Dossier d’œuvre architecture IA72059757 | Réalisé par
  • inventaire topographique, Forêt de Bercé
Demeure, la Riboulière
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Syndicat de Pays de la Vallée du Loir
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Forêt de Bercé - Montval-sur-Loir
  • Commune Courdemanche
  • Lieu-dit la Riboulière
  • Cadastre 1834 D 175-179  ; 2026 ZR 30 ; 43
  • Dénominations
    demeure
  • Parties constituantes non étudiées
    grange, étable, écurie, remise, atelier, fournil, cellier, terrasse en terre-plein, fabrique de jardin

Le lieu-dit tient peut-être son nom des Ribole, seigneurs mentionnés en la paroisse de Courdemanche au XIe puis au XIIIe siècle, vassaux des seigneurs de Lucé. L'existence d'une possible motte castrale, toujours visible sur le site, ainsi que la mention d'un potentiel "château" a fait supposer aux érudits du XIXe siècle la présence d'un hébergement d'importance à la Riboulière. En 1504, les "fief, terres et appartenance de la Riboullière" font partie de l'héritage des seigneurs de Vaux. En 1723, le fief de la Riboulière relève à foi et hommages des seigneurs de Brives. Dans le premier quart du XIXe siècle, la propriété passe entre les mains de la famille Busson puis Busson-Duvivier, propriétaires et notables locaux. En 1834, l'édifice comprend une maison, huit bâtiments, trois caves et deux cours. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la propriété revient à la famille Depincé, par ailleurs propriétaire d'un abattoir industriel installé en 1963 sur le site voisin du moulin de Croalin.

Le logis pourrait dater de la fin du XVIIIe ou du début du XIXe siècle ; le parement du mur (mélange de pierre de couleurs, scories et morceaux de terre cuite) a été refait au début du XXe siècle ; la petite extension sud abritant l'actuelle cuisine a quant à elle été ajoutée au XXe siècle. La remise-atelier porte la date de 1827, période à laquelle on peut également situer la construction de l'étable et de l'écurie sous même faite positionnées au sud de la cour ; ce dernier bâtiment est prolongé vers l'est au début du XXe siècle, période à laquelle on peut également dater la construction de l'écurie et étable associées au logement situés au nord, près du portail d'entrée. Cinq des bâtiments cités en 1834, sans doute des parties agricoles, ont aujourd’hui disparu.

  • Période(s)
    • Principale : 1ère moitié 19e siècle
    • Secondaire : 20e siècle
  • Dates
    • 1827, porte la date

L'édifice est situé sur le coteau ouest de la rivière de l'Étangsort qui s'écoule en contre-bas ; une vaste terrasse maçonnée, abritant deux fabriques voûtées en soubassement et deux escaliers affrontés, rattrape la pente du terrain. Les limites sud et orientales de l'ensemble sont fermées par un mur de clôture en pierres de taille calcaires sur soubassement de moellons enduits, ouvert au nord par deux portails avec grilles et piliers constitués d'une alternance de briques et pierres de taille calcaires, l'un menant à la cour principale, l'autre à une cour secondaire.

L'édifice est composé d'un logis, d'une remise associée à un atelier, d'une étable et écurie sous même faîte, d'une autre écurie avec grange associées à un logement sous même faite, ainsi que de cinq aménagements troglodytiques à usage de cellier, remise et fournil. Tous les bâtiments sont en rez-de-chaussée ; le logis possède un étage de comble. Ce dernier est construit pour partie en moellons (mur gouttereaux) et pour partie en pierres de taille calcaires (murs-pignons, chaines d'angles, tour d'escalier) et en briques (soubassement) avec un parement ornemental en façades associant pierres de silex, scories/pierres de lave et morceaux de terre cuite. La remise-atelier et l'écurie-étable sont majoritairement construites en pierres de taille calcaires, la grange-écurie-logement majoritairement en moellons enduits, ces deux derniers bâtiments étant dotés d'un pignon en briques dont la disposition et le jeu de couleurs (noir et rouge) dessinent un décor régulier de losanges, décor par ailleurs complété par des rampants en pierres de taille calcaires disposées en dents-de-scie. Les portes hautes des deux parties agricoles ainsi qu'une autre porte donnant à l'arrière du logement sont encadrées d'une alternance de pierres de taille calcaires et briques ; les autres baies sont encadrées de pierres de taille calcaires.

Le logis possède un toit à croupe et demi-croupe ; les autres bâtiments ont des toitures à longs pans ; toutes sont couvertes d'ardoises.

  • Murs
    • pierre moellon enduit
    • calcaire pierre de taille
    • brique maçonnerie
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    en rez-de-chaussée, étage de comble
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit à longs pans croupe
    • appentis
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

Documents d'archives

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 104 / 18. Cadastre de Courdemanche. État de section (tableau indicatif des propriétés foncières, de leurs contenances et de leurs revenus). 1835.

Bibliographie

  • ALOUIS, Victor. Lucé et ses environs jusqu'au milieu du XIVe siècle, dans Revue historique et archéologique du Maine, 1881.

  • ALOUIS, Victor. Les Coësmes, seigneurs de Lucé et de Pruillé, 1ère partie : de 1370 à 1508, Mamers, 1884.

Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2026
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(c) Pays Vallée du Loir
Articulation des dossiers