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Moulin à farine, puis filature, puis usine de fabrication de métaux réfractaires, dite usine de néo-métallurgie de la Rochelle - Rochefort, Andouillé

Dossier IA53000503 inclus dans Site d'écluse - la Fourmondière-Inférieure, Montflours réalisé en 2001

Fiche

Précision dénominationusine de fabrication de métaux réfractaires
Appellationsusine de néo-métallurgie de la Rochelle
Parties constituantes non étudiéesmaison, étable à chevaux, toit à porcs, four à pain, logement d'ouvriers, logement de contremaître, salle des machines, laboratoire
Dénominationsmoulin à farine, filature, usine de fabrication des métaux
Aire d'étude et cantonMayenne - Chailland
Hydrographiesla Mayenne
AdresseCommune : Andouillé
Lieu-dit : Rochefort
Adresse : impasse de la néo-métallurgie
Cadastre : 1982 E 321, 1021, 1023 à 1026

En 1859 et 1860, Pierre Colas fait édifier contre la culée du barrage de la Fourmondière inférieure nouvellement réalisé, un moulin de six étages à une roue hydraulique à augets et sept paires de meules, loué à un meunier. En 1886, Léon Colas le convertit en filature de coton. Mais il est détruit par un incendie en 1893 ou 1894. Les industriels lavallois Frédéric Chaplet et Jules Pivert construisent alors à sa place un établissement spécialisé dans la conception et la fabrication de nouveaux métaux, ouvert le 1er juin 1896, qui utilise l'énergie hydroélectrique produite sur place par une puis, à partir de décembre 1900, deux turbines. La propriété de l'usine est attribuée à la société anonyme baptisée la Néo-Métallurgie qu'ils constituent avec Henry Marbeau, président de la société Le Ferro-Nickel, pour exploiter commercialement et industriellement les brevets déposés par Chaplet : ceux du four électrique continu, des ""nouveaux corps très durs"" et des nouveaux alliages de métaux réfractaires. A partir de 1902, la Néo-Métallurgie s'associe avec la Société électronique du Giffre. En 1919, l'établissement emploie une quinzaine d'ouvriers. Après la mort de Chaplet en 1925, il est racheté par la Compagnie française de l'amiante du Cap, déjà propriétaire de l'usine de Rochefort. Un atelier de tissage de l'amiante y est installé et le reste du bâtiment sert d'espace de stockage et de bureaux. Il passe sous le contrôle de la SOCAFA en 1953 et perd dès lors toute fonction productive. Il est définitivement abandonné en 1980 quand la production de chaudières cesse à Rochefort.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1886, daté par source
1895, daté par source

Les deux corps de bâtiment principaux, construits dans l'alignement l'un de l'autre, sont presque entièrement adossés au coteau. Seule leur toiture, couverte comme toute l'usine de tuiles mécaniques, émerge du côté de l'impasse de la Néo-Métallurgie où quatre lucarnes, situées au niveau du sol, ouvrent sur les combles. Un chemin situé légèrement en contrebas permet cependant d'atteindre une large porte, percée dans le pignon, qui donne directement sur l'étage du bâtiment nord. Côté rivière, le grand corps sud, en moellons de granite, présente deux étages à encadrements de brique et appuis de granite et un toit à croupe. Il était surmonté d'une tourelle, détruite, qui à l'époque de la Néo-Métallurgie abritait un bureau. Le bâtiment des turbines, en rez-de-chaussée, s'appuie sur une partie de son mur de façade. Le corps nord a un niveau de sol plus élevé que son voisin du sud. Il dispose d'un étage unique, dont la façade a la particularité d'être traitée en pan de bois hourdé de briques polychromes et où un atelier de tissage d'amiante fut installé après 1925. Avant cette date, le rez-de-chaussée abritait le "laboratoire", où se faisait "la préparation des pâtes à traiter" par l'usage de fours électriques dont une rangée est conservée. Il était précédé d'un appentis, détruit, dont les murs présentaient la même mise en œuvre que celle de l'étage. Les dépendances de la Néo-Métallurgie, décrites dans les statuts de la société en 1896, sont situées derrière l'usine, le long de l'impasse. Elles sont couvertes en ardoises. Le bâtiment en rez-de-chaussée situé au sud (parcelle E 1025) a peut-être été construit pour le moulin. Il correspond vraisemblablement à l'édifice désigné comme une ancienne écurie. Il a été transformé en logements dès 1896. A l'est, il rattrape la déclivité du terrain par un niveau de soubassement. Au sud, ses deux appentis, transformés, ont abrité des toits à porcs et un four à pain. La maison dont le pignon domine l'usine, (parcelle E 1024) a été construite en 1886 (pour Hirtz, la patron de la filature de coton?). Dotée d'un étage carré, elle a servi d'habitation de contremaître.

