Dossier d’œuvre architecture IA44003768 | Réalisé par
  • inventaire topographique
Manoir de Kercabus
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  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Guérande - Guérande
  • Commune Guérande
  • Lieu-dit Kercabus
  • Cadastre 1818 C3 11922, 1923, 1926, 1927, 1930 ; 1962 C3 1715, 1720 ; 2000 YA 218, 221, 226, 228
  • Dénominations
    manoir
  • Appellations
    manoir de Kercabus
  • Parties constituantes non étudiées
    mur de clôture, ferme, moulin, allée, cour, portail, étang, pigeonnier

La seigneurie de Kercabus est mentionnée dès 1471, elle appartient à cette date à Guillaume de Kercabus. Pierre (1539), Jacques (1540) puis Pierre de Kercabus (1560, 1575) sont signalés comme seigneurs du lieu. La terre passe avant 1606 dans la famille de Kerpoisson. Puis, vers 1680, par le mariage d'Aliénor de Kerpoisson avec Isaac de Rohan, dans la famille éponyme. En 1685, Jean-Baptiste de Rohan en est propriétaire.

Le manoir a été reconstruit au début du XVIIIe siècle, sans doute sur un bâtiment plus ancien, dont il reste peut-être des éléments en remplois : charpente du corps de logis (?), porte du bâtiment sud (?), cheminée de l'aile de communs (?) ; puis remanié au XIXe siècle. La date de 170[3], inscrite sur une porte de l'aile de communs est, pourrait correspondre à la date de ces travaux.

Le seigneur de Kercabus possédait, outre deux moulins à eau et à vent (voir dossiers), une métairie, située au nord. Cette dernière est attestée dès 1540 dans l'aveu que rend Jacques de Kercabus pour sa seigneurie. En 1720, d'après le rôle de la capitation, elle est affermée à François Salun qui en doit 5 livres tournois d'impôt. Elle a été augmentée en 1862 d'après le registre des augmentations-diminutions (1819 C3 1923). Un pigeonnier-tour est également signalé sur le cadastre de 1819 (1819 C3 1926). Construit après 1606 (il ne figure pas dans l'aveu de cette date), il a été détruit dans le courant du XIXe siècle.

  • Période(s)
    • Principale : limite 17e siècle 18e siècle
    • Principale : 1er quart 18e siècle
  • Dates
    • 1703, porte la date

L'accès au manoir se fait depuis le nord par une longue allée d'arbres (rabine). Les bâtiments, formant deux ailes parallèles, s'inscrivent dans une cour ceinte d'un mur de clôture, par laquelle on pénètre par un portail avec porte charretière et piétonnière. Le logis prend un plan rectangulaire régulier. Sa façade à travées s'élève sur trois niveaux (rez-de-chaussée, étage carré et comble à surcroît). Il est flanqué au nord et au sud de deux ailes s'élevant sur seulement deux niveaux (rez-de-chaussée et comble à surcroît). De l'autre côté de la cour, à l'est, prend place une aile de communs, parallèle au logis. La façade sur cour du corps de logis est percée de trois travées de baies, couvertes de linteaux droits en granite. Le comble à surcroît est ajouré de deux lucarnes couvertes en plein-cintre de part et d'autre desquelles vient s'interrompre une corniche à denticules. Construit en moellons de granite avec chaine en pierre de taille, le logis est couvert d'un toit à longs pans en ardoise. La charpente, à fermes et à pannes, dont les liens légèrement courbes viennent s'embrever dans le faux-entrait, pourrait être un remploi du manoir primitif.

  • Murs
    • granite
    • enduit
    • moellon
  • Toits
    ardoise
  • Plans
    plan rectangulaire régulier
  • Étages
    1 étage carré, comble à surcroît
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • pignon couvert
  • Escaliers
    • escalier intérieur : escalier tournant en charpente
  • État de conservation
    remanié
  • Statut de la propriété
    propriété privée