Dossier d’œuvre architecture IA44004147 | Réalisé par
  • inventaire topographique
Manoir de Trovray, puis ferme
Copyright
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Guérande - Guérande
  • Commune Guérande
  • Lieu-dit Trovray
  • Cadastre 1819 A1 239  ; 2000 ZE 75
  • Dénominations
    manoir, ferme
  • Appellations
    manoir de Trovray
  • Destinations
    ferme
  • Parties constituantes non étudiées
    étable, toit à porcs, porcherie

La terre de Trouvray appartenait en 1465 à Olivier Morel puis en 1481 à Alain Le Querré et Perrine Geffray, héritière de Jeanne Olivier, sa mère. Avant 1536, Jean Gaultier, abbé de la confrérie Saint-Nicolas de Guérande en 1513-1515, achète la terre et rend déclaration pour sa maison et métairie (120 journaux). Il est soumis à ce titre à la taxe de franc-fief pour 104 livres 3 sols 3 deniers. La terre passe ensuite probablement par héritage dans la famille de Cleuz puis de Sécillon. Pierre de Cleuz puis Guillaume en rendent aveu en 1581 puis en 1586. En 1622, Zacharie de Sécillon rend déclaration pour les muraille et emplacement de maison de Trouvray a present ruinés, court, pourprin avecques sa mestairie couverte de ros et bourre, ses rues et yssues et jardrins au joignant le tout cerné de muraille et fossé s'entretenant. En 1683, Gillette du Bot, veuve de Louis de Sécillon, écuyer, rend aveu pour ses maisons de Kerfur et de Trovray, de même que Louis de Sécillon, petit-fils et héritier de Gillonne, en 1716 et son fils Louis-François de Sécillon, chevalier, en 1773 et 1782.

Du manoir signalé comme ruiné dès 1622, il ne reste que peu d'éléments, si ce n'est peut-être les vestiges d'une cheminée conservés sur le pignon sud du logis et un jour à l'encadrement chanfreiné dont la facture pourrait suggérer une datation autour des années 1500. La métairie prenait visiblement place en retour d'angle au nord. Elle conserve sa porte, au sud, couverte en arc légèrement brisé. Couvertes encore il y a peu en chaume, les toitures de l'ensemble ont fait l'objet d'une restauration récente en tuile. Le toit à porcs construit dans l'angle des deux bâtiments - avec auges aménagées dans l'épaisseur du mur - date du XIXe siècle.

  • Période(s)
    • Principale : limite 15e siècle 16e siècle
    • Principale : 19e siècle

Les bâtiments s'organisent autour d'une cour. Ils se composent d'un ancien logis, à l'ouest, et d'une étable en retour d'angle au nord.

Le logis, remanié, s'élève actuellement sur deux niveaux : un rez-de-chaussée et un comble à surcroît. Il conserve au rez-de-chaussée, une cheminée située le mur pignon sud dont la hotte, détruite, était portée par des consoles en pyramide renversée reposant sur des piédroits. La présence de cette cheminée à piédroits pose la question d'une salle basse sous charpente ; les manoirs guérandais étudiés possédant un étage carré associent, en effet, systématiquement cheminée incorporée à faux manteau en rez-de-chaussée et cheminée à piédroits à l'étage.

Le bâtiment nord, probablement l'ancienne métairie, ne conserve actuellement plus que sa porte d'origine, percée sur le mur gouttereau sud et couverte en arc légèrement brisé.

  • Murs
    • granite
    • moellon
  • Toits
    roseau, tuile, matériau synthétique en couverture
  • Plans
    plan rectangulaire régulier
  • Étages
    comble à surcroît
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • appentis
    • pignon couvert
    • pignon découvert
    • noue
  • État de conservation
    vestiges, remanié
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • Archives départementales de Loire-Atlantique ; B 1457. Aveux rendus au Roi pour les dépendances du manoir du Cosquer appartenant à Jean fils de Guillaume Sécillon et de Renée Blanchet (1540), à Zacharie Sécillon, écuyer (1622), à Claude Touzé, veuve de Claude de Sécillon (1696) ; aux héritiers d'Olive Belliotte, épouse de J.-B. Chrétien (1739), acquéreurs du Cosquer par contrat de 1730. 1540-1739.

  • Archives départementales de Loire-Atlantique. B 1458. La maison et le domaine de Kerfur par Aliénor Gaultier, fille de Pierre, sieur de Kerfur et du Grand Cleuz (1580), par Gillette du Bot, veuve de Louis de Sécillon, écuyer, seigneur de Trovray (1683) ; par Louis de Sécillon, petit-fils et héritier de Gillonne (1716), et par son fils Louis-François de Sécillon, chevalier (1773 et 1782), lesquels font aveu aussi pour Trovray et Tremelu. 1580-1782.

Bibliographie

  • CORNULIER, Ernest de. Dictionnaire des terres et des seigneuries du comté nantais et de la Loire-Inférieure. Annales de la société académique de Nantes et du département de la Loire-Inférieure, 1860.

    p. 588.

Documents figurés

  • Cadastre ancien, 1818-1820 (Archives départementales de Loire-Atlantique ; 7 P 2492).

Date d'enquête 2008 ; Date(s) de rédaction 2008
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
(c) Ville de Guérande