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Moulin à farine dit Moulin de Beaulieu

Dossier IA44004164 réalisé en 2007

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Appellationsmoulin de Beaulieu
Dénominationsmoulin à farine
Aire d'étude et cantonGuérande - Guérande
AdresseCommune : Guérande
Lieu-dit : Beaulieu
Adresse : Beaulieu
Cadastre : 1819 D3 771 ; 2000 AC 142

Le moulin de Beaulieu qui dépendait du manoir du même nom, pourrait avoir été construit au cours du XVIe siècle, comme peut le laisser penser le chanfrein de l'une de ses fenêtres hautes d'origine, et au plus tard avant le milieu du XVIIe siècle, puisque le graffiti « 1651 » est gravé dans l'embrasure de sa porte sud, au rez-de-chaussée. Un procès verbal d'estimation du moulin dressé le 3 brumaire An (4 novembre 1802) montre qu'il avait besoin de réparations : le plancher du 1er étage manquait, le marbre était usé, le frein et la fusée étaient à refaire à neuf. Il était précisé que les ailes comptaient quatre douzaines de verrons, soit par verge. Sa tour a été rehaussée au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, en même temps que sa voilure à toiles d'origine a été remplacée par des ailes à planches du type Berton. C'est à cette occasion que les deux portes hautes primitives on été murées, deux nouvelles étant aménagées à l'étage supérieur. Le moulin a fonctionné jusqu'au cours de la 1re moitié du XXe siècle. Il sert actuellement de maison secondaire.

La tour du moulin de Beaulieu, en maçonnerie de moellons enduite comprend un rez-de-chaussée et deux étages, et est couverte d'une toiture conique, pivotante originellement pour mettre les ailes au vent. Cette toiture devait comporter un guivre qui permettait de la faire virer. Le rez-de-chaussée est accessible par deux portes diamétralement opposées afin que lorsque les ailes passaient devant l'une le meunier puisse entrer ou sortir du moulin par l'autre porte. Ces deux portes sont en plein-cintre, leur encadrement étant réalisé en granit de taille. On accède au premier étage par un escalier en pierre suivant la courbure de la paroi interne, dont les marches sont scellées dans la maçonnerie de la tour. L'étage est actuellement transformé en chambre et un plafond cache la poutre transversale sur laquelle repose une crapaudine qui reçoit le gros-fer descendant de la lanterne. Solidaire de ce dernier, un hérisson s'engrenait sur les deux couronnes de deux petits fers latéraux qui entraînaient les deux paires de meules conservées à l'étage supérieur. Sous le hérisson, entraîné également par le gros-fer, une roue dentée s'engrenait sur un axe horizontal qui passait à travers la maçonnerie de la tour et dont l'extrémité était équipée d'une poulie. Cette dernière recevait une courroie venant d'un moteur situé dans la cour et qui pouvait faire tourner les meules en cas de manque de vent. L'arbre moteur est en place dans la coiffe. Les ailes encore en place dans les années 1990 portaient les vestiges de la tringlerie d'ouverture et les verrons pivotants du système Berton.

Période(s)Principale : 16e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle

La tour du moulin de Beaulieu, en maçonnerie de moellons enduite comprend un rez-de-chaussée et deux étages, et est couverte d'une toiture conique, pivotante originellement pour mettre les ailes au vent. Cette toiture devait comporter un guivre qui permettait de la faire virer. Le rez-de-chaussée est accessible par deux portes diamétralement opposées afin que lorsque les ailes passaient devant l'une le meunier puisse entrer ou sortir du moulin par l'autre. Ces deux portes sont en plein-cintre, leur encadrement étant réalisé en granite de taille. On accède au premier étage par un escalier en pierre suivant la courbure de la paroi interne, dont les marches sont scellées dans la maçonnerie de la tour. L'étage est actuellement transformé en chambre et un plafond cache la poutre transversale sur laquelle repose un boîtard qui reçoit le gros-fer descendant de la lanterne. Solidaire de ce dernier, un hérisson s'engrenait sur les deux couronnes de deux petits fers latéraux qui entraînaient les deux paires de meules conservées à l'étage supérieur. Sous le hérisson, entraîné également par le gros-fer, une roue dentée s'engrenait sur un axe horizontal qui passait à travers la maçonnerie de la tour et dont l'extrémité était équipée d'une poulie. Cette dernière recevait une courroie venant d'un moteur situé dans la cour et qui pouvait faire tourner les meules en cas de manque de vent. L'arbre moteur est conservé dans la coiffe. Les ailes encore en place dans les années 1990 portaient les vestiges de la tringlerie d'ouverture et les verrons pivotants du système Berton.

