Positionné en face du village, en situation de pente douce sur le coteau oriental de la vallée de l'Étangsort, le cimetière de Courdemanche est entouré d'un mur de clôture continu construit en moellons enduits. L'accès se fait en deux endroits (ouest et sud) par des portails en métal. Une grande croix en béton ainsi qu'une pompe à eau Briaud sont installées dans la partie basse, à proximité de l'entrée ouest.
Les sépultures sont orientées vers l'ouest, en direction du village. La partie haute du cimetière conserve plusieurs chapelles en pierre de style néo-classique ou néo-gothique, l'une d'elles se distinguant par sa taille et la qualité de son architecture. Les marques de fabricants suivantes ont notamment été relevées sur certaines d'entre elles, inscrites sur de petites plaques en fer blanc : "MONUMENTS FUNERAIRES A. CHEVREAU 24BIS AV. DE PONTLIEUE LE MANS" ainsi que "L. JOHAN A COURDEMANCHE", cette dernière directement gravée sur les stèles. Un tombeau en forme de niche, construit en béton, présente quant à lui un décor rustiqué original ; un autre, qui se distingue par son décor et sa grandeur relative, abrite la dépouille du Docteur Jean Mac, natif de Courdemanche ; sous le médaillon en bronze, où figure le défunt représenté en buste, se lit l'inscription : "AU DOCTEUR JEAN MAC LES HABITANTS DE PONTLIEUE ET SES NOMBREUX AMIS RECONNAISSANTS".
Un nombre important de sépultures, principalement rassemblées dans la partie nord-est, se distingue par la présence d'une petite structure en zinc, plus rarement en verre et métal, en forme de niche, destinée à protéger la pierre tombale et à embellir le monument. Plusieurs de ces "capotes" présentent des décors identiques. Les tombes des enfants mort-nés ou morts en bas âge, rassemblées tout en haut du cimetière, sont également dotées de ce type de décors en modèle réduit.
Le cimetière conserve également deux tombes militaires édifiées dans le cadre de la loi du 4 avril 1873, l'une pour deux soldats français, l'autre pour deux soldats allemands, tués pendant la guerre franco-prussienne de 1870. La plupart des soldats morts pendant la Première Guerre mondiale reposent dans un carré qui leur est dédié, situé dans la partie sud-est du cimetière.
Photographe du service Patrimoine de la Région Pays de la Loire.