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Hôtel-Dieu, 4 place Saint-Jean

Dossier IA44004315 réalisé en 2005

Fiche

Dossiers de synthèse

Précision dénominationHôpital Saint-Jean
AppellationsHôtel-Dieu dit Hôpital Saint-Jean
Dénominationshôtel-Dieu
Aire d'étude et cantonGuérande - Guérande
AdresseCommune : Guérande
Adresse : 4 place
Saint-Jean
Cadastre : 1819 Z 184, 184 bis ; 1989 AK 108

On ne connaît pas la date de fondation de l'hôtel-Dieu de Guérande.

En 1418 un mandement est adressé à Jean Périou de remettre à Guillaume Cochart, chanoine et aumônier de Guérande, un drap d'or racamas que le duc a donné à l'hôpital Saint-Jean de Guérande.

La chapelle Saint-Jean, l'hospice et le couvent des religieux de Saint-Jean, avec les maisons et le jardin qui en dépendaient, sont cités dans un aveu au roi du 5 mai 1682.

En 1752, les administrateurs demandent au roi louis XV des lettres de confirmation. Ils précisent que la fondation antérieure à la réunion de la Bretagne à la France remonte à un acte de 1527. Cette date peut correspondre à l'époque où l'établissement négligé par les chevaliers de Saint-Jean tombe à la charge de la municipalité. Les administrateurs indiquent que l'établissement compte quatorze lits, sept pour les hommes et sept pour les femmes, nombre éventuellement augmenté pour les soldats de la marine.

Un marché passé le 12 décembre 1669 entre (?) au Croisic et Émerit Jouin, maître couvreur d'ardoises au Croisic pour la livraison de clous pour la couverture de l'hôpital Saint-Jean, confirme la construction d'un ou plusieurs bâtiments dans le troisième quart du XVIIe siècle.

De 1676 à 1709, les sœurs hospitalières de Vannes s'occupent des malades. Le relais est ensuite pris par Melle Guihéneuf jusqu'en 1769, remplacée, sur choix de la communauté de ville le 5 décembre 1769, par les sœurs de la Sagesse. La congrégation fournit trois sœurs pour le service des malades ; elles sont sous la conduite des Pères et administrateurs et logées et nourries aux dépens de l'hôtel-Dieu . Les sœurs de la Sagesse sont exclues de 1771 à 1774.

En 1793, l'hôtel Dieu survit avec beaucoup de difficultés, les dons se raréfient, et les rentes sont insuffisantes. Il n'est plus possible à l'hôtel Dieu de subsister sans le secours du Département ou de l’État. Guérande offre l'hôpital Saint-Jean à l’État pour soigner les militaires. La ville devient donc en 1796 l'hôpital central de l'arrondissement militaire.

En 1806, les Ursulines intègrent les anciens bâtiments de l'hospice. Vers 1853, les malades changent de lieu et rejoignent l'hôpital général fondé dans les années 1850 dans le faubourg Saint-Michel. Peu de temps après, les frères de Ploërmel souhaitent prendre possession des bâtiments pour installer une école. La vente par les hospices à la commune est conclue par un acte du 12 décembre 1853 chez Maître Vrenière, notaire à Guérande. Il précise qu'il s'agit des « bâtiments, terrain et généralement toutes les dépendances de l'hospice Saint-Jean situés place Saint-Jean, rue de Saillé». Le procès verbal d'expertise annexé, dressé par Louis Michée (entrepreneur à Guérande) et M. Moctor (agent voyer à Guérande) date du 8 juin 1846. Il décrit l'ensemble des bâtiments : « le bâtiment de l'hospice est couvert d'ardoise. Il se compose d'un en bas divisé en cuisine, petit salon sur rue, cellier contigu du côté du levant, petit caveau contigu, boulangerie et petit réfectoire du côté de la cour, salle des malades pour les hommes avec vue sur la cour de l'hôpital et sur celle des 2 maisons au couchant. Au premier étage : 2 chambres sur le salon et la cave, deux autres sur le corridor d'entrée et la cuisine. Sur la salle des hommes : 3 petites chambres servant de lingerie, 2 autres chambres (laboratoire et pharmacie) avec vue sur cour voisine au couchant. Salle des malades pour femmes joignant les 5 chambres. Grenier sur l'ensemble du bâtiment. Petite cour au midi et au levant (latrines, poulailler et puits). Au midi des bâtiments : chapelle ayant sa sortie sur rue de Saillé, petite sacristie joignant au levant. Au levant de l'ensemble : jardin planté d'arbres fruitiers, petit cabinet en ruine, puits et hangar de buanderie adossée au mur de la ville. Encore au levant et joignant la maison principale : petit bâtiment couvert d'ardoise (autrefois four et boulangerie), petite cour au midi. Au midi : chambre haute au-dessus d'un pressoir à Mme Muterse et des 2 en-bas ci-après ; grenier sur la chambre qui à sa sortie par un escalier en pierre donnant place Saint-Jean. 2 petits en-bas sous la chambre ci-dessus régnant sur le cellier de Mme Mouilleron. Droit de vue sur la cour voisine. Ceci en ruine complète. Galerie couverte d'ardoise régnant sur l'allée dite de l'enfer. Droit de passage par cette allée pour aller de la place Saint-Jean à la rue de Saillé en passant par une allée mutuelle avec M. Pinau. L'ensemble est indigent de réparation et est confronté : au Nord : allée de l'enfer, place Saint-Jean et Mr de Montdoret ; au sud : mur de la ville et Mr Mèryse ; à l'Est : ruelle dite de la Trèmillet ; à l'Ouest : Mr Mèryse et Mlle Lehuédè, rue de Saillé et autres ».

