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Maison, 54 rue du Général-De-Gaulle, Paimbœuf

Dossier IA44004673 réalisé en 2004

Fiche

Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonPaimbœuf (commune)
AdresseCommune : Paimbœuf
Adresse : 54 rue du
Général-De-Gaulle
Cadastre : 1810 195 ; 1999 A 2ème feuille 1681

Le terrain a été dissocié d'un lot situé de part et d'autre de l'actuelle rue du Général-De-Gaulle arrenté le 9 octobre 1691 par la duchesse de Lesdiguières à Guillaume Mouraud ; ce même lot comprenait les terrains adressés n° 56 et n° 53 de la rue. La maison a été reconstruite en 1766, date du marché passé entre François Loquais (marchand de vin) et Pierre Sauvaget (maçon entrepreneur). Elle remplace une maison élevée lors de la première campagne de construction à la fin du XVIIe siècle. Sa reconstruction la lie aux maisons contemporaines reconstruites de part et d'autre de l'actuelle rue du Général-De-Gaulle dans le troisième quart du XVIIIe siècle d'un étage et d'un étage à surcroît souligné par d'importantes lucarnes passantes (exemple : n° 6, n° 31, n° 35). Ces dernières sont ici encore décelables malgré la surélévation de la maison dans la seconde moitié du XXe siècle. La maison a été divisée en plusieurs logements. La description des logements ne présentant pas d'intérêt nous retiendrons l'état des lieux en 1779 au moment du partage entre les héritiers Loquais : "une maison consistant en deux parembas séparés par une allée dont l'un sert de corps de garde de police et l'autre est occupé par le sieur Loquais père, un cabinet au joignant d'icelui, deux chambres hautes au bout d'une desquelles du costé du soleil levant est un petit cabinet, deux greniers au-dessus des dites chambres hautes, un petit caveau sous l'escalier qui sert à monter dans les dites chambres une cave au-dessous et un petit caveau sous l'escalier en bois qui descend à la cave du côté du soleil couchant [.] une cour, une porte ouvrant du côté de la rivière dans laquelle sont un puits et des latrines [.] du côté du soleil levant un cellier et une chaufferie et du couchant un magasin et un grenier au-dessus en bois [.]".

Période(s)Principale : 3e quart 18e siècle
Principale : 2e moitié 20e siècle
Dates1766, daté par source

Un couloir central traversant donne accès depuis la rue à un escalier récent hors-œuvre ancré à l'ouest de la cour ; ce dernier a été récemment fermé par une cloison vitrée à l'est. Chaque niveau est divisé en plusieurs logements sauf le premier étage. La surélévation est vraisemblablement contemporaine des travaux effectués dans la maison construite au nord de la cour, ouverte sur le quai, devenue un hôtel de voyageurs.

Mursbéton
gneiss
granite
tuffeau
moellon
Toitbéton en couverture
Plansplan rectangulaire régulier
Étages1 étage carré, 2 étages de comble
Couverturesterrasse
Escaliersescalier hors-œuvre : escalier tournant à retours sans jour en charpente
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • AD Loire-Atlantique. 4 E 51/20 : Etude de Me Dorfeuille Cabal. 1er février 1766

