Période moderne
Plusieurs éléments parmi les plus intéressants du mobilier de l'église datent du XVIe siècle. C'est par exemple le cas du tableau représentant la Cène (étudié), aujourd'hui conservé dans la chapelle basse ; son format allongé, par ailleurs tronqué sur un côté, suggère qu'il a peut-être été utilisé comme devant d'autel. La verrière de la Crucifixion (étudiée), originellement installée dans la chapelle du Collège et déplacée dans l'église en 1881, date sans doute des années 1580. Elle est contemporaine de l'épitaphe de Jean de La Mothe, datée de 1579. Plusieurs témoignages suggèrent que se trouvaient également dans l'église la tombe et l'épitaphe de Jacques de La Mothe, fondateur du Collège de Courdemanche ; sa sépulture aurait été vandalisée à la Révolution.
La statue (en terre cuite ?) représentant l'Éducation de la Vierge date peut-être, d'après le style de son exécution, du XVIIe siècle. Plusieurs sculptures (Christ en croix, évêque bénissant et sainte Barbe) pourraient dater du XVIIIe siècle, tout comme les fonts baptismaux, a priori déplacés, ainsi que la chaire à prêcher qui porte la date de 1743. Un paiement est par ailleurs mentionné en 1769 pour les boiseries des deux autels latéraux dédiés à saint Sébastien et à saint Jacques (aujourd'hui Saint-Jean-Baptiste), réalisées par le menuisier et sculpteur Deslauriers, demeurant à Saint-Pierre-du-Lorouër.
Les refontes des cloches
Les cloches sont de nombreuses fois refondues au XVIIIe siècle (1706, 1730, 1763) ; celles du nouveau clocher sont réalisées en 1772 par le fondeur Limeaux. Les cloches actuelles datent du XIXe : la petite est fondue en 1840 à la Fonderie Hildebrand à Paris ; la deuxième est fondue en 1857 à la fonderie Bollée au Mans.
XIXe et XXe siècles
Plusieurs réaménagements ainsi qu'une part importante du mobilier datent du XIXe siècle : les deux tableaux en bas-relief du chœur (Noli me tangere et le Christ apparaissant à trois saintes femmes) sont réalisés par Pecquet en 1818 et restaurés (?) en 1894 par Bougler, décorateur au Mans. La sculpture en plâtre (?) représentant l'Assomption de la Vierge est également réalisée par Pecquet, sans doute dans la première moitié du XIXe siècle. La tribune est construite au milieu du XIXe siècle (dates portées dans la ferronnerie : 1850 et 1865), tout comme l'autel situé dans le fond du chœur. Les deux verrières latérales du chœur ainsi que celles du transept sont réalisées par l'entreprise Fialeix à Mayet, les premières en 1870, les secondes en 1879. Les verrières orientale et occidentale de la nef sont réalisées par les ateliers du Carmel du Mans, respectivement en 1881 et 1882. La verrière centrale de la nef est réalisée en 1887 par l'entreprise Fialeix à Mayet, qui livre également celle de la première travée du bas-côté (immaculée conception), sans doute à une date proche. L'horloge publique de la tour clocher est commandée en 1888 à Auguste Gourdin, constructeur d'horloges monumentales à Mayet. La vierge située au sommet du pignon du transept nord est installée en 1894 (date portée). En 1895, est détruit le retable situé dans l'axe du chœur qui, d'après la délibération du conseil de fabrique, "tombe en ruines, surcharge les voûtes de la crypte et n'a aucune valeur artistique [...] élevé là, à la fin du siècle dernier ; et défigurant, dans le sanctuaire même de l'église, l'œuvre de l’architecte, œuvre avec laquelle il n'est pas en rapport". On souhaite alors le "rétablissement du meneau central de la baie qu'il s'agit de rouvrir" et dans laquelle est mise en place la même année une verrière réalisée par L. Girard et H. Fillette à Mayet. La chapelle basse est restaurée en 1896, avec notamment l'installation de nouveaux vitraux ; la toile marouflée représentant la Vierge à l'Enfant est peinte la même année par Albert Vivet ; celle représentant saint Jérôme enseignant à sainte Paule et sainte Eustochium est peinte par le même en 1898. Les autels latéraux dédiés à saint Sébastien et saint Jean-Baptiste sont repris (à partir des éléments XVIIIe ?) en 1898, année où est également mis en place le lambris de la nef en bois, réalisé par A. Métais et peint par Julien Pèlerin de la paroisse de Courdemanche, ainsi que la toile marouflée du tympan de l'arc, peinte par Albert Vivet. La toile marouflée représentant le baptême du Christ est peinte en 1902 par G. Muller. La niche funéraire abritant l'urne contenant le cœur d'Hélène Busson Duviviers, comtesse de Morell d'Aubigny d'Assy, est réalisée en 1909.
Les autres éléments du mobilier non datés précisément (sculpture, meubles etc.) datent pour la plupart de la deuxième moitié voire du quatrième quart du XIXe siècle et du début du XXe siècle.
Photographe du service Patrimoine de la Région Pays de la Loire.