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Chapelle castrale Saint-Nicolas puis hôtel de ville et salle de spectacle de Bonnétable.

Dossier IA72058470 inclus dans Le quartier de la place d'Armes et de la rue Saint-Nicolas, site de l'ancien château-fort de Bonnétable. réalisé en 2015

Fiche

Vocablessaint Nicolas
Dénominationschapelle, hôtel de ville, salle de spectacle
Aire d'étude et cantonCommunauté de communes Maine 301 - Bonnétable
AdresseCommune : Bonnétable
Lieu-dit : Adresse : 5 rue, Saint-Nicolas, Cadastre : 1835 E 569 ; PCI 2016 AK 222

La chapelle Saint-Nicolas du château de Malestable est associée par les historiens locaux à la paroisse du château mentionnée entre 1147 et 1182 (parrochia castri quod vocatur malum stabulum). Elle figure sur le plan de la ville en 1747-1748 (cf fig. 2) et aurait été restaurée en 1787. D'après quelques descriptions de la première moitié du XIXe siècle, il s'agissait d'un bâtiment isolé des maisons voisines par une ruelle (cf. fig. 1), accessible par un perron de grès et construit en appareil de l'époque romane, avec un pignon d'entrée muni de deux contreforts soutenant un avant-corps, un petit beffroi en donjon, carré et en charpente, ganivellé et couvert de bardeau.

Affectée en 1793 à un club révolutionnaire puis réservé par l'administration municipale, l'ancienne chapelle, désormais dénommée maison commune ou hôtel de ville, fut après 1804 distribuée en trois chambres basses ponctuellement utilisées comme mairie avec logement de concierge, justice de paix, bureau de charité ou encore école d'enseignement mutuel.

En 1823, le bâtiment, définitivement approprié en mairie, fut surélevé pour créer un étage de comble distribué en salle de réunions, de spectacles et d'audiences et théâtre. Le mur-pignon ouest fut percé d'une nouvelle porte cantonnée de deux fenêtres, les murs gouttereaux furent surélevés et le toit à longs pans remplacé par un toit brisé avec croupe sur le mur-pignon ouest et trois lucarnes sur le versant sud. Deux escaliers intérieurs (escalier principal et escalier de service) menaient à une galerie en bois en surplomb sur le mur-pignon ouest et distribuant l'étage de comble (cf. fig 3).

En 1825, la duchesse de Montmorency fit officiellement don de l'édifice à la commune de Bonnétable afin de clore les contestations sur sa propriété. En 1845, l'architecte d'arrondissement Laurent envisagea de remanier le bâtiment (remplacement de la galerie par un fronton et distribution cf fig. 3). Seuls quelques travaux d'aménagements intérieurs semblent avoir été effectivement conduits. Avant 1875, les deux salles de l'étage furent réunies en une seule servant aux réunions, concerts et représentations théâtrales.

Le nouveau projet établi en 1875 par l' architecte d'arrondissement Ernest Pieau fut modifié après avis du Conseil des bâtiments civils puis réalisé par l'entrepreneur de Bonnétable Ernest Labelle en 1876 et 1877. Le bâtiment fut à nouveau surélevé de 5 m pour créer un étage carré et un demi-étage partiel, la galerie fut détruite pour créer une façade en des condition architecturale convenables, les baies du rez-de-chaussée furent en partie refaites et de nouvelles créées à l'étage, des pilastres, bandeaux et corniches en pierre de Villaines furent posés. Le toit brisé fut remplacé par un toit à croupe couvert d'ardoises. La salle de spectacle, avec théâtre et salle du public, est mentionnée à l'étage, ainsi qu'un bureau de Caisse d'Epargne à installer. Les escaliers furent remaniés.

En 1922, était évoquée la réalisation de peintures décoratives dans la grande salle du 1er étage, utilisée comme salle des fêtes. Celle-ci fut réaffectée vers 1960 en salle des mariages, accessible par un nouvel escalier réalisé par Derré, menuisier de Bonnétable.