Mursgranite
enduit
moellon sans chaîne en pierre de taille
Toitardoise
Étages2 étages carrés
Couverturestoit conique
Escaliersescalier dans-œuvre : escalier droit en maçonnerie
Énergiesénergie éolienne
Typologiesmoulin à vent tour
États conservationsétablissement industriel désaffecté
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Procès-verbal de prisage du Moulin de Beaulieu, à la requête de Dame Marie-Jeanne Sécillon, veuve de Sol, et de Guillaume Tartoué, meunier, 13 brumaire An 11 (4 novembre 1802). Experts, Jacques et Aubin Lévêque, charpentiers amoulageurs demeurant à Guérande (Archives départementales de Loire-Atlantique ; 4 E 61/1).

    Que les quatre poutres dormantes et les quatre jumelles, les deux chaînes, le poilier et les madriers d´en-haut sont à mi-usage et qu´ils vallent quatre-vingt dix francs. Cy, 90 f.

    Q´il n´existe point de premier plancher.

    Qu´une des verges est à mi-usage et que l´autre ainsi que la queue sont en bon état et qu´elles vallent ensemble la somme de cent vingt-sept francs. Cy, 127 f.

    Qu´il existe quatre douzaines de verrons, lesquels sont à mi-usage et vallent la somme de vingt-quatre francs. 24 f.

    Que la petite charpente et la couverture sont à un tiers d´usage et qu´elles vallent dans leur état la somme de cent cinquante francs. Cy, 150 f.

    Que le marbre est entièrement usa et ne vaut que la somme de vingt-un francs. Cy, 21 f.

    Que le poinçonnet, le plumal, et le lit de noix et la noix sont également usés et ne vallent que la somme de douze francs. Cy, 12 f.

    Que la fusée est aussi usée et qu´elle vaut dans son état la somme de six francs. Cy, 6 f.

    Que le rouet et les bras du rouet sont à mi-usage et qu´ils vallent la somme de soixante francs. Cy, 60 f.

    Que le freina besoin d´être changé et qu´il est nulle valleur.

    Qu´il n´existe point de faux-cintre, que le cintre est à mi-usage et vaut la somme de cinquante francs. Cy, 50 f.

    Que les deux fenêtres sont neuves et vallent la somme de trente francs. Cy, 30 f.

    Que toutes la grosse charpente est à deux tiers d´usage et vaut la somme de quatre-vingt six francs. Cy, 86 f.

    Que la poquerie, les [cuves], la couverture de la meule, l´aujeu et l´entremet sont neufs et vallent la somme de quatre-vingt dix francs. Cy, 90 f.

    Que le grand et le petit fer, la croix, l´organeau et la chaudière en fer sont à un tiers d´usage et qu´ils vallent ensemble la somme de cent dix-sept francs. Cy, 117 f.

    Que la meule et le moulage ont ensemble quatre-vingt quatre centimètres, sont en bon état, et vallent la somme de cinq cent quatre-vingt douze francs. Cy, 592 f.

    Que le câble servant à lever la meule est bon état et vaut la somme de vingt-sept francs. Cy, 27 f.

    Qu´il n´y a point d´esse ni barre de fer.

    Que la maçonne a besoin d´être recrépi en divers endroits au mortier de chaux et sable, et que cette réparation pourra coûter la somme de dix-huit francs ? Cy, 18 f.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de Loire-Atlantique. 4 E 61/1. Procès-verbal de l'état du moulin de Beaulieu. 13 brumaire an 18.

Bibliographie
  • Parc naturel de Brière. Inventaire du petit patrimoine de Guérande. Fiches de renseignement sur les moulins de Guérande, par Josick Lancien, 1996

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