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Château des Étangs-l'Archevêque

Dossier IA72001187 réalisé en 2010

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiéescommuns, puits, jardin
Dénominationschâteau
Aire d'étude et cantonForêt de Bercé - Le Grand-Lucé
AdresseCommune : Saint-Vincent-du-Lorouër
Lieu-dit : les Étangs
Cadastre : 1834 C3 813 ; 1987 C3 741

Le lieu-dit doit son nom aux étangs artificiels créés en 1038 par Gervais, évêque du Mans, seigneur de Château-du-Loir. La seigneurie des Étangs daterait de cette époque. La "meson des Etangs" est citée en 1285. La seigneurie aurait été transmise par alliance des familles Ribole à Courcillon, puis au début du XVe siècle à la famille de Fromentières. Un aveu de 1406 mentionne Amaury de Fromentières, seigneur des Étangs, à cause de sa femme Loyse de Courcillon. En 1518, Olivier de Fromentières est écuyer, seigneur des Étangs. La famille de Fromentières possédait également jusqu'au XVIIe siècle le lieu seigneurial de la Moinerie à Jupilles. Un document de 1660 indique que la Chevalerie, à Saint-Vincent-du-Lorouër, appartient au domaine. Un document de 1686 mentionne le bordage de la Tuffière. En 1718, les Étangs-l'Archevêque sont acquis par Louis-Jacob Des Hayes, écuyer, colonel d'infanterie. Il est seigneur des Étangs-l'Archevêque, de la Joliverie, de Clairaunay, etc. Les possessions du domaine dans la paroisse s'étendent à la Goussière, Champrond, la Roche, les Fourneaux, la Ratelière, le Petit Vaubouillé, le Grand Vaubouillé, le Moulin de Vaubouillé, la Chevalerie, les Chênes, la Borde, la Boudeterie, Vaubuffard, la Lamberdière, les Peloisières, les Étangs, la Coutière, le Grand Moulin, le Petit Moulin. En 1800, l'affiche d'une vente à l'encan (vente non retrouvée) indique que le domaine compte les métairies des Étangs, de la Coutière, de la Lamberdière, la nue propriété de la métairie de la Boudeterie et petit lieu nommé la Charterie. Le château est alors acheté par un cultivateur de Pruillé-l'Éguillé.

Période(s)Principale : limite 16e siècle 17e siècle
Principale : 2e quart 18e siècle

Le château des Étangs-l'Archevêque se compose aujourd'hui d'un corps de logis en L et de quelques bâtiments de dépendances agricoles dissociés. D'après l'ancien cadastre, le colombier et une partie de la ferme ont disparu. Seul le bâtiment de la grange-étable est conservé. Aujourd'hui, le logis est constitué d'éléments d'architecture qui ne paraissent pas remonter au-delà du XVIe siècle (avec une interrogation sur le sous-sol voûté ?). Ce constat oblige à imaginer un éventuel déplacement de site, puisque le lieu seigneurial est mentionné depuis le XIe siècle (il existe un lieu-dit le Château à Saint-Vincent-du-Lorouër, en section A, mais absolument rien ne permet de se prononcer davantage). La composition de la demeure construite ou reconstruite à la fin du XVIe siècle, vers 1590, est encore attestée par l'escalier droit rampe sur rampe, en pierre, et un fragment d'aile (devenu corps central) doté d'une cheminée au rez-de-chaussée et au premier étage. En façade sur cour, on retrouve les vestiges d'une corniche à modillons alternés avec des ardoises formant une bichromie originale. Le logis fut complété ou modifié au début du XVIIe siècle par la construction d'un pavillon orné d'une corniche à denticules. Ce pavillon est équipé d'un étonnant escalier tournant en bois permettant l'accès au comble depuis le premier étage. La rampe de cet escalier est ornée de balustres épais et symétriques, courants au début du XVIIe siècle. Son montage ou remontage à cet emplacement autonomise l'accès aux combles, comme si le logis avait été séparé en deux parties distinctes à un moment donné. De 1732 à 1742, à la suite d'un changement de propriétaire, se déroule un important chantier. Il plaque une aile perpendiculairement au grand escalier de pierre. Cette aile percée de huit travées de baies sur la façade (côté jardin) est atypique : le rez-de-chaussée, avec des pièces en enfilade, est autonome, tandis que l'étage est divisé par un long couloir (côté cour) desservant quatre appartements.

Murscalcaire
enduit
moellon
pierre de taille
Toitardoise
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré, comble à surcroît
Couvrementsvoûte à nervures multiples
voûte d'ogives
voûte d'ogives bombée
Élévations extérieuresélévation à travées, élévation ordonnancée
Couverturestoit en pavillon
croupe
Escaliersescalier dans-œuvre : escalier droit en maçonnerie
États conservationsrestauré, inégal suivant les parties

Fut notamment la demeure de l'écrivain Jean-Louis de Fromentières (1632-1684).

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvremaison d'homme célèbre
Protectionsinscrit MH, 1988/10/03

Annexes

  • ESNAULT & CHAMBOIS, Minutes anciennes des notaires du Mans, 1895 à 1898. Le volume III indique un acte notarié de 1719 qui mentionne Louis-Jacob Des Hayes, écuier, colonel d'infanterie, acquéreur de la terre, fiefs et seigneurie des Etangs-L'Archevêque. Le précédent propriétaire était Nicolas Hilarion de Fromentières, chevalier, seigneur des Etangs-l'Archevêque et de la Moinerie, époux de Marie-Armande de Pradon.

    Affiches du Mans, annonces, etc. du département de la Sarthe. N° 53. Du 25e jour de Prairial an VIII.

    Parmi les biens à vendre :

    La maison des Etangs-l'Archevêque, consistant en deux corps de bâtiments, composés de cuisine, office, boulangerie, laiterie, caves, salle à manger, salon de compagnie, chambres de maîtres et de domestiques, cabinets, garde-robes, bibliothèques, chapelle, greniers pavés, écuries, remises, pressoir, colombier, cour et issues, parterre, verger, jardin de 75 ares, 2 hectares de vigne, un étang de 3 hectares, propre à faire un pré, jardin anglais et réservoir.

    Les métairies des Etangs, de la Coutière, de la Lamberdière, la nue propriété de la métairie de la Boudeterie et d'un petit lieu nommé la Charterie...

    Vente à l'encan prévue chez Hourdel au Mans [non retrouvée].

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Sarthe ; 4 E 5 526. Étude de Louis Letessier, notaire à Saint-Vincent-du-Lorouër, 1732. Contrat de vendition par René Le Geay, marchand, à Louis Jacob Deshayes, chevalier, des matériaux (pierre, charpentes, bardeaux, etc) d'une petite maison située au lieu de ChampRond, le 24 janvier 1732.

Documents figurés
  • Relevés réalisés par Jean-Pierre Grenier, SDA Sarthe, 10 mai 1988. (DRAC Pays de la Loire, Nantes).

  • Fiche signalétique avant inscription MH, avril 1988. (DRAC des Pays de la Loire, CRMH, Nantes).

Bibliographie
  • ALOUIS, Victor. Lucé et ses environs jusqu'au milieu du XIXe siècle. Mamers : Fleury et Dangin, 1881.

  • HAUDRY, Nelly. La noblesse autour du Grand-Lucé Du début du XVIIIe s. à la veille de la Révolution, Mémoire de Maîtrise : Histoire, ss dir. L. Bourquin, J.-M. Constant et F. Pitou, Université du Maine : Le Mans : 2001.

Périodiques
  • BREAU, Jules. Aux Étangs-l'Archevêque Devenu ferme, le château renaît, Maine Découvertes, sept.-nov. 1998, n° 18.

    p. 37-38.
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Syndicat de Pays de la Vallée du Loir - Aquilon Stéphanie