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Manoir puis ferme de la Grande Mousse

Dossier IA72001511 réalisé en 2011

Fiche

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Destinationsferme
Parties constituantes non étudiéeslogement, grange, fenil, étable, écurie, porcherie, hangar agricole, fournil, puits, cour
Dénominationsmanoir, ferme
Aire d'étude et cantonCommunauté de communes Maine 301 - Bonnétable
AdresseCommune : Briosne-lès-Sables
Lieu-dit : la Grande Mousse
Cadastre : 1835 B 444-448-465-469 ; PCI 010 B 344-347-348-350-352-367

A partir de 1421, une seigneurie de la Mousse non localisée, relevant de la baronnie de la Guierche, est mentionnée, et, en 1621, la seigneurie de ce nom située à Briosne, relevant de la même baronnie et appartenant à la famille Joly de Fleury. A partir de 1625 au plus tard, elle est indifféremment nommée terre et seigneurie de La Grande et Petite Mousse, de La Grande Mousse ou de La Mousse, et possède un droit de haute justice. En 1747-1748, le site, situé à proximité d'un bois taillis et de vignes, est occupé par huit bâtiments répartis en deux cours, et deux jardins dont l'un semble régulier. Il est bordé d'une longue allée boisée, dont le débouché sur la route royale est encore mentionné en 1814. En 1835, La petite Mousse compte un logis et quatre bâtiments répartis autour de la première cour, La Grande Mousse un logis et un bâtiment dans la seconde cour ainsi qu'un bâtiment près du chemin d'accès. Un champ de la fuie existe au nord-ouest, le jardin régulier a disparu. Après 1835, les deux logis sont agrandis, deux bâtiments de La Grande Mousse sont détruits et deux nouveaux construits, La petite Mousse compte un bâtiment de plus. Un souterrain-refuge est relevé en 1961, mais n'est pas localisé. Synthèse Selon le plan de 1747-1748, le manoir de la Mousse semble organisé en haute-cour comprenant le logement et les étables F (cf Des. 1), et basse cour avec le logis, les deux granges et les étables H. Le logis (partie gauche et aile en retour), le logement et les étables F, quoique très remaniées, datent probablement du XVIe siècle. Le logement est l'ancien logis seigneurial. Il était composé d'un corps principal à étage, carré ou en surcroît, cantonné au moins d'une tour sur l'angle donnant sur le chemin d'accès, et d'un corps secondaire adossé contre l'élévation postérieure, visible sur le plan de 1747-1748 et détruit avant 1835. Une porte bouchée dans le comble du corps principal suggère l'existence d'un autre corps de bâtiment adossé au pignon droit (tour sur l'angle ?), détruit avant 1747-1748. L'étage du corps principal est arasé à une date inconnue. Les vestiges visibles dans le comble permettent d'en restituer partiellement la distribution, sauf la position de l´escalier (Des. 2). L'escalier extérieur est un ajout du XIXe siècle. L'élévation postérieure est masquée par la végétation. Le logis actuel était peut-être le logis du fermier, mais la présence de la chambre haute de l'aile en retour laisse un doute quant au statut de son occupant. Au XVIIe ou dans la première moitié du XVIIIe siècle (avant 1747-1748), les deux granges et les grandes étables H sont construites. La grange G date peut-être du XVIIe siècle. Les murs en maçonnerie semblent remplacer une structure sur poteaux ou en pans-de-bois (mortaises visibles à chaque extrémité des tirants). Le logis est sans doute agrandi en pans-de-bois vers la droite à cette période, l'épais refend portant la cheminée étant l'ancien pignon droit. Au milieu ou dans la seconde moitié du XIXe siècle, le logis est remanié (reconstruction de l'élévation sur cour et construction du cellier-remise), les étables H sont probablement surélevées, ainsi que la grange D (surélévation en pan-de-bois), l'étable E et la remise sont construites, ainsi que le fournil et la porcherie en une même campagne de travaux (matériaux et mise en œuvre similaires). Le corps de bâtiment prolongeant le fournil est construit au XXe siècle en fonction de la limite parcellaire créée après 1835 entre les deux anciennes cours.

