Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le fief de la Pionnière relève à foi et hommage de Brives. En 1834, la propriété appartient à un dénommé Placide Belle, "propriétaire". Elle est alors composée de deux maisons, d'un bâtiment, d'une cour et de six "caves". L'une des maisons, positionnée au centre de la cour actuelle, est démolie en 1898 ; il s'agissait peut-être d'un logis ancien avec tour d'escalier carrée hors œuvre (que l'on devine sur le cadastre) ou bien d'un logis de ferme avec parties agricoles sous même faîte. Le logis conservé, pour partie à étage carré, est peut-être issu de deux campagnes distinctes, visibles dans la différence de hauteur des deux ailes qui paraissent avoir été raccordées ; l'allure générale du bâtiment est probablement due à une transformation survenue dans la deuxième moitié du XIXe siècle (notamment les grandes lucarnes passantes néogothiques). Les aménagements troglodytiques ainsi que la remise, déjà présents sur le cadastre de 1834, sont transformés au début du XXe siècle (décors polychromes) dans le cadre d'un ambitieux programme comprenant l'aménagement de la promenade en surplomb ainsi que la construction du pigeonnier avec volière. Les éléments de décors rustiqués en béton datent quant à eux de la première moitié du XXe siècle.
La ferme, située de l'autre côté de la route, est construite ex-nihilo en 1900. Le grand hangar en parpaings est construit dans la deuxième moitié du XXe siècle.
Photographe du service Patrimoine de la Région Pays de la Loire.