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Manoir de Troffigué, puis ferme

Dossier IA44003959 réalisé en 2008

Fiche

Appellationsmanoir de Troffigué
Parties constituantes non étudiéesfour à pain, écurie, étable, remise, puits, étang
Dénominationsmanoir, ferme
Aire d'étude et cantonGuérande - Guérande
AdresseCommune : Guérande
Lieu-dit : Troffigué
Cadastre : 1819 B1 165 ; 2000 ZS 90, 110, 116

La seigneurie de Troffiguet, avec le manoir et métairie en dépendant, possédant les droits de basse et moyenne justice est mentionnée dans les sources écrites dès 1540. Elle appartient à cette date à Jacques Rogon qui en rend aveu au Roi. Jacques de Kerpoisson, écuyer, possède la terre en 1608 puis Jacques Tessier, étudiant, en 1638. Ce dernier rend aveu par l'intermédiaire de son curateur François Lepaige, pour le lieu et maison de Troffiguet, en la paroisse de Guérande, consistant en un grand logis, couvert d'ardoise avecq sa court, mestairie et taicteries au joignant couverte de bourre, jardins, boys de haulte fustaye au derrière de ladite maison, terre labourable, prées, pastures, landes et genests, garennes et refuges à conilz. Attestée dès 1540, la métairie est signalée dans le rôle de la capitation en 1720. Elle est occupée à cette date par Jeanne Terrien, veuve Loyer, qui en doit 4 livres.

Des vestiges du logis noble sont peut-être conservés dans le petit bâtiment nord. Ce dernier conserve sur le mur pignon ouest, les consoles moulurées d'une ancienne cheminée à faux-manteau ainsi qu'une porte en plein-cintre dont le décor pourrait suggérer une datation dans le courant du XVIe siècle. Ce logis apparaît déjà comme partiellement ruiné sur le cadastre de 1819. Les vestiges qui subsistent ont visiblement été transformés en toit à porcs couvert en roseau. Le bâtiment est pourrait avoir été l'ancienne métairie signalée dans les textes. Converti en écurie en 1860, il conserve une cheminée sur le mur de refend ouest dont la hotte est portée par des consoles relativement simples en pyramide inversée. La remise, dans le prolongement à l'est, et la partie étable, à l'ouest, sont sans doute antérieures à 1819. Deux logis ont été construits à Troffigué au milieu du XIXe siècle, l'un à l'est de la cour, l'autre au sud, à l'emplacement d'un ancien bâtiment signalé sur le cadastre de 1819. La remise au sud-est et la porcherie en appentis datent aussi probablement du XIXe siècle.

Période(s)Principale : 16e siècle , (?)
Principale : milieu 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Dates1860, daté par source

Les bâtiments s'organisent autour d'une cour au centre de laquelle prend place un puits. Le bâtiment nord, construit en moellons de granite conserve des vestiges d'une cheminée aux consoles moulurées sur le mur pignon ouest ainsi qu'une porte en plein-cintre sur le mur gouttereau sud. La cheminée, à l'ouest, ainsi qu'une porte bouchée sur le mur pignon est suggèrent que le bâtiment se prolongeait à l'origine de ces deux côtés. Il pourrait s'agir de l'ancien logis noble signalé par les textes.

Le bâtiment ouest, partiellement ruiné, était à l'origine couvert de chaume. Construit en moellons de granite, il est flanqué d'une partie étable (?) à l'ouest et d'une remise, à l'est. Les deux logis modernes, au sud et à l'est, s'élèvent sur deux niveaux (rez-de-chaussée et comble à surcroît). Ils sont couverts d'un toit à long pans en ardoise et possèdent chacun un petit bâtiment en appentis sur leur pignon. Le logis sud est équipé d'un four à pain.

Mursgranite
enduit partiel
moellon
Toitroseau, ardoise, matériau synthétique en couverture
Plansplan rectangulaire régulier
Étagescomble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
appentis
pignon couvert
pignon découvert
États conservationsvestiges, remanié
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de Loire-Atlantique. B 1461. Aveux rendus au Roi par Jean Rogon (1540), Jacques de Kerpoisson, écuyer (1608), Jacques Tessier, étudiant à Rennes (1638), propriétaires du domaine de Troffiguet. 1540-1638.

  • Archives communales de Guérande. 1 G 19. Matrices cadastrales. Augmentations-diminutions. 1827-1882.

Documents figurés
  • Cadastre ancien, 1818-1820 (Archives départementales de Loire-Atlantique ; 7 P 2492).

  • Archives communales de Guérande. 10 W 83. Inventaire du patrimoine. Dossiers manoirs. 1990.

Bibliographie
  • COLLECTIF. La Madeleine : son histoire. Bulletin de l'association préhistorique et historique de Saint-Nazaire, Le Pouliguen : J.-M. Pierre, 1978.

    p. 26-27.
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Ville de Guérande - Durandière Ronan