Dossier d’œuvre architecture IA44004444 | Réalisé par ;
  • inventaire topographique
Manoir de l'Arloc, 43 rue du Faubourg-Saint-Michel
Copyright
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Guérande - Guérande
  • Commune Guérande
  • Adresse 43 rue du Faubourg-Saint-Michel
  • Cadastre 1819 G 1134  ; 1989 AD 34, 38

Si Olivier Deno est noté résidant au faubourg Saint-Michel en 1427, il faut attendre 1508 pour que Guillaume Deno soit cité comme seigneur de Larloc. Les armes de cette famille, d'or au sautoir de gueules chargé de cinq fleurs de lys d'argent, figurent sur le linteau de la porte d'entrée, ainsi que sur un manteau de cheminée à l'étage, dans la moitié occidentale. En 1688, M. de Briordais et Melle Le Bohuc, dame de Berhanné - on peut d'ailleurs encore lire sur la façade nord .MARIA .IOSEPH .IOACHIM .[BER]HANNE- vendent le domaine en 1688, selon toute vraisemblance à l'administration. Cette même année, le missionnaire jésuite Chaurand y fonde l'hôpital général de Guérande. L'année suivante, une chapelle Saint-Louis est construite puis bénie le 8 septembre. Celle-ci reçoit en 1748 une relique de la Vraie Croix. L'hôpital, géré par les sœurs de Sainte-Catherine, accueille certainement moins de 70 à 80 personnes, toutes logées à l'étage, le rez-de-chaussée étant réservé aux animaux. En crise, l'édifice, n'accueillant plus qu'une dizaine de personnes, passe en 1813 aux mains d' une sœur de la sagesse qui va faire substantiellement augmenter les effectifs. L'hôpital général déménage de l'autre côté de la rue Saint-Michel suite au rachat des bâtiments par Melle de Mansigny en 1856.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 16e siècle
    • Principale : limite 17e siècle 18e siècle
    • Principale : 1er quart 19e siècle
    • Principale : 4e quart 20e siècle

Le manoir s'organisait primitivement côté rue du faubourg Saint-Michel autour d'une cour centrale abritant le puits et fermée par des communs sur les trois autres côtés. Le corps central, qui a été doublé postérieurement d'un appentis longitudinal sur sa façade arrière nord, a conservé sa structure originelle principale sur ses trois niveaux : porte d'entrée centrale et une travée de baies et lucarne présentant un décor typique de la première renaissance, couloir central de distribution jusqu'à l'escalier en vis arrière initialement hors œuvre, une cheminée au rez-de-chaussée sur le mur oriental, quatre cheminées dans la moitié occidentale - deux en bas, deux à l'étage -, combles avec charpente à ferme avec poinçon pendant orné sous l'entrait retroussé.

Une seconde campagne amène le percement de nombreuses travées de baies avec lucarne à fronton cintré caractéristiques des années 1700, percement peut-être contemporain de l'organisation intérieure avec un couloir longitudinal parallèle au mur nord. Les fenêtres en losanges entre couloir et chambres au sud seraient plus tardives, plutôt du premier quart du XIXe siècle. Par la suite, de nouvelles fenêtres sont ajoutées, perturbant les travées modernes ainsi que le système de répartition des chambres encore évoqué par les vitres en losanges. Enfin, vers 1980-1990, un décor d'arcs en accolade est ajouté sur la façade arrière nord au-dessus des baies.

La partie ouest du manoir conserve une cheminée monumentale décorée d'un motif héraldique peint (voir dossier Palissy).

  • Murs
    • granite
    • enduit
    • pierre de taille
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    en rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • pignon couvert
  • Escaliers
    • escalier dans-œuvre : escalier tournant à retours avec jour en charpente
  • État de conservation
    remanié
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • coquille
    • ove
    • Crucifixion
    • écu
  • Statut de la propriété
    propriété privée