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Les communs du château de Bonnétable

Dossier IA72058575 réalisé en 2015

Fiche

Á rapprocher de

Parties constituantes non étudiéeslogement, étable, écurie, remise, fenil, éolienne, château d'eau, serre, chenil
Dénominationscommuns
Aire d'étude et cantonCommunauté de communes Maine 301 - Bonnétable
AdresseCommune : Bonnétable
Lieu-dit : La Lande
Adresse : 19-21 rue, maréchal Leclerc, 1 rue , d'Isly, chemin rural
de La Lande
Cadastre : PCI 2016 AI 2, 3, 19, 233-234

Les communs du château de Bonnétable sont connus à partir du XVIIIe siècle. Ils consistaient alors, outre la maison du portier jouxtant le portail principal face au château et qu'il était prévu de reconstruire en 1721, en deux cours situées au sud du château. La première, dénommée basse-cour, comprenait une grande étable de 20 chevaux et deux magasins à matériaux. La seconde, dite cour du jardinier, renfermait la maison de ce dernier, dite des Grands Jardins, et diverses parties agricoles. Seul le chenil, réaffecté avant 1769 en maison de garde, était isolé à l'ouest des jardins. Ces bâtiments étaient alors pour la plupart affectés à différents officiers du château et certains furent baillés ou vendus à des particuliers dans le dernier quart du XVIIIe siècle, comme la maison des Grands Jardins en 1787.

En 1835, le jardin du château était bordé au sud, sur la rue de Luynes, par quatre maisons et un magasin appartenant à la duchesse de Montmorency, dont l'ancien chenil et la maison dite des Grands Jardins, et à l'ouest, sur l'actuelle rue du Maréchal Leclerc, par les bâtiments de la Basse-Cour et cinq autres maisons alignées sur la rue. L'ancienne maison des Grands Jardins fut augmentée en 1876.

Lors de la campagne de travaux menée entre 1880 et 1888 par les architectes Henri et Louis Parent pour Sosthène de La Rochefoucauld, de nouveaux communs furent édifiés dans l'enceinte du jardin potager vers 1884 (logement de cocher, écuries et remises et 3 serres), devant le château rue du Maréchal Leclerc en 1885-1886 (logements et remises ?) et autour de la ferme de La Lande, désormais incluse dans la nouvelle enceinte du parc entre 1885 (chenil et logement de piqueur) et 1891 (lavoir, d'une lingerie à vapeur et d'une glacière). Tous sont identifiables à l'emploi d'un style néogothique plus ou moins affirmé, à l'imitation du style employé pour la restauration du château (maçonnerie de moellons non enduite, baies de style gothique, éléments de fortification employés en décor, pignons découverts). Dans le même temps, l'ancienne maison du directeur de la scierie Lecomte construite vers 1847 et incluse dans le périmètre du nouveau jardin potager vers 1880 fut réaffectée en logement de jardinier et l'ancien chenil puis logement fut remanié et réaffecté vers 1887 en logement de postillon, écurie et remise.

En 1884, le château fut alimenté en eau courante grâce à une pompe actionnée par une éolienne Bollée et reliée à un château d'eau, et l'année suivante par un bélier hydraulique du même constructeur. A partir de 1890, une machine à vapeur construite par Marshall Son et Cie à Gainsbourough assure l'éclairage électrique.

Synthèse

Des communs mentionnés au XVIIIe siècle subsistent la maison dite des Grands Jardins au 3 de la rue de Luynes, édifice du XVIIIe siècle plusieurs fois remanié, peut-être la maison 1 de la même rue, datable de la 2e moitié du XVIIIe siècle et réputée avoir abrité le régisseur, et l'ancien chenil remanié et augmenté dans le dernier quart du XIXe siècle. La maison dite du jardinier, dans l'enceinte du jardin potager aujourd'hui propriété de la Communauté de Communes Maine 301, est l'ancienne maison du directeur de la scierie Lecomte, construite vers 1847 et rachetée vers 1880. Seule la principale des 3 serres a été conservée. Les communs construits ou augmentés dans le dernier quart du XIXe siècle devant le château, dans le jardin potager et autour de la ferme de la Lande partagent le même style néogothique (fenêtres à meneau et traverses, lucarnes à fronton pignons, pignons découverts, éléments de fausse fortification). Ceux de La Lande, dont l'ancien chenil, semblent partiellement désaffectés.