Période(s)Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 19e siècle
Secondaire : 2e moitié 20e siècle

L'édifice, construit à flanc de coteau, est accessible par une longue allée. Il compte huit bâtiments dispersés dans une cour : logis, logement (ancien logis partiellement désaffecté), porcherie, grange-étable, grange, 3 étables (dont une écurie ?), fournil et remise. Plusieurs hangars agricoles récents ont été construits à l'extérieur de la cour. Le logis est de plan en L, avec corps principal de type logis long, en rez-de-chaussée à comble à surcroît, et aile en retour d'équerre à gauche à un étage carré. Un corps en appentis (cellier) est adossé au pignon droit. L'intérieur n'a pas été vu. Le logement est composé d'un corps principal de type logis double, en rez-de-chaussée à comble à surcroît, d'une tour sur l'angle postérieur gauche, de plan circulaire, à étage carré et étage de comble, et d'un corps en appentis adossé à droite. L'intérieur du rez-de-chaussée du corps principal n'a pas été vu mais semble remanié. Le comble à surcroît, accessible depuis la tour, est divisé en deux pièces, chacune à cheminée (vestiges). Les deux étages de la tour sont distribués chacun en une pièce à cheminée, l'étage carré est accessible depuis l'extérieur par un escalier droit donnant sur une ancienne demi-croisée transformée en porte. La porcherie, établie sur une pente, comprend un étage de soubassement donnant sur la cour et un rez-de-chaussée surélevé donnant sur l'arrière. Les deux granges sont en rez-de-chaussée, les autres bâtiments ont un comble à surcroît. Le logis et la grange D sont construits en moellons sans chaînes en pierre de taille et pan-de-bois hourdé de torchis ou essenté de planches. Le logement, la grange-étable et les étables H et F sont en moellons sans chaînes en pierre de taille. Toutes les baies, sauf celles des granges, ont des chambranles en pierre de taille, avec chanfrein pour celles du logis (demi-croisée de l'étage de l'aile en retour), du logement (porte de l'élévation antérieure, avec moulures, ancienne demie-croisée de la tour) et des étables F. La tour est défendue par deux meurtrières. Deux fenêtres sans chambranles, couvertes d'un arc bloqué au mortier avec cintre en bois en place, sont percées dans le pignon gauche de la grange-étable. la porcherie et le fournil sont en moellons avec chaînes d'angle en grès, les portes ont des piédroits en briques et un linteau en bois, l'étable E est construite sur poteau et hourdée de briques, la remise sur poteaux essentés de planches Le logis et le fournil sont couverts d'une croupe, la tour d'un toit conique, les corps adossés au logis et au logement d'un appentis. La tour est couverte de tuiles plates, de tuiles en écaille et d'ardoises, les pignons de la grange D, de la porcherie et de la remise sont couverts par les pans de toit. Parpaings de béton, essentage de planches et couverture en ciment amianté ont été utilisés pour surélever les étables F et construire un bâtiment accoté au fournil.

Murscalcaire
grès
brique
bois
torchis
enduit
essentage de planches
parpaing de béton
moellon
moellon sans chaîne en pierre de taille
pan de bois
Toittuile plate, tuile en écaille, ardoise, ciment amiante en couverture
Étagesétage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, en rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
toit conique
appentis
croupe
pignon couvert
noue
Escaliersescalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie
Typologiesferme à bâtiments dispersés, logis long
États conservationsinégal suivant les parties
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Sarthe. B 5047. Haute justice de La grande Mousse à Briosne. Minutes. 1769-1771.

  • AD Sarthe. E 29. Aveux rendus à la châtellenie de La Guierche (tome Ier). 1372-1604.

  • AD Sarthe. E 46. Amendes et remembrances des assises de la baronnie de La Guierche. 1621-1633.

  • AD Sarthe. 1 J 34. Briosne : aveux et déclarations rendus au fief de la Mousse. 1568-1648.

  • AD Sarthe. 18 J 477. Fonds Paul Cordonnier-Diétrie. Dossiers par communes. Dossiers Briosne et Sables.

  • AD Sarthe. 3 P 49/13. Etat de section de la commune de Briosne. 1835.

Documents figurés
  • Plan d'une partie de la route de Paris au Mans et Angers... Levé par Oudry. 1747-48. (Archives départementales de la Sarthe ; C additif 142).

  • AD Sarthe. PC\049\9. Plan cadastral de la commune de Briosne. Section B, feuille 3. 1835.

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