Suite à l'acquisition des bâtiments, le conseil municipal de Guérande vote le 12 octobre 1856 la démolition des « mauvais bâtiments » pour agrandir la cour de l'école. Les bâtiments à détruire sont une maison en ruine et deux petites pièces contiguës au cellier (ancien réfectoire des sœurs).

Le grand bâtiment formant l'angle sud de la place Saint-Jean est aménagé dans la seconde moitié du XXe siècle en bureaux pour l'aide sociale au rez-de-chaussée et en logements de fonction au premier étage.

Période(s)Principale : 17e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle
Principale : 20e siècle

L'Hôtel-Dieu présentait autrefois un ensemble de bâtiments irréguliers organisés sur la place Saint-Jean. Aujourd'hui seuls sont conservés : au Sud la chapelle, au Nord l'hospice (constitué de deux bâtiments distincts : l'un au sud de la place, l'autre accolé et orienté Est-Ouest).

Le grand bâtiment rectangulaire développe sa façade principale à l'Est. Il est construit en moellon de granite enduit avec encadrements et chaînages d'angles taillés. Les fenêtres cintrées du premier étage et la corniche sont exécutés en calcaire. Au rez-de-chaussée, les fenêtres étroites avec appuis légèrement remontant traduisent une construction au XVIIe siècle. Dans le grenier, la charpente apparente présente un jeu de croix de Saint-André qui raidit la structure. Un bâtiment accolé au pignon présente également les caractéristiques de l'architecture du XVIIe siècle. Il s'agit d'un petit bâtiment de trois travées. La travée centrale est mise en valeur par une haute porte encadrée de pilastres, surmontée d'un imposte et de métopes. De part et d'autre, on observe des fenêtres étroites comparables à celles du bâtiment précédemment décrit. La partie haute, avec lucarnes pendantes a entièrement été remontée. La couverture d'ardoise en croupe est une modification de la toiture d'origine.

Les intérieurs des deux bâtiments construits au XVIIe siècle ont été remaniés au XIXe et au XXe siècle.

La reprise de la charpente, de la façade du bâtiment au sud de la place ainsi que la modification des fenêtres en calcaire et de la corniche du grand bâtiment orienté Est-Ouest, semblent antérieurs à l'installation de l'école dans les années 1850.

Mursgranite
calcaire
moellon
Toitardoise
Étages1 étage carré, étage de comble
Couverturestoit à longs pans
croupe
Statut de la propriétépropriété de la commune

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de Loire-Atlantique. H 480. Hôtel Dieu de Guérande.

  • Archives départementales de Loire-Atlantique. 2 O 69-3. École de garçon à l´Hôtel Dieu.

Bibliographie
  • BOCERET, E. de. Les établissements hospitaliers et religieux de Guérande, suite, Hôtel-Dieu. Revue historique de l´ouest, janvier 1896.

    p. 44, 53-57 et 64.
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Ville de Guérande - Dufrêche Frédéric
Frédéric Dufrêche

Société Atemporelle.


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