Dossier d’œuvre architecture IA72059660 | Réalisé par
  • inventaire topographique, Forêt de Bercé
Briquèterie-tuilerie-chaufournerie de Saint-Fraimbault, actuellement deux maisons
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Syndicat de Pays de la Vallée du Loir
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Forêt de Bercé - Montval-sur-Loir
  • Commune Saint-Georges-de-la-Couée
  • Lieu-dit le Fourneau, la Corvée
  • Cadastre 1834 D 458-463 ; 466-471  ; 2025 D 430 ; 437 ; 438 ; 439 ; 952 ; 953 ; 1183
  • Dénominations
    briqueterie, tuilerie, four à chaux
  • Destinations
    maison
  • Parties constituantes non étudiées
    four industriel, abri troglodytique, cellier, grange

En 1834, la briquèterie est déjà en activité avec fourneau, halles de séchage et carrières, entre les mains de la famille Boulay. L'exploitation connaît également une activité agricole (prés, terres labourables, jardins) et viticole (vignes et caves troglodytiques). L'habitat se répartit alors entre deux maisons, respectivement nommées le Fourneau et la Corvée, la première étant troglodytique, cas unique repéré sur la commune.

D'après le plan cadastral, le four présent en 1834 est situé au même emplacement que le four actuellement conservé, sans que l'on puisse exclure plusieurs transformations successives de ce même four au cours du XIXe siècle.

En 1850, Louis Boulay obtient l'autorisation pour la construction d'un deuxième four devant être alimenté avec du charbon de terre et voué à produire de la chaux spécialement destinée à l'amendement des terres agricoles. Le document précise aussi que le four déjà existant sert à produire de la chaux, des briques et des tuiles.

Entre 1855 et 1873, la maison troglodytique connaît plusieurs étapes de travaux.

En 1875, l'établissement est acquis par un entrepreneur du nom d'Ephrem Pasquier à Courdemanche, "chaufournier à Saint-Fraimbault à Saint-Georges", qui développe l'activité et ses infrastructures. Les briques qui sont produites par l'entreprise à cette période portent la marque de fabricant : "EPHREM PASQUIER ST. GEORGES DE LA COUEE SARTHE". En 1880, Ephrem Pasquier, alors qualifié de "fabricant de tuiles, briques et carreaux", obtient l'autorisation pour l'installation d'une machine à vapeur de première classe, de construction mancelle, ce qui suggère l'emploi d'une presse mécanisée utilisée dans la fabrication des briques (notamment les nouveaux types de briques creuses).

Témoignant d'une certaine prospérité de l'entreprise, on peut supposer que la grange-étable "de présentation" et la maison "patronale" (à étage) sont construites entre les années 1870 et 1900. Le deuxième four à chaux, construit vers 1850, semble ne plus être en activité vers 1880. Il est sans doute détruit par la suite (il n'a en tout cas pas laissé de traces tangibles). Les caves continuent quant à elles d'être agrandies et aménagées ; l'une d'elles porte notamment la date de 1905.

Plusieurs propriétaires et patrons semblent ensuite se succéder jusqu'au début des années 1920, moment où la briquèterie cesse définitivement ses activités.

  • Période(s)
    • Principale : 19e siècle
    • Secondaire : 1er quart 20e siècle
  • Dates
    • 1905, porte la date

L'édifice est composé de trois maisons dont une à étage, une en rez-de-chaussée, une autre troglodytique, de deux granges-étables (l'une étant en partie ruinée), d'un four et de quatre celliers troglodytiques creusés dans le coteau calcaire.

Tous les bâtiments sont construits en moellons enduits et chaînes en pierres de taille calcaires. La maison à étage possède des encadrements en pierres de taille calcaires et une corniche en briques. Les encadrements de la maison en rez-de-chaussée alternent pierres de taille calcaires et briques. Le pignon de la grange-étable "de présentation" possède un décor en briques (fausses chaînes, encadrements, bandeau). La maison à étage possède un toit à croupe ; les autres bâtiments ont des toitures à longs pans ; toutes sont couvertes d'ardoises. L'une des caves est en partie couverte d'une voûte en berceau en pierres de taille calcaires ; la plupart ont leurs entrées consolidées en briques belges. L'une d'elles abrite à l'intérieur un four à pain en briques. Une autre possède un espace circulaire dont les murs, construits autour d'un pilier central, sont garnis de niches. La maison troglodytique est composée d'une seule pièce directement creusée dans le calcaire et dotée d'une cheminée maçonnée en pierres de taille calcaires.

Le four est construit en moellons et briques avec quelques renforts de pierres de taille calcaires en chaînes. Il se compose d'un niveau inférieur d'alandier, desservi par une bouche d'alimentation (au sud), au-dessus duquel se développe la chambre de cuisson, voûtée en briques et percée d'évents, à laquelle on accède par une porte de chargement (à l'est) ; une porte haute, permettant de surveiller la cuisson, est également située de ce côté.

  • Murs
    • pierre moellon enduit
    • brique maçonnerie
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    1 étage carré, en rez-de-chaussée
  • Couvrements
    • voûte en berceau
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
  • Énergies
  • Typologies
  • État de conservation
    menacé
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à étudier
  • Éléments remarquables
    four industriel

Documents d'archives

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 282/12. Cadastre de Saint-Georges-de-la-Couée. État de section (tableau indicatif des propriétés foncières, de leurs contenances et de leurs revenus). 1835.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 282/13. Cadastre de Saint-Georges-de-la-Couée. Matrice des propriétés foncières. 1837-1913.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 2 P 1585. Carnets des établissements industriels : Requeil à Yvré-l’Évêque. 1852-1879.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 5 M 154. Saint-Georges-de-la-Couée (1850).

Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
(c) Pays Vallée du Loir
Articulation des dossiers