Dossier d’œuvre architecture IA44003767 | Réalisé par
  • inventaire topographique
Manoir de Drézeux
Copyright
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Guérande - Guérande
  • Commune Guérande
  • Lieu-dit Drézeux
  • Cadastre 1819 Q2 1268 à 1271 ; 2000 AV 49
  • Dénominations
    manoir
  • Appellations
    manoir de Drézeux
  • Parties constituantes non étudiées
    mur de clôture, ferme

La seigneurie de Dréseuc, appartenait au moins depuis la fin du XIVe siècle à la famille du même nom et relevait de la seigneurie de Campzillon. Guillaume du Dréseuc en rend aveu en 1400, Jean en 1416, Olivier, héritier d'Aubin du Dréseuc, son frère, en 1419, puis Guillemette Deno, veuve d'Olivier en 1430. Elle passe sans doute par mariage sous l'égide de la famille Madic au milieu du XVe siècle. En 1540, Olivier Madic rend aveu au seigneur de Campzillon pour le manoyr et herbregement du Dreseuc comme se poursuit et anciennes terres, maisons, jardrins, rues courts, yssues, méthairie et appartenance, [ ] une vieille masse et emplacement de moulin. La terre restera dans le giron de cette famille jusqu'au début du XVIIe siècle date à laquelle elle devient une propriété de la famille Martineau, dont l'un des membres, Rolland, sieur du Dréseuc, membre de la confrérie de Saint-Nicolas de Guérande, est inhumé dans la crypte de la collégiale Saint-Aubin comme en témoigne une dalle funéraire à son nom datant de 1625 (voir dossier Palissy). En 1679, le château comprenait trois corps de logis couverts d'ardoises, cour au milieu, jardin derrière vers le midi avec appartenances et dépendances. En 1711, Dréseuc appartient à Olivier Guilloré, sieur de Kerdréan qui l'avait acquis de Charles Martineau, puis en 1727 à René Léthir, capitaine de navire qui en rend aveu le 16 juin 1730. La terre passe ensuite successivement entre les mains des familles du Bochet, Maillard puis Ernoult de la Chenelière.

Le manoir pourrait dater de la première moitié du XVIe siècle. Il a été largement remanié au XVIIIe siècle, puis augmenté au sud d'un pavillon en 1905. La métairie, à l'est du manoir, est signalée dès 1540 dans l'aveu rendu à la seigneurie de Campzillon. Elle fut probablement reconstruite au XVIIe siècle ou au XVIIIe siècle.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 16e siècle
    • Principale : 18e siècle
    • Principale : 1er quart 20e siècle
  • Dates
    • 1905, daté par tradition orale

Le logis s'inscrit dans un ensemble ceint de plusieurs murs de clôture délimitant des jardins à l'ouest et au sud et une métairie à l'est. Le mur de clôture extérieur est flanqué dans ses angles sud-est et sud-ouest de petites tours aveugles ouvertes à la gorge. L'accès à la cour se fait, au nord, par un portail charretier et un autre piétonnier.

Le manoir bien que très remanié au XVIIIe siècle (reprise complète des ouvertures, abaissement de la toiture avec modification de la charpente et aménagement de lucarnes) conserve en partie son volume du début de l'époque moderne. Il se composait visiblement à l'origine d'un corps de logis double en profondeur, dont la partie arrière se situait en appentis, s'élevant sur trois niveaux : un rez-de-chaussée, un étage carré et un étage de comble.

Au rez-de-chaussée, une cheminée, dont le vocabulaire appartient sans doute aux premières décennies du XVIe siècle, est conservée sur le pignon nord. Elle chauffait, vraisemblablement une « grande salle » qui fut diminuée, par l'aménagement d'un vestibule d'entrée au XVIIIe siècle. La salle se prolongeait, côté sud, par une pièce plus petite (cuisine ?), équipée d'une cheminée (remaniée) et d'une niche murale.

L'accès aux étages se faisait par un escalier rampe-sur-rampe à volée droite intégré dans un corps de bâtiment légèrement saillant à l'arrière du logis. Les paliers de l'escalier ouvraient au rez-de-chaussée, côté nord, sur un cellier, et à l'étage sur une petite pièce ajourée d'une baie couverte en arc brisé (remploi ?). Au sud, le manoir a été flanqué en 1905 d'un pavillon percé de larges baies ouvrant sur les marais salants. Au dernier palier de la tour d'escalier, au niveau du comble, une petite vis permettait la desserte d'une "pièce haute". L'usage du tuffeau pour le couvrement des arcs de l'escalier et de la petite vis au niveau du comble est à signaler. Il suppose en effet un approvisionnement en pierre éloigné du chantier, probablement par la Loire, depuis la région angevine.

  • Murs
    • granite
    • enduit partiel
    • moellon
  • Toits
    ardoise
  • Plans
    plan rectangulaire régulier
  • Étages
    1 étage carré, étage de comble
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • appentis
    • pignon couvert
    • pignon découvert
  • Escaliers
    • escalier demi-hors-œuvre : escalier tournant à retours en maçonnerie
    • escalier dans-œuvre : escalier en vis en maçonnerie
  • État de conservation
    remanié
  • Techniques
    • peinture
  • Représentations
    • armoiries
  • Statut de la propriété
    propriété privée