    Marché de construction pour une maison appartenant au sieur Loquais du côté de la rivière passé avec Pierre Sauvaget maçon entrepreneur : le dit Sauvaget s´oblige à démolir la maison qu´occupe le sieur Loquais située en la grande rue et de la rebatir à neuf et la dite démolition se fera pour autant que le sieur Loquais le jugera à propos : ladite maison neuve contiendra 24 à 25 pieds de coin autrement dit de la hauteur, 25 pieds de large ou de face sur la rue autant sur la rivière sur 24 pieds de profondeur . Elle sera composée d´une chambre basse chambre haute et grenier de la hauteur que le sieur Loquais jugera nécessaire ; ledit Sauvaget reprendra les fondements en terre dans les endroits démolis il fournira la pierre qui conviendra pour la dite batice ainsi que le sable et l´eau qu´il transportera à ses frais et lui sera neamoins libre de faire servir la pierre de démolition il sera tenu de prendre à ses frais une fourniture de chaux que ledit sieur Loquais a toute (?) à la grande chaussée et quant au reste s´il en est besoin pour parachever la dite batice il s´oblige de le faire décharger et eteindre aussi à ses frais au lieu de la dite batice ; il sera tenu également de netoyer l´emplacement de la dite batice de tous les délivres de l´ancienne de carreler les dites chambres hautes et basses et les foyers des cheminées d´nduire et de herissonner la dite batice de démolir et refaire la cheminée du premier étage du côté de m. Sibille et de faire les banquettes des fenêtres de rendre son renable comme il sera dit cy après quitte de truelle et marteau ; il fera autant de fenêtres et ouvertures que ledit sieur Loquais jugera a propos et de telle façon et en tels endroits qu´il lui indiquera fera plaintes et corniches ainsi que les lucarnes au grenier et couvrira ladite batice, il commencera les travaux dans le commencement d´avril et quant à la démolition il ne la commencera qu´à la fin du même mois et rendra son renable à la Saint-jean ou à la fin de juin prochain, le sieur Loquais fournira la chaux les tuffeaux et grison qui conviendront pour la dite batice ainsi que les tuiles carreaux et brique lesquels tufeaux et grison le sr Sauvaget déchargera et taillera s´obligeant aussi le dit Sauvaget d´encastrer les cheminées dans le mur et de presider journellement en personne à la conduite de la dite batice a moins qu´il ne soit malade payera ledit sieur Loquais audit Sauvaget huit livres par toise commune ou ordinaire de ladite batice y compris les cheminées qui seront toisées en dehors à compter depuis le toit jusqu´au sommet et garantira ledit Sauvaget ladite batice suivant l´usage ...

    signé : Loquais, Desroches pour Sauvaget, Baullin notaire et Dorfeuille Cabal

Références documentaires

Documents d'archives
  • Etude de Me Bauduz.Riou. Prise de possession par François Loquais, marchand de vin en gros, d'une maison composée de 2 parembas, galerie au-derrière, caves, chambres au-dessus, acquise des héritiers Phelipon (Pierre Delaville, conseiller du roi, juge au présidial de Nantes, Elisabeth Phelipon, sa femme, Guillaume Phelipon, chanoine, Alain Phelipon, sénéchal des Réguaires, Pierre Phelipon négociant). 16 janvier 1754.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E 1 art. 3
  • Etude de Me Baullin. Attournance par François Loquais, marchand en gros et détail, Marguerite Bitard sa femme sur une maison consistant en boutique, arrière-boutique chambres au-dessus, caves, galerie au-derrière, acquise le 9 janvier 1954 devant Le Bagoust et Girard notaire à Nantes des héritiers Phelipon. 17 octobre 1764.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E E 1/4
  • Etude de Me Dorfeuille Cabal. Marché de construction passé entre Loquais, marchand de vin et Pierre Sauvaget, maçon entrepreneur pour la démolition et la reconstruction de la maison. 1er février 1766.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E 51/20
  • Etude de Me Trastour. Aveu rendu au marquis de Bruc par François Loquais, marchand, Marie Gentil sa femme, une maison consistant en deux chambres basses et une allée au milieu donnant sur la grande rue, 2 chambres au-dessus séparées par une cloison, greniers au second étage, escalier et cabinet au nord, une cour, deux celliers, un puits, acquise le 9 janvier 1754 des héritiers Phelipon. 22 décembre 1778.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E E 90/41
  • Etude de Me Baullin. Partage en deux lots des acquets faits par François Loquais et feue Marguerite Bitard sa femme durant leur communauté ; premier lottie, article 1er ; 6, 8, 10 octobre 1779.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E E 1/5
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général - Lelièvre Françoise
Françoise Lelièvre

Chercheur, Service Patrimoine, Région Pays de la Loire.


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