Période(s)Principale : 18e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
Auteur(s)Auteur : Parent Louis
Auteur : Parent Henri

Les communs étudiés du château de Bonnétable sont groupés en quatre ensembles distincts :

- aux 3 et 5, rue de Luynes, deux maisons aujourd'hui dissociées du fond du château sont construites en maçonnerie enduite et compte, la première un rez-de-chaussée surélevé, la seconde un étage carré. La première est couverte de croupes, la seconde d'un toit brisé. Les couvertures sont en tuiles plates. Dans la même rue, mais sans numéro, l'ancien chenil est un bâtiment en rez-de-chaussée surélevé donnant dans le parc. Il est construit en maçonnerie enduite et couvert de longs pans, avec pignons découverts.

- le bâtiment édifié devant le château rue du Maréchal Leclerc, composé de quatre corps sur le même alignement. Le premier à droite, traité en pavillon, est à usage de logement, les 3 autres ont une fonction non identifiée. Le pavillon compte 2 étages carrés, le corps suivant 1 étage carré, les deux autres un étage en surcroît. Deux tours d'escalier hors-oeuvre desservent l'ensemble. Le gros-oeuvre est en moellons, sauf le 2e étage du pavillon, en briques. Les baies, pour certaines à meneau et traverses, ont des chambranles en pierre de taille calcaire. Le décor de style néogothique, constitué notamment d'éléments de fortification (créneaux, mâchicoulis), reprend celui de la façade sur rue du château. Les toits sont en pavillon et à longs pans (avec 1 croupe pour le 2e corps) et laissant les pignons découverts. La couverture est en ardoises.

- Au 1 rue d'Isly, l'ancien jardin potager, aujourd'hui dissocié du fond du château et appartenant à la communauté de communes Maine 301, renferme la maison dite du jardinier, un bâtiment en L distribué en logement, écuries et remises et réaffecté en office du tourisme et une serre. La maison double en profondeur, compte 1 sous-sol et un étage carré. Elle est en maçonnerie enduite et est couverte d'un toit à croupes. Le bâtiment en L est en maçonnerie de moellons, le corps principal est en rez-de-chaussée, l'aile en retour à étage de comble. Le toit est à longs pans, les pignons découverts, la couverture d'ardoises. L'éolienne et son château d'eau, qui prend l’apparence d'une tour couronnée d'un hourd en bois, sont placés près du mur séparant le potager du jardin d’agrément, et à l'intérieur de celui-ci.

- Chemin rural de La Lande, les six bâtiments de La Lande, établis dans l'enceinte du parc, n'ont pas été vus. Le chenil, connu par photographie ancienne, est un bâtiment à étage en surcroit, construit en moellons, percé de fenêtres pour la plupart à meneau et traverse et couvert de longs pans laissant les pignons découverts. Il est flanqué sur un côté de deux petits corps en appentis de style rustique.

Murscalcaire moellon enduit partiel
grès moellon enduit partiel
verre
Toitardoise, tuile plate
Plansplan régulier en L
Étagesétage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, en rez-de-chaussée, 2 étages carrés, étage en surcroît, étage de comble
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans pignon découvert
croupe
toit en pavillon
Escaliersescalier de distribution extérieur

États conservationsinégal suivant les parties
Techniques
Statut de la propriétépropriété d'un établissement public, Propriété privée, à l'exception du jardin potager et des bâtiments qu'il renferme, propriété de la communauté de communes Maine 301.
propriété privée
Protectionsinscrit MH partiellement, 1991
Précisions sur la protection

Château (hormis le pavillon Nord 1880) , communs, parc et potager (avec l'éolienne Bollée) et murs de clôture (cad. AI 1 à 3 ; AK 455, 499 ; E1 38 ; E2 86, 87) : inscription par arrêté du 29 novembre 1991

Références documentaires

Documents d'archives
  • Comptes de la régie du domaine du château de Bonnétable. 1752-1812. Archives du château du Chesnay, Torcé-en-Vallée.

    Collection particulière
  • Archives départementales de la Sarthe. 3 P 29/31. Matrice des propriétés foncières 1838-1913. (3 P 29 : folios 1 à 700. 3 P 30 : folios 701 à 1400, avec table alphabétique générale des propriétaires pour les trois volumes. 3 P 31. folios 1401 à la fin).

  • Archives départementales de la Sarthe : 3 P 40 / 38-39. Matrice des propriétés bâties 1882-1911. (3P 38 : cases 1 à 600. 3 P 39 : cases 601 à la fin, avec table alphabétique générale des propriétaires pour les deux volumes).

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