Mursgranite moellon
bois pan de bois (?)
brique
Toittuile mécanique, ardoise
Étagesen rez-de-chaussée, 2 étages carrés
Couverturestoit à longs pans croupe
toit à longs pans pignon couvert
appentis
Énergiesénergie électrique produite sur place turbine hydraulique
Typologiesmoulin de rive
État de conservationétablissement industriel désaffecté
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • La Néo-métallurgie, à Andouillé. Statuts contenus en un acte reçu par Maître Dufour, notaire à Paris, le 4 mars 1896. Livret imprimé.

    Archives départementales de la Mayenne, Laval : 155 J 1
  • Contribution des patentes : carnet des établissements industriels.

    1860 Archives départementales de la Mayenne, Laval : P 391
  • Matrices foncières des propriétés bâties et non bâties d'Andouillé, 1830-1914.

    Archives départementales de la Mayenne, Laval : 3 P 470
  • Récolement du moulin de la Rochelle, à Rochefort à Andouillé, 1876. Réduction de la redevance sur la retorderie de fil, 1891-1892. Construction de l'usine de néo-métallurgie, 1895-1902.

    Archives départementales de la Mayenne, Laval : S 534
  • Diplôme de l'exposition internationale de Milan de 1906 délivré à la société "La Néo-Métallurgie" et à la Société Electrochimique du Giffre, Paris. Rome : Officina calcografica italiana, 1906. 1 gravure : calcographie.

    Collection particulière
  • Diplôme de l'exposition franco-britannique de Londres de 1908 délivré à la société "La Néo-Métallurgie" et à la Société Electrochimique du Giffre, Paris. Londres : [s.n.], 1908. 1 gravure ou impr.

    Collection particulière
  • Évaluation de la valeur d'assurance des propriétés de la Compagnie française de l'amiante du Cap, décembre 1935 (plans et coupes).

    Collection particulière
Documents figurés
  • Usine de Rochefort, près Andouillé (Mayenne). Laval : Hamel-Jallier, 1er quart 20e siècle. 1 impr. photoméc. (carte postale).

    Archives départementales de la Mayenne, Laval : 5 Fi 1
  • Rochefort. La Néo-Métallurgie. Ernée : Journal d'Ernée, [avant 1910]. 1 impr. photoméc. (carte postale).

    Collection particulière
  • Andouillé (Mayenne). Néo-métallurgie. [s.l.] : [s.n.], 1er quart 20e siècle. 1 impr. photoméc. (carte postale). (Collection Rivière).

    Collection particulière
  • Plans de l'usine néo-métallurgique et de ses dépendances. Ech. 1:200. 1935. 1 impr. héliographique à partir d'un original sur calque (dossier 10.285.B, pl. 4).

    Collection particulière
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de la Mayenne - Foisneau Nicolas
Foisneau Nicolas

Chercheur à l'Inventaire général, au service puis direction du Patrimoine du Conseil départemental de la Mayenne, de 2001 à 2020.


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