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Château de la Couetterie

Dossier IA72001913 réalisé en 2011

Fiche

Parties constituantes non étudiéescommuns, dépendance, douves, ferme
Dénominationschâteau
Aire d'étude et cantonForêt de Bercé - Château-du-Loir
AdresseCommune : Beaumont-Pied-de-Bœuf
Lieu-dit : la Couetterie
Cadastre : 1819 A3 189-190-191 ; 1982 A3 141 et 147

Le fief et la seigneurie de la Couetterie sont attestés au XVe siècle. En 1445, Guillaume de Couette est dit seigneur de la Couetterie. Au XVIIe siècle, le domaine passe par alliance à la famille de Vanssay. En 1698, Nicolas de Vanssay, chevalier, seigneur de la Couetterie, de Courcillon (Dissay-sous-Courcillon), de Riablay (Château-du-Loir), Luceau, etc., y fonde une chapelle dédiée à saint Nicolas. Il demeure au château. En 1714, sa fille Marie-Louise de Vanssay épouse Isaac Renouard, seigneur de la Porte et de la Madeleine. En 1785, Gaspard-Armand de la Porte, seigneur de Courcillon et de Beaumont, épouse Catherine-Louise Cottin de la Thuillerie. En 1793, Marie Cottin, femme séparée de biens de Louis Guéroult de Freuville, émigré, demande mainlevée du séquestre de la terre de la Couetterie et de sa dépendance, située à Beaumont. En 1819, la Couetterie appartient à la famille Guéroust de Freuville. Le domaine compte alors la ferme en contrebas du château, BeauRegard, la Fredonnière, Biou, Beauglant (aujourd'hui détruit), le moulin de Gué-Gilet (détruit), le moulin des Salles (détruit). En 1848, Marie-Pierre-Louis Guéroust de Freuville est maire de la commune. Autour de 1870, le domaine passe aux mains d'Henri de la Porte. La Couetterie appartient au comte de La Porte aux loups au début du XXe siècle. Le château a été en grande partie reconstruit au XVIIIe siècle ; l'aile sud-ouest peut-être même plus récente peut avoir été rebâtie sur une grande pièce ancienne (XVe ou XVIe siècle ?), l'aile nord-est conserve un escalier du XVIIe siècle. Le corps principal du logis a été rehaussé pour créer un étage en 1870 (date portée) par la famille de La Porte aux loups, qui timbre les travées centrales de ses armoiries, portées par un homme sauvage et un lion, surmontées de la couronne comtale. Des têtes de loups sculptées ornent les clés des lucarnes. Les dépendances et la ferme ont été reconstruites à partir du XVIIIe siècle.

Période(s)Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Dates1870, porte la date
Auteur(s)Auteur : Auteur inconnu

Le château domine la rive droite de la vallée de l'Ire, à l'ouest de la commune et au sud de la forêt de Bercé dont il est proche. Le plan cadastral de 1819 figure une grande composition régulière axée nord-ouest sud-est : une grande allée avec contre-allées conduit à la cour du château de plan en U. Cet axe traverse l'édifice puis le jardin pour conduire à la métairie de Beauregard. Une allée secondaire est perpendiculaire à l'entrée. Toute cette disposition est cassée au XIXe siècle par la création d'un parc paysager. L'accès principal contourne le parc pour arriver au château par le sud-ouest : une branche du U est alors démolie. Le logis seigneurial est composé d'un corps central à un étage carré flanqué de deux pavillons, qui assurent les communications verticales. Il n'y a pas de caves. Le corps central compte sept travées ordonnancées, côté cour et côté jardin. Il est coiffé d'un toit à deux pans, avec une croupe seulement du côté sud-ouest. A l'intérieur, un escalier d'honneur relie le rez-de-chaussée au premier étage. Les deux pavillons sont très différents. Le pavillon nord-ouest, sans décor, à un étage carré, conserve un escalier à balustres du XVIIe siècle. Il est couvert d'un toit à longs pans à croupes. Il ne dépasse du corps central que du côté jardin. Le pavillon sud-ouest, chaîné de bossages lisses, à un étage carré et un étage de comble, est couvert d'un toit dit à la Mansart. Il forme une barre de T avec le corps central. Les communs sont construits à l'arrière du château : dépendance 1 (maison de métayer) en retour d'équerre disjoint du château, dépendance 2 (autre maison) au-delà, écuries face au château, dans la cour. Des bras de la douve ferment en partie cet ensemble. Au-delà de la douve, au nord, se trouve un ensemble de ferme comprenant une maison à laquelle sont accolées des étables, des clapiers à lapins et un toit à porcs ; et une grange-étable.

Murscalcaire
enduit
moellon
pierre de taille
Toitardoise, tuile plate
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieuresélévation à travées, élévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans
toit à longs pans brisés
croupe
croupe brisée
Escaliersescalier dans-œuvre : escalier tournant en charpente
escalier dans-œuvre : escalier droit en charpente
État de conservationbon état
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Au cimetière de la commune, le tombeau familial des La Porte aux loups porte les inscriptions suivantes :

    Ici repose Marie Pierre Louis de Guéroust de Freuville, chevalier de saint Louis, décédé le 22 décembre 1836 à l'âge de 74 ans.

    Anne Marie Jeanne Cottin de la Thuillerie, dame de Freuville, décédée le 28 septembre 1845 à l'âge de 74 ans.

    Marquis Henri 1893-1960.

    Ici repose Gaspard Louis Henri, comte de La Porte aux loups, comte d'Hust et du Saint-Empire, brigadier aux éclaireurs des Volontaires de l'Ouest, décédé à Royan le 7 juin 1875 à l'âge de 43 ans.

    Ici repose Jean Armand, marquis de La Porte aux loups, décédé le 29 juillet 1863 à l'âge de 72 ans.

    Caroline Gabrielle Marie de La Porte aux loups, comtesse d'Hust et du Saint-Empire, née le 3 août 1867, décédée le 8 juin 1912.

    Henri Armand, comte de La Porte aux loups, comte d'Hust, général de brigade, né le 11 novembre 1855, mort aux armées le 3 octobre 1916.

    Comtesse de La Porte aux loups, née Jade Glos, 1864-1943.

  • ARMES des Couette : d'argent à deux biches de gueules passantes.

    ARMES des Renouard : d´argent à 3 faces de gueules frettées d´or.

    ARMES des la Porte aux loups : D´azur, à la fasce componée d´or et de gueules, de six pièces, accompagnée de deux loups passants d´or, un en chef, l´autre en pointe. Couronne : De Comte. Tenantes : Deux sauvages.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Sarthe ; 18 J 490. Fonds Paul Cordonnier : Beaumont-Pied-de-Bœuf.

Périodiques
  • CORDONNIER, Paul. Au nord, au sud de Château-du-Loir : La Couetterie, Revue historique et archéologique du Maine, 1968, tome 124.

    pp. 3-7.
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Syndicat de Pays de la Vallée du Loir - Aquilon Stéphanie
Stéphanie Aquilon

Chargée de mission Inventaire du Patrimoine - Syndicat Mixte du Pays Vallée du Loir.


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