Dossier d’œuvre architecture IA72059758 | Réalisé par
  • inventaire topographique, Forêt de Bercé
Demeure, la Pionnière
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Syndicat de Pays de la Vallée du Loir
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Forêt de Bercé - Montval-sur-Loir
  • Commune Courdemanche
  • Lieu-dit la Pionnière
  • Cadastre 1834 E 46-58  ; 2026 ZK 57-59 ; 61 ; 94
  • Dénominations
    demeure
  • Parties constituantes non étudiées
    pigeonnier, atelier, remise, cellier, fournil, buanderie, fabrique de jardin, logement, grange, étable, écurie, pressoir, hangar agricole

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le fief de la Pionnière relève à foi et hommage de Brives. En 1834, la propriété appartient à un dénommé Placide Belle, "propriétaire". Elle est alors composée de deux maisons, d'un bâtiment, d'une cour et de six "caves". L'une des maisons, positionnée au centre de la cour actuelle, est démolie en 1898 ; il s'agissait peut-être d'un logis ancien avec tour d'escalier carrée hors œuvre (que l'on devine sur le cadastre) ou bien d'un logis de ferme avec parties agricoles sous même faîte. Le logis conservé, pour partie à étage carré, est peut-être issu de deux campagnes distinctes, visibles dans la différence de hauteur des deux ailes qui paraissent avoir été raccordées ; l'allure générale du bâtiment est probablement due à une transformation survenue dans la deuxième moitié du XIXe siècle (notamment les grandes lucarnes passantes néogothiques). Les aménagements troglodytiques ainsi que la remise, déjà présents sur le cadastre de 1834, sont transformés au début du XXe siècle (décors polychromes) dans le cadre d'un ambitieux programme comprenant l'aménagement de la promenade en surplomb ainsi que la construction du pigeonnier avec volière. Les éléments de décors rustiqués en béton datent quant à eux de la première moitié du XXe siècle.

La ferme, située de l'autre côté de la route, est construite ex-nihilo en 1900. Le grand hangar en parpaings est construit dans la deuxième moitié du XXe siècle.

  • Période(s)
    • Principale : 19e siècle , daté par source
    • Principale : 1er quart 20e siècle , daté par source
  • Dates
    • 1900, daté par source

L'édifice est composé de deux ensembles distincts. Le premier est composé d'un logis, d'un pigeonnier avec volière, de deux ateliers, d'une remise, de plusieurs aménagements troglodytiques (celliers, caves, fournil, atelier/buanderie), ainsi qu'une promenade en surplomb aménagée le long du coteau, dont le parcours est agrémenté d'une petite fabrique. Le second ensemble, dont les éléments sont ceux d'une ferme autonome, est composé d'un logement, d'une grange-étable, d'une vaste écurie surmontée d'un fenil, de clapiers, d'un atelier (pressoir) ainsi qu'un vaste hangar.

Le gros œuvre des bâtiments est majoritairement en moellons enduits. L'un des ateliers, construit sur poteaux essentés de planches, se distingue par son mur-pignon en briques polychrome et ses rampants en pierres de taille calcaires disposées en dents-de-scie. Le pigeonnier est construit en briques. La fabrique ainsi qu'une partie des garde-corps sont en béton rustiqué. Le hangar est construit en parpaings de béton. Les clapiers sont construits en briques belges. Plusieurs aménagements troglodytiques sont voûtés en pierres de taille calcaires.

Tous les bâtiments de la ferme sont en rez-de-chaussée ; le logement possède un étage de comble. L'aile nord du logis principal est en rez-de-chaussée, l'autre possède un étage carré, les deux étant dotées d'un étage de comble. La remise possède également un étage carré.

Les chaînes et encadrements du logis sont en pierres de taille calcaires. Ceux de la remise alternent pierres de taille calcaires et briques. Ceux des parties agricoles de la ferme font se succéder, de bas en haut, une partie en briques belges, l'autre en pierres de taille calcaires. Les chaînes et encadrements de l'atelier de la ferme sont entièrement en briques belges.

Le soubassement de la promenade en surplomb, dans lequel sont pratiquées les entrées de plusieurs aménagements troglodytiques, est décoré de niches en briques et d'ornements en terre cuite vernissée de couleur bleue et jaune.

Le pigeonnier, la remise et le logis principal ont des toitures à croupes ; l'atelier (pressoir) est couvert en appentis ; les autres bâtiments sont dotés de toitures à longs pans. Hormis les deux ateliers en hauteur et le pigeonnier, qui sont couverts de tuiles mécaniques, les autres bâtiments sont couverts d'ardoises.

  • Murs
    • pierre moellon enduit
    • brique maçonnerie
    • béton parpaing de béton
  • Toits
    ardoise, tuile mécanique
  • Étages
    en rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Éléments remarquables
    pigeonnier

Documents d'archives

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 104 / 18. Cadastre de Courdemanche. État de section (tableau indicatif des propriétés foncières, de leurs contenances et de leurs revenus). 1835.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 104 / 19-20. Cadastre de Courdemanche. Matrice des propriétés foncières 1837-1913.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 104 / 23-24. Cadastre de Courdemanche. Matrice des propriétés bâties 1882-1962.

Bibliographie

  • ALOUIS, Victor. Les Coësmes, seigneurs de Lucé et de Pruillé, 1ère partie : de 1370 à 1508, Mamers, 1884.

  • RAGUIN, Martin. La Cour du Seigneur, histoire de Courdemanche, auto-édition, 2017.

Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2026
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
(c) Pays Vallée du Loir
Articulation des dossiers