Synthèse

L'ancienne chapelle castrale Saint-Nicolas, peut-être bâtie au XIIe siècle et réaffectée en hôtel de ville dans le 1er quart du XIXe siècle, est le seul bâtiment subsistant du premier château de Bonnétable, et peut-être le plus ancien de la ville, si les maçonneries d'époque romane décrites au XIXe siècle sont effectivement conservées sous l'enduit. La chapelle fut surélevée à deux reprises au cours du XIXe siècle, la première fois en 1823 pour créer un étage de comble couvert d'un toit brisé, puis la seconde en 1876-1877 pour créer un étage carré avec demi-étage, couvert d'un toit à croupes. A l'exception de la porte d'entrée occidentale couverte en plein-cintre, qui date probablement des travaux de 1823, les élévations actuelles résultent de la campagne de travaux de 1875-1877. La distribution du rez-de-chaussée semble globalement celle établie dans le 1er quart du XIXe siècle (trois grandes pièces) et remaniée ensuite. Quelques vestiges des aménagements du XIXe siècle (cheminée, niche à poêle) sont conservés. La distribution de l'étage est très remaniée (divisions et plafonnements du XXe siècle). Le décor peint des murs et de la fausse-voûte en plâtre de la grande salle, partiellement masquée sous un faux-plafond, peut dater du dernier quart du XIXe siècle ou bien résulter des travaux mentionnés en 1922. Dévolu à divers services communaux et associatifs après la construction du nouvel hôtel de ville dans le dernier quart du XXe siècle, l'édifice est aujourd'hui désaffecté et mis en vente par la commune.

La porte couronnée par un fronton du XVIIe siècle donnant aujourd'hui dans la cour de la maison 7, rue Saint-Nicolas, fermait probablement la ruelle entourant la chapelle. Cette ruelle fut cédée au propriétaire de la maison par les seigneurs de Bonnétable vers 1781.

Période(s)Principale : 12e siècle , daté par source , (?)
Secondaire : 1er quart 19e siècle , daté par source
Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
Principale : 17e siècle
Dates
Auteur(s)Auteur : Pieau Ernest
Ernest Pieau

architecte d'arrondissement.


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L'édifice occupe l'angle des rues Saint-Nicolas et Carrefour Saint-Nicolas. Il compte un étage de soubassement et un étage carré avec demi-étage partiel. Le gros-oeuvre est en moellons enduits avec chaînes d'angles en pierre de taille. Les chambranles des baies, bandeaux et corniches sont en pierre de taille. La façade sur la rue Saint-Nicolas compte trois travées. Le toit, à croupes, est couvert d'ardoises. Accessible depuis l'ouest par un degré extérieur en grès, le bâtiment est distribué par trois escaliers intérieurs en charpente, deux en équerre et le troisième tournant.

Murspierre moellon enduit
Toitardoise
Étagesétage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré
Couvrementsfausse voûte en berceau segmentaire
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturescroupe
Escaliersescalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie
escalier intérieur : escalier en équerre en charpente
escalier intérieur : escalier tournant en charpente
État de conservationmauvais état, désaffecté
Techniquespeinture
Précision représentations

Les murs de l'étage présente des vestiges d'un décor peint de faux appareil. La partie subsistante de la voûte qui couvrait la salle de l'étage, aujourd'hui masquée par un faux plafond, est orné d'un décor de fleurs stylisées réalisées au pochoir et des armoiries de la ville de Bonnétable (d'azur aux trois gerbes de blé d'or).

Statut de la propriétépropriété de la commune
Protections

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Sarthe : 2 O 39/6. Administration communale. Bonnétable. Généralités (1817-1933). Mairie, justice de Paix - avec plans de1845 et 1875 (1824-1924). Travaux divers bâtiments, locations(1817-1933).

    Archives départementales de la Sarthe, Le Mans : 2 O 39/6
  • AD Sarthe : 4 O 87. Dons et legs. Commune de Bonnétable. An XI-1933.

    Archives départementales de la Sarthe, Le Mans : 4 O 87
Bibliographie
  • PIEL Frédéric. Le château de Bonnétable [Extr. de la Revue de l'Anjou et du Maine, t. V et VI]. Angers, Impr. Cosnier et Laches, 1859.

    Archives départementales de la Sarthe, Le Mans : BIB AA 100
Multimedia
  • Inventaire des chartes de l’abbaye de Saint-Denis en France selon l’ordre des dattes d’icelles, commencé en l’année 1688. Inventaire général des chartes de Saint-Denis : tome I (Archives nationales, LL 1189), par Dom François Thomas et des continuateurs anonymes. Édition enrichie, préparée par Olivier Guyotjeannin, Sandrine Della Bartolomea et Florence Clavaud (École nationale des chartes). 1ère édition électronique. École nationale des chartes, Paris, juin-septembre 2010. [http://saint-denis.enc.sorbonne.fr/inventaire.html, consulté le 23 février 2016].

    notice n° 495 Archives nationales, Paris : LL 1189
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général - Hardy Julien