Dossier d’œuvre architecture IA72059708 | Réalisé par
  • inventaire topographique, Forêt de Bercé
Moulin à farine de Saint-Georges-de-la-Couée
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Syndicat de Pays de la Vallée du Loir
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Forêt de Bercé - Montval-sur-Loir
  • Commune Saint-Georges-de-la-Couée
  • Adresse 4 rue du Moulin
  • Cadastre 1834 A 348-352  ; 2025 A 361
  • Dénominations
    moulin à farine
  • Parties constituantes non étudiées
    grange, étable, toit à porcs, logement, remise agricole, cellier, bief de dérivation

Le moulin de Saint-Georges-de-la-Couée est mentionné depuis au moins la fin du XVIe siècle, époque à laquelle il appartient aux seigneurs du fief avec le statut de moulin banal. On le trouve notamment décrit dans l'aveu de Thomas de Clermont, seigneur de Saint-Georges, rendu à la baronnie de Lucé en 1581 : "mon moulin à blé dudit lieu sis en ma dite ville ainsi qu'il se poursuit et comporte en maison, grange, étable, jardin et issues avec les bians et cours de l'eau d'icelui moulin, et le droit des moultaux sujets et contraignables à icelui fournir mouldre leur blé." Une description proche est donnée en 1641 dans l'aveu de Jeanne de Harlay, dame de Saint-Georges : "mon moulin banequier du dit Saint-Georges, composé du moulin manable, de deux chambres à cheminée, fourneau et dépendances, grange, cour, issues, allées, remises".

De ce premier état, ne subsiste a priori aujourd'hui plus qu'une cheminée appuyée sur le pignon est du corps de bâtiment à étage ; cette dernière, au demeurant très abîmée, peut être datée du XVIe siècle (consoles en forme de pyramides inversées). Sa présence signale l'emplacement de l'une des anciennes "chambres à cheminée", postérieurement divisée en plusieurs pièces, la cheminée en question se retrouvant dans un petit local aujourd'hui qualifié de "fournil".

La partie en rez-de-chaussée du bâtiment en équerre semble correspondre à ce que l'on trouve sur le cadastre de 1834, date à laquelle l'édifice appartient aux Montesquiou, descendants des derniers seigneurs de Saint-Georges. L'édifice est alors composé d'une maison, bâtiment et cour, du moulin, d'un pré et de deux jardins. Cette partie principale en équerre date peut-être de l'Ancien Régime (XVIIIe siècle ?), tout comme le corps principal de la grange-étable en moellons.

Ce premier bâtiment est ensuite prolongé en biais (au nord-est) par un corps de bâtiment qui, du fait de sa façade en pierres de taille calcaires, s'intègre harmonieusement à ce premier ensemble, sans doute dans la deuxième moitié du XIXe siècle, après que le moulin soit passé en 1841 entre les mains de la famille Montaru, propriétaires à Bessé ; ce corps a probablement d'abord servi de logement (cheminée), puis, d'après témoignage, d'étable, avant d'être de nouveau reconverti en logement. Le toit à porcs en appentis, accolé au nord de la grange-étable, date quant à lui de la fin du XIXe siècle.

En 1907, le moulin est acquis par la famille Carré. Un plan, dressé cette même année (Société générale meunière à la Ferté-sous-Jouarre), ainsi que la date de 1911, portée en plusieurs endroits, indiquent que le corps central du bâtiment principal est surélevé par cette même famille dans le premier quart du XXe siècle. La remise en briques est elle aussi construite au début du XXe siècle, à un moment où est également reprise la grange-étable (haut des pignons en briques belges, aménagements intérieurs). La nouvelle cage de la turbine du moulin, montée en parpaings de ciment artisanaux, est sans doute édifiée dans le deuxième quart du XXe siècle.

La machinerie, déjà dotée en 1907 d'un trieur, d'un nettoyeur et d'une bluterie à boulange, se dote également par la suite d'un broyeur, d'extracteurs, de convertisseurs, d'une bluterie ronde et d'une chambre à farine. Un moteur électrique est installé en 1946. L'activité du moulin, déclinant progressivement pour ne finalement plus se consacrer qu'à la fabrication d'aplati destiné à nourrir des animaux, cesse définitivement au début des années 1980.

  • Période(s)
    • Principale : Temps modernes
    • Principale : 2e moitié 19e siècle
    • Principale : 1er quart 20e siècle
  • Dates
    • 1911, porte la date

Le moulin, situé dans la partie sud-ouest du village de Saint-Georges-de-la-Couée, est implanté sur un bief de dérivation avec retenue, alimenté par l'Étangsort.

L'édifice est composé d'un bâtiment en équerre abritant le logis dans une aile et dans l'autre les machines du moulin, augmentée au nord par un hangar en appentis. L'édifice compte également un autre logement raccordé à celui abritant les machines du moulin et augmenté à l'arrière d'un cellier en appentis, ainsi qu'une grange-étable dissociée, flanquée d'une étable en appentis (toit à porcs), et une remise dissociée.

Tous les bâtiments sont en rez-de-chaussée, hormis le corps central du bâtiment abritant les machines qui possède un étage carré.

Le rez-de-chaussée du bâtiment principal possède une façade sur cour en pierres de taille calcaires ; le reste du bâtiment est construit en moellons enduits, tout comme la grange-étable et le toit à porcs. La remise dissociée est construite en briques belges. Le rez-de-chaussée du bâtiment principal ainsi que la grange-étable possèdent des chaînes en pierres de taille calcaires. L'étage du moulin possède trois de ses chaînes en briques belges (l'autre est en pierres de taille calcaires). La cage abritant la turbine du moulin est construite en parpaings de ciment artisanaux. Tous les bâtiments et corps de bâtiments possèdent des toits à longs pans couverts en ardoises.

Les machines, réparties sur les trois niveaux du bâtiment central, sont composées d'une turbine, d'une paire de meules, d'un broyeur, d'un convertisseur, d'un nettoyeur, d'une vis mouilleuse, de deux boisseaux, de deux extracteurs, d'un diviseur, d'une bluterie à boulange, d'une bluterie ronde, d'une chambre à farine, d'un aplatisseur (Établissements Deschamps et Houlbert, Le Mans), reliés par de nombreux axes et courroies de transmission ainsi que par des élévateurs à godets et des conduites en bois, à quoi s'ajoutent diverses installations (trappes, treuil monte-sac, régulateur à boules). Les sacs de farine portent notamment la marque "CARRE MEUNIER St-GEORGES-DE-LA-COUE (SARTHE)".

  • Murs
    • calcaire pierre de taille
    • pierre moellon enduit
    • brique maçonnerie
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    en rez-de-chaussée, 1 étage carré
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • appentis
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à étudier
  • Éléments remarquables
    machine de production

Documents d'archives

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 282/12. Cadastre de Saint-Georges-de-la-Couée. État de section (tableau indicatif des propriétés foncières, de leurs contenances et de leurs revenus). 1835.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 1 E 855. Aveux rendus à la baronnie de Lucé par les seigneuries de Vaulx, des Étangs, de Saint-Georges-de-la-Couée (1498, 1641, vers 1784).

Bibliographie

  • Archives départementales de la Sarthe ; 11 J 31. Fiefs mouvants de la baronnie de Lucé. - Mémoire relatif à l’hommage dû par (blanc) de Montigny, seigneur de la Raturière, pour ce dernier fief (1527). Aveu rendu à Jeanne de Coesmes par Thomas de Clermont, baron du Rupt, pour sa seigneurie de Saint-Georges-de-la-Couée (1581).    

Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
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