Le lieu-dit tient peut-être son nom des Ribole, seigneurs mentionnés en la paroisse de Courdemanche au XIe puis au XIIIe siècle, vassaux des seigneurs de Lucé. L'existence d'une possible motte castrale, toujours visible sur le site, ainsi que la mention d'un potentiel "château" a fait supposer aux érudits du XIXe siècle la présence d'un hébergement d'importance à la Riboulière. En 1504, les "fief, terres et appartenance de la Riboullière" font partie de l'héritage des seigneurs de Vaux. En 1723, le fief de la Riboulière relève à foi et hommages des seigneurs de Brives. Dans le premier quart du XIXe siècle, la propriété passe entre les mains de la famille Busson puis Busson-Duvivier, propriétaires et notables locaux. En 1834, l'édifice comprend une maison, huit bâtiments, trois caves et deux cours. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la propriété revient à la famille Depincé, par ailleurs propriétaire d'un abattoir industriel installé en 1963 sur le site voisin du moulin de Croalin.
Le logis pourrait dater de la fin du XVIIIe ou du début du XIXe siècle ; le parement du mur (mélange de pierre de couleurs, scories et morceaux de terre cuite) a été refait au début du XXe siècle ; la petite extension sud abritant l'actuelle cuisine a quant à elle été ajoutée au XXe siècle. La remise-atelier porte la date de 1827, période à laquelle on peut également situer la construction de l'étable et de l'écurie sous même faite positionnées au sud de la cour ; ce dernier bâtiment est prolongé vers l'est au début du XXe siècle, période à laquelle on peut également dater la construction de l'écurie et étable associées au logement situés au nord, près du portail d'entrée. Cinq des bâtiments cités en 1834, sans doute des parties agricoles, ont aujourd’hui disparu.
Photographe du service Patrimoine de la Région Pays de la Loire.