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Maison, 15 rue Pierre-Jubau, Paimbœuf

Dossier IA44004678 réalisé en 2004

Fiche

Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonPaimbœuf (commune)
AdresseCommune : Paimbœuf
Adresse : 15 rue
Pierre-Jubau
Cadastre : 1810 203 ; 1999 A 2ème feuille 401

Jean-Baptiste Croizet, marchand spécialisé dans la vente de poulies, arrente le 3 novembre 1779 une parcelle de 48 pieds (15,55m) de large sur 180 pieds (58,32m) de long. Il vend dans le même temps la moitié d'une maison de famille (actuellement, 40 rue du Général-De-Gaulle). Le chantier commence l'année suivante conformément au cahier des charges lié à la création du lotissement. Le temps de la construction est court, la maison est proposée à la location dès l'année 1783, date du contrat passé par l'une des héritières Marie-Perrine Croizet (fille de feu Jean Croizet) avec un laboureur à boeufs également marchand, Jacques Guillon. Sept années plus tard la maison est occupée par au moins trois locataires imposés au titre de la capitation, un charcutier, un charpentier et une personne sans profession déclarée. Les mineurs Croizet, propriétaires, n'y habitent pas.

Période(s)Principale : 4e quart 18e siècle

Malgré la largeur de la parcelle, la maison reprend le plan en L des maisons de la rue du Général-De-Gaulle, un escalier articulant à l'ouest le corps secondaire couvert en appentis en retour à l'ouest sur la cour. Des celliers ont été construits à l'ouest de la cour sans aucune liaison avec le corps principal sur la rue. La description sommaire de la maison, contenue dans le registre de la contribution foncière de 1791, fait l'impasse sur le corps secondaire situé à l'ouest. Il est pourtant construit à cette date, on le trouve mentionné dans le bail de location passé en 1783. La façade de cinq travées sur la rue renvoie aux façades des maisons de l'îlot voisin à l'ouest (l'îlot 12), d'un étage carré et d'un comble à surcroît éclairé par de petites ouvertures carrées. Les arcades des deux boutiques et du portail central ont été remplacées par des plates-bandes droites. On peut supposer que les arcs segmentaires des baies du premier étage ont également été supprimés.

Mursgneiss
granite
tuffeau
moellon
Toittuile mécanique
Plansplan régulier en L
Étages1 étage carré, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
appentis
Escaliersescalier dans-œuvre : escalier tournant à retours sans jour en charpente
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Etude de Me Jacques Charles Trastour aîné. Arrentement des lots au sud de la rue Destin et de la rue Neuve proposé par François Devarneau, demeurant rue de l'Eglise à Paimbœuf et procureur de Michelle Grou demeurant au Port au Vin de Nantes. Actes passés entre le 1er octobre 1779 et le 8 décembre 1779. Arrentement du n° 15 à Jean-Baptiste Croiset le 3 novembre 1779.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E 90/41
  • Etude de Me Aubinais. Contrat de location passé par Marie-Perrine Croizet fille mineure de feu Jean Croizet et Marie Hervé, sous tutelle de Mathurin Hervé, maître boulanger, sur une maison nouvellement bâtie ayant deux arcades de boutique et un grand portail au milieu donnant sur la rue et des logements au derrière vers le sud ; locataire : Jacques Guillon laboureur à bœufs et marchand. 7 janvier 1783.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E 91/11
  • Registre de la capitation établi le 24 juillet 1790. Trois personnes au moins occupent la maison n° 15 rue Pierre Jubau : Jacques Guillon, charcutier, Chauvau charpentier et René Galais sans profession.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : B 3535
  • Registre de la contribution foncière établi en 1791, état de section n° 1. Numéro de la propriété : 120. Propriétaire : mineurs Croizet. Nature de la propriété : deux boutiques, deux chambres avec grenier et un terrain d'un quart de boisselée.

    Archives communales, Paimbœuf
  • Etude de Me Trastour. Aveu rendu à Marie François de Bruc par Jean-Marie Lucas, capitaine de navire, Catherine Villaine son épouse et Marie Villaine veuve de Jean-Baptiste Garlois sur une maison nouvellement bâtie rue Neuve consistant en deux chambres basses donnnant sur la rue séparée par une allée dans laquelle est un escalier, deux chambres basses au midi des deux premières, trois chambres au-dessus donnant sur la rue, trois autres chambres au derrière vers midi, chambre et grenier au-dessus cour au midi en laquelle sont des celliers, chambres, latrines, puits et jardin au midi. 2 septembre 1785.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E 90/44
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général - Lelièvre Françoise
Françoise Lelièvre

Chercheur, Service Patrimoine, Région Pays de la Loire.


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