. Le 15 novembre 1790, dans le cadre de la saisie des biens nationaux, différents objets sont déclarés pour la paroisse de Damvix : un calice et sa patène, un ostensoir, un ciboire et deux autres dont un pour porter le saint viatique aux malades, l'autre pour y mettre l'huile des infirmes, deux croix de cuivre pour les processions, un encensoir de cuivre avec sa navette, deux missels dont l'un à l'usage de Rome et l'autre à celui de La Rochelle, six chasubles de différentes couleurs, un drap mortuaire, une écharpe pour les bénédictions du Saint Sacrement, une bannière, des nappes pour le grand autel, d'autres pour le petit autel.

La reconstruction de l'église au milieu du XIXe siècle puis son agrandissement sont l'occasion de renouveler son mobilier. Un chemin de croix est érigé le 7 novembre 1852, puis remplacé (probablement par l'actuel) en 1884. Le 25 mars 1854, lors de sa visite pastorale, l'évêque de Luçon prescrit l'acquisition d'un ostensoir en argent et la réalisation du maître autel, prévue dans le cadre de la reconstruction de l'église. Dans un premier temps, on se contente d'un autel en bois, acheté en 1857 à M. Auguin, menuisier à Fontenay-le-Comte. Celui-ci fournit la même année une chaire et un confessionnal, en bois de chêne, peint et vernis, tandis qu'une sainte table est acquise auprès de Joseph Merel, à Nantes.

L'église de Damvix et son mobilier sont surtout l'objet de vives polémiques tout au long des XIXe et XXe siècles. Ils sont au coeur des querelles politico-religieuses qui agitent la commune et la paroisse dès le milieu du 19e siècle et surtout à partir des années 1870. Dès les années 1840, une polémique agite le conseil de fabrique au sujet de la location des bancs dans l'église et de certains aménagements réalisés en opposition avec la municipalité. En 1842, il est question de la chaire, placée quatre ans plus tôt dans un endroit trop humide. Le conseil de fabrique décide alors de créer un plancher au-dessus du confessionnal pour y positionner la chaire ! Surtout, à partir de 1879, juste après la construction du nouveau clocher, l'affaire des cloches tourne au conflit ouvert entre la paroisse et la commune. Les deux institutions s'opposent sur le nombre, le placement et la propriété des cloches. Le conflit ne sera véritablement clos qu'en 1971 !

Entre temps, après guerre, le curé Pierre Renou s'est employé à embellir l'église. En 1962 par exemple, sont posés les nouveaux vitraux de la nef, ainsi que celui réalisé par Gaston Chaissac au-dessus de la tribune. D'autres travaux réalisés dans l'église sont l'occasion de retirer la chaire, inutilisée. La plupart du mobilier échappe toutefois à cet allègement.

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