Dossier IA72001187 | Réalisé par
Aquilon Stéphanie
Aquilon Stéphanie

Chargée de mission Inventaire du Patrimoine PETR Pays Vallée du Loir

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Château des Étangs-l'Archevêque
Copyright
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
  • (c) Syndicat de Pays de la Vallée du Loir

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Forêt de Bercé - Le Grand-Lucé
  • Commune Saint-Vincent-du-Lorouër
  • Lieu-dit les Étangs
  • Cadastre 1834 C3 813  ; 1987 C3 741
  • Dénominations
    château
  • Parties constituantes non étudiées
    communs, puits, jardin

Le lieu-dit doit son nom aux étangs artificiels créés en 1038 par Gervais, évêque du Mans, seigneur de Château-du-Loir. La seigneurie des Étangs daterait de cette époque. La "meson des Etangs" est citée en 1285. La seigneurie aurait été transmise par alliance des familles Ribole à Courcillon, puis au début du XVe siècle à la famille de Fromentières. Un aveu de 1406 mentionne Amaury de Fromentières, seigneur des Étangs, à cause de sa femme Loyse de Courcillon. En 1518, Olivier de Fromentières est écuyer, seigneur des Étangs. La famille de Fromentières possédait également jusqu'au XVIIe siècle le lieu seigneurial de la Moinerie à Jupilles. Un document de 1660 indique que la Chevalerie, à Saint-Vincent-du-Lorouër, appartient au domaine. Un document de 1686 mentionne le bordage de la Tuffière. En 1718, les Étangs-l'Archevêque sont acquis par Louis-Jacob Des Hayes, écuyer, colonel d'infanterie. Il est seigneur des Étangs-l'Archevêque, de la Joliverie, de Clairaunay, etc. Les possessions du domaine dans la paroisse s'étendent à la Goussière, Champrond, la Roche, les Fourneaux, la Ratelière, le Petit Vaubouillé, le Grand Vaubouillé, le Moulin de Vaubouillé, la Chevalerie, les Chênes, la Borde, la Boudeterie, Vaubuffard, la Lamberdière, les Peloisières, les Étangs, la Coutière, le Grand Moulin, le Petit Moulin. En 1800, l'affiche d'une vente à l'encan (vente non retrouvée) indique que le domaine compte les métairies des Étangs, de la Coutière, de la Lamberdière, la nue propriété de la métairie de la Boudeterie et petit lieu nommé la Charterie. Le château est alors acheté par un cultivateur de Pruillé-l'Éguillé.

  • Période(s)
    • Principale : limite 16e siècle 17e siècle
    • Principale : 2e quart 18e siècle

Le château des Étangs-l'Archevêque se compose aujourd'hui d'un corps de logis en L et de quelques bâtiments de dépendances agricoles dissociés. D'après l'ancien cadastre, le colombier et une partie de la ferme ont disparu. Seul le bâtiment de la grange-étable est conservé. Aujourd'hui, le logis est constitué d'éléments d'architecture qui ne paraissent pas remonter au-delà du XVIe siècle (avec une interrogation sur le sous-sol voûté ?). Ce constat oblige à imaginer un éventuel déplacement de site, puisque le lieu seigneurial est mentionné depuis le XIe siècle (il existe un lieu-dit le Château à Saint-Vincent-du-Lorouër, en section A, mais absolument rien ne permet de se prononcer davantage). La composition de la demeure construite ou reconstruite à la fin du XVIe siècle, vers 1590, est encore attestée par l'escalier droit rampe sur rampe, en pierre, et un fragment d'aile (devenu corps central) doté d'une cheminée au rez-de-chaussée et au premier étage. En façade sur cour, on retrouve les vestiges d'une corniche à modillons alternés avec des ardoises formant une bichromie originale. Le logis fut complété ou modifié au début du XVIIe siècle par la construction d'un pavillon orné d'une corniche à denticules. Ce pavillon est équipé d'un étonnant escalier tournant en bois permettant l'accès au comble depuis le premier étage. La rampe de cet escalier est ornée de balustres épais et symétriques, courants au début du XVIIe siècle. Son montage ou remontage à cet emplacement autonomise l'accès aux combles, comme si le logis avait été séparé en deux parties distinctes à un moment donné. De 1732 à 1742, à la suite d'un changement de propriétaire, se déroule un important chantier. Il plaque une aile perpendiculairement au grand escalier de pierre. Cette aile percée de huit travées de baies sur la façade (côté jardin) est atypique : le rez-de-chaussée, avec des pièces en enfilade, est autonome, tandis que l'étage est divisé par un long couloir (côté cour) desservant quatre appartements.

  • Murs
    • calcaire
    • enduit
    • moellon
    • pierre de taille
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    rez-de-chaussée, 1 étage carré, comble à surcroît
  • Couvrements
    • voûte à nervures multiples
    • voûte d'ogives
    • voûte d'ogives bombée
  • Élévations extérieures
    élévation à travées, élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit en pavillon
    • croupe
  • Escaliers
    • escalier dans-œuvre : escalier droit en maçonnerie
  • État de conservation
    restauré, inégal suivant les parties
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    maison d'homme célèbre
  • Protections
    inscrit MH, 1988/10/03

Fut notamment la demeure de l'écrivain Jean-Louis de Fromentières (1632-1684).