En 1834, la briquèterie est déjà en activité avec fourneau, halles de séchage et carrières, entre les mains de la famille Boulay. L'exploitation connaît également une activité agricole (prés, terres labourables, jardins) et viticole (vignes et caves troglodytiques). L'habitat se répartit alors entre deux maisons, respectivement nommées le Fourneau et la Corvée, la première étant troglodytique, cas unique repéré sur la commune.
D'après le plan cadastral, le four présent en 1834 est situé au même emplacement que le four actuellement conservé, sans que l'on puisse exclure plusieurs transformations successives de ce même four au cours du XIXe siècle.
En 1850, Louis Boulay obtient l'autorisation pour la construction d'un deuxième four devant être alimenté avec du charbon de terre et voué à produire de la chaux spécialement destinée à l'amendement des terres agricoles. Le document précise aussi que le four déjà existant sert à produire de la chaux, des briques et des tuiles.
Entre 1855 et 1873, la maison troglodytique connaît plusieurs étapes de travaux.
En 1875, l'établissement est acquis par un entrepreneur du nom d'Ephrem Pasquier à Courdemanche, "chaufournier à Saint-Fraimbault à Saint-Georges", qui développe l'activité et ses infrastructures. Les briques qui sont produites par l'entreprise à cette période portent la marque de fabricant : "EPHREM PASQUIER ST. GEORGES DE LA COUEE SARTHE". En 1880, Ephrem Pasquier, alors qualifié de "fabricant de tuiles, briques et carreaux", obtient l'autorisation pour l'installation d'une machine à vapeur de première classe, de construction mancelle, ce qui suggère l'emploi d'une presse mécanisée utilisée dans la fabrication des briques (notamment les nouveaux types de briques creuses).
Témoignant d'une certaine prospérité de l'entreprise, on peut supposer que la grange-étable "de présentation" et la maison "patronale" (à étage) sont construites entre les années 1870 et 1900. Le deuxième four à chaux, construit vers 1850, semble ne plus être en activité vers 1880. Il est sans doute détruit par la suite (il n'a en tout cas pas laissé de traces tangibles). Les caves continuent quant à elles d'être agrandies et aménagées ; l'une d'elles porte notamment la date de 1905.
Plusieurs propriétaires et patrons semblent ensuite se succéder jusqu'au début des années 1920, moment où la briquèterie cesse définitivement ses activités.
Photographe du service Patrimoine de la Région Pays de la Loire.