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Maison, 52, rue du Logis-Bourbon, Fontevraud-l'Abbaye

Dossier IA49010702 réalisé en 2010

Fiche

Cette maison, ancienne aile en retour d'équerre d'un logis disparu, reprend, ici au nord de l'ancien écart de l'Ânerie, le modèle de l'ensemble à plan type, en L ou U, avec logis sur rue et arrière-cour bordée de dépendances ou logements secondaires, qui caractérise nombre d'édifices élevés et amplifiés entre la fin du XVIe et le milieu du XVIIIe siècle dans le bourg de Fontevraud, mais que l'on ne retrouve que bien plus ponctuellement dans les écarts.

Son mode constructif, où alternent une assise épaisse et une assise mince de moellons à tête dressée qui, toutes deux additionnées, correspondent à la hauteur d'un parpaing de pierre de taille de tuffeau utilisé pour les chaînes, semble un des emplois les plus anciens repérés à Fontevraud (ici, sans doute à la fin du XVIIe siècle), de ce type de mise en œuvre qui se généralise au cours du XVIIIe et reste dominant encore au XIXe siècle.

Parties constituantes non étudiéescour, remise
Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonFontevraud-l'Abbaye - Montsoreau - Saumur-Sud
AdresseCommune : Fontevraud-l'Abbaye
Lieu-dit : l' Ânerie
Adresse : 52 rue du
Logis-Bourbon
Cadastre : 1813 E 118, 118 bis ; 2009 F 976

Cette maison correspond à ce qui demeure aujourd'hui d'un plus vaste édifice, dont la partie antérieure fut détruite à la suite de l'inondation de juin 1931. Les éléments encore en place datent vraisemblablement de la fin du XVIIe siècle et constituaient une aile en retour d'équerre, en partie postérieure d'un corps principal sur rue, qui devait être contemporain de cette aile, voire plus ancien.

Ce logis principal disparu est figuré sur le cadastre napoléonien de 1813, mais le plan le plus exact de l'ensemble est dressé dans la planche consacrée aux correctifs de ce plan cadastral originel, puisque celui-ci comporte nombre d'imprécisions et que dans cette première version l'aile en retour n'était pas figurée alors qu'elle est attestée sur les plans de l'abbaye et de ses environs qui furent levés au XVIIIe siècle.

L'aile conservée comporte quelques remaniements : à l'ouest, un petit flanquement bas a été élevé dans la seconde moitié du XVIIIe siècle comme dépendances et, côté rue, les parties détruites ont été reprises après 1931 pour former un pignon, en retrait par rapport à la rue.

Période(s)Principale : 2e moitié 17e siècle
Secondaire : 19e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

Cette maison est la partie qui subsiste d'un édifice construit dans l'angle formé par la rue du Logis-Bourbon (à l'est) et la ruelle de la Vacherie (au sud), dont elle est séparée par le ruisseau de la Vacherie. Au droit de cette maison, ce petit cours d'eau confluait avec le ruisseau de Luzerne (enterré dans la seconde moitié du XVIe siècle) pour être tous deux captés par le collecteur souterrain de l'abbaye de Fontevraud.

D'après le plan du correctif cadastral et des photographies aériennes anciennes, on peut restituer le corps principal, qui était à gouttereau sur rue, avec sans doute une tourelle d'escalier en retour d'équerre du côté nord de la façade postérieure. Complété en partie postérieure par l'aile sud en retour d'équerre qui seule demeure aujourd'hui, cet ensemble correspond dans sa structure à divers autres édifices que l'on voit encore dans la rue Robert d'Arbrissel.

L'aile aujourd'hui seule conservée était de même gabarit de hauteur, mais de moindre largeur que le logis et leurs toitures étaient liées par des noues. Cette aile était à l'origine constituée de deux logements mitoyens sur cour, secondaires par rapport au logis sur rue. Le bâtiment compte un étage carré et un comble à haut surcroît accessible par une porte haute passante. Le toit, couvert d'ardoises, est à longs pans et le pignon ouest, originel, est découvert.

L'aile offre une grande homogénéité et a été élevée en une seule campagne de construction, sans doute à la fin du XVIIe siècle. Elle est bâtie en moellons de tuffeau, à têtes dressées, mais dont la mise en œuvre fait alterner de façon plus ou moins régulière, une assise plus épaisse surmontée une autre plus fine, les deux additionnées s'inscrivant systématiquement dans la hauteur de l'assise de pierre de taille de moyen appareil utilisé pour les chaînes d'angle. On discerne, tous les 80cm à 1m environ, un rééquilibrage de l'horizontalité des assises par de petits moellons, ce qui doit correspondre aux phases de montage du mur. Cette maçonnerie devait être enduite intégralement, mais l'enduit a été ôté en façade principale, sur cour. Outre les chaînes, la pierre de taille de tuffeau est réservée aux seuls encadrements et pleins de travée des baies, ainsi qu'aux conduits de cheminée. Les baies de l'étage sont couvertes d'une plate-bande à trois claveaux, dont la clef est passante ; celles du rez-de-chaussée, pour les deux gouttereaux, semblent avoir été reprises au XIXe siècle.

La partie antérieure de l'édifice, reconstruite après l'effondrement de 1931, est en moyen appareil de tuffeau.

La distribution intérieure a été transformée et les deux habitations ne font désormais plus qu'une. Elles devaient compter chacune une salle basse à cheminée et une, voire deux pièces hautes, dont une seule à cheminée. Trois des quatre cheminées sont aujourd'hui visibles, toutes différentes : l'une vraisemblablement originelle, de la fin du XVIIe siècle, et deux du XVIIIe siècle.

En fond de cour, à l'ouest, une remise en appentis constitue le seul vestige d'un bâtiment attesté dès le milieu du XVIIIe siècle et qui abritait peut-être des dépendances agricoles.

Mursenduit
moyen appareil
moellon
Toitardoise
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
pignon découvert
pignon couvert
Escaliersescalier intérieur : escalier tournant en charpente
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Maine-et-Loire. 122 G 2. Clergé séculier. Église paroissiale Saint-Michel de Fontevraud : registre des titres et rentes dus à la fabrique (1750, continué jusqu'en 1836). Voir folio